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Il s'agissait de dissensions électorales il n'y a donc rien de nouveau sous le soleil , et de l'installation des nouveaux consuls, le conseil de ville étant divisé en deux partis sous le nom de la grande et de la petite croix. Dans cette émeute, où plusieurs coups de feu furent tirés et les sabres mis au clair, il y eut des blessés, dont l'un assez grièvement, le sr de la Calmette, qui reçut trois balles dans la gorge 1.

Les perturbateurs en voulaient à François de Rochemore, juge-mage, président du présidial et conseiller d'Etat, et au premier consul Maltret, qu'on voulait pendre au mûrier existant dans la cour de la maison consulaire. Nous assistons, le 15 mars , à la première délibération du conseil politique.

Dans cette assemblée règne le plus grand ordre. Tous les membres témoignent de leur fidélité au roi, et, au nom de la liberté, sans amertume et. Ne citons, parmi les revendications populaires, que les deux principales, et qui paraissent bien légitimes Suppression, pour le seigneur du lieu, du droit de possession des terrains d'alluvion provenant des crues et divagations de la rivière du Gardon, avec la liberté du droit de navigation, sur cette rivière, sans redevance aucune.

Pendant quelque temps encore on parle affaire au sein de la communauté mais les événements se précipitent les idées les plus avancées se font jour. On ne rêve que fêtes civiques. On ne parle que de citoyens à dénoncer à l'accusateur public, et l'arbre de la liberté, planté à côté de l'église, devenue le temple de la raison, est appelé le phare de la vraie lumière 1.

De nos jours, les historiens multiplient leurs études sur cette époque de complète transformation sociale, on est avide de la connaissance des faits vécus qui s'y rattachent; le nom d'un homme public, jeté au cours d'un récit, éveille un souvenir, un épisode de cette troublante époque, et c'est ainsi que la publication qu'a faite M.

Voici, en effet, ce qui advint à M. Paul-Ange de Labaulme, maréchal des camps, membre de l'Académie de Nimes. Dénoncé comme suspect, il fut incarcéré. Un séquestre de ses biens fut nommé le citoyen Jean Bourdoux , l'inventaire fut fait, les scellés apposés 1. Le revenu du ci-devant noble fut fixé et arrêté à la somme do 6. Il resta huit mois, vingt-trois jours, sous les verrous, et comme l'arrêté des représentants du peuple Goupilleau et Perrin fixait le prix d'une journée de prison, frais généraux de nourriture, garde, etc.

Comme on peut en juger, la carte à payer était bien conditionnée, elle l'était à tel point que si la détention avait duré un peu plus longtemps, même moins d'un an, le fisc, ne pouvant trouver un aliment suffisant dans le revenu de 6. Quoiqu'il en soit, il y a tout lieu de penser que le ci-devant de Labaulme ne réclama pas qu'il dut même se trouver satisfait et heureux de ne pas aller plus avant dans la connaissance des procédés mis alors en pratique à l'égard des réfractaires aux soi-disant bienfaits de l'émancipation humaine, par le triomphe de la raison immortelle.

L'évocation de ces souvenirs, déjà lointains, semble cependant les rapprocher de nous au moment où le cycle s'ouvre à nouveau, et que certains points, qui en forment et marquent le cercle, reflètent le passé.

L'obsession est constante chez les esprits qui fouillent sans cesse dans l'histoire, et M. Jouve donne lecture des. Georges Maurin donne connaissance de quelques fragments d'un manuscrit qu'il publie sous le titre Journal d'un bourgeois de Nimes, sous le premier Empire. Nous avons aussi à citer M. Georges Maurin qui ont entrepris la publication des souvenirs du marquis de Valfons, comte de Sebourg, s'étendant de à A ce sujet, M. Clauzel, secrétaire perpétuel, donne lecture de quelques fragments de la notice de M.

Dans ce même ordre d'idées, des souvenirs du passé, disons enfin que nous avons communiqué à l'Académie une nouvelle, dont nous possédons le manuscrit, qui fut rédigée, en , par Paul-Ange de Labaulme, membre de l'Académie de Nimes, à l'occasion de la mort de Mme Favart. Gustave Fabre, qui a suivi, à Paris, les travaux du Congrès des Sociétés savantes, nous rend compte de ses impressions et des utiles enseignements qu'il a recueillis.

Son rapport, écouté avec le plus vif intérêt, a mis l'Académie à même d'appréciertout ce qui peut se dégager de ces assises tenues par le monde savant, où les conceptions de l'esprit, appliquées à toutes les connaissances, peuvent apporter de bien dans la marche de l'humanité vers l'ordre moral et matériel, et aussi à la consécration de nos meilleures traditions nationales.

L'examen des découvertes scientifiques, les études de droit et la connaissance des faits historiques, quelqu'intéressants qu'ils soient, ne doivent pas nous faire perdre de vue la Poésie, si chère à nos devanciers. Emile Reinaud, en quittant le fauteuil de la présidence, remercia dans les termes d'une exquise poésie qu'il appela Chant du cygne du Président, qui a été suivi de chants de plus en plus harmonieux.

Ses sonnets neigeux et sa poésie aux arènes de Nimes, ont été très appréciés et vivement applaudis, ainsi que le toast en vers, plein d'à-propos, qu'il porta au banquet offert à M. Paul Révoil, ambassadeur, à l'occasion de l'inauguration du monument élevé à la mémoire de son père.

Gavarnie au cirque gigantesque, avec ses neiges éternelles Roland et sa Durandal àla brèche immortelle les cascades se transformant en poussière irradiée aux rayons du soleil les lacs les Gaves, aux eaux tumultueuses et bondissantes aux travers des roches disloquées, qui, finalement assagies, glissent calmes et silencieuses dans leur lit, en donnant au paysage un aspect de mystérieuse beauté.

Gai donne lecture de quelques poésies de M. Michel Jouffret, ancien professeur de philosophie au Lycée de Nimes, puisées dans un volume de poésies posthumes, couronné par l'Académie Française. Raymond Février, sans cesse inspiré par sa muse, donne en lecture de nombreuses et élégantes poésies, aux souvenirs moyennageux, et les sonnets formant celle intitulée Foulque Nerra fut lue en séance publique. Bondurand est toujours inlassable dans ses études et recherches, et, bien que couvert par le privilège de l'honorariat, il ne cesse de s'occuper de l'Académie, qu'il a servie avec tant d'ardeur, par des travaux d'un réel mérite, communique la liste des diplômes Carlovingiens et Capétiens, de Charles le Chauve à PhilippeAuguste, conservés aux archives du Gard.

Elie Mazel cherche à faire revivre. La Haye vous a soumis trois plans en héliotypie de l'oeuvre architecturale un château d'eau , avec laquelle M. Fernand Janin, notre pupille, a obtenu le premier second grand prix de Rome. La compagnie a été heureuse de constater que M. Janin avait su profiter des faveurs dont il est l'objet, et l'en félicite.

Clavel, que préoccupe toujours l'avenir de notre empire colonial, qui a éveillé en lui des appréhensions patriotiques, ne perd pas de vue les questions qui touchent de plus près à l'avenir de la famille dans la con-. Et, pénétré de l'importance de cette question, il a communiqué à l'Académie, dans sa séance du 29 décembre dernier, le commencement d'une étude sur L'art de placer et gérer sa fortune, d'après M.

Cette étude est pleine d'utiles appréciations et de sages conseils donnés aux divers degrés de l'échelle sociale. Car il faut bien admettre, en effet, que le gros financier, le modeste capitaliste, l'industriel d'ordre inférieur ou l'artisan, tout en apportant, dans la manière de vivre qui leur est propre, les mêmes principes d'économie, qu'impose l'existence d'une vie sagement contenue, quelle que soit son opulence, n'useront pas des mêmes moyens dans la gestion de leur fortune.

Dans la première partie de sa communication, M. Clavel ne traite, comme M. Leroy-Beaulieu, que la question des placements, qui ont subi, depuis un demi-siècle, sous l'influence du développement de l'industrie et de ses découvertes, de profondes modifications dans leur assiette, et il signale notamment les placements en terres, comme n'étant plus, ainsi que le dit le savant économiste, M.

Leroy-Beaulieu, la tente dressée pour le sommeil l'exploitation et le rendement des biens ruraux expirant sous le poids des charges énormes auxquelles ils doivent faire face, alors que les pouvoirs publics semblent se désintéresser de cette capitale et vitale question.

Bruneton, familier avec les questions économiques, financières, industrielles ou agricoles, qu'il traite avec une haute compétence, nous a entretenus de l'Argentine et a lu la monographie de la ville d'Aimargues, par M.

Ce travail a vivement intéreBsé notre compagnie, qui s'est empressée de décerner à son auteur le titre de correspondant. On s'étonnera, sans doute, que nous arrivions à la fin de notre compte rendu sans avoir parlé de l'archéologie, de cette science de l'antique, si captivante, qui permet de vivre dans le passé en reconstituant, au moyen des vénérables débris qu'on exhume du sol, savamment interrogés,. On s'en étonnera d'autant plus, que l'archéologie trône en souveraine au milieu de nous les sentiments d'admiration et de pieux respect que nous lui prodiguons ne sont-ils pas constamment soutenus par la présence des restes antiques qui frappent et émerveillent nos regards?

Chaque fouille, qu'on pratique dans le sol, n'apporte-telle pas les effluves du passé, en nous faisant espérer la découverte d'un nouveau témoin de notre antique histoire? Mais si l'art de bâtir sommeille, laissant les archéologues à leur méditation, il a été beaucoup parlé, à notre grande joie, de l'architectonique qu'ont affirmée, si élégamment, dans le cours du xixe siècle, nos compatriotes Espérandieu et Henri Révoil, et c'est en rendant les honneurs publics à ce dernier qu'a été marqué le triomphe de l'architecture.

Elle mérite bien tout ce qui a été dit, si éloquemment, sur son compte, par les savants et t distingués maîtres ès-arts, qui furent envoyés par le gouvernement pour le représenter, et fêter la mémoire de notre vénéré confrère. N'est-elle pas, en effet, la science par excellence l'art le plus noble, puisqu'il résume le vrai, le beau, le bien?

Ne synthétise-t-elle pas toutes les civilisations? Ne concrétise-t-elle pas tous les arts? N'est-elle pas la manifestation d'un idéal? Telle, par le Temple, a été l'origine de l'art, dont l'heureuse fécondité ne fera que s'accroître, en atteignant les hauteurs du sublime, quand il s'agira du Temple chrétien. Cela posé, suivons par la pensée, si vous le voulez bien, l'architecte dans l'enfantement et le développement de ses multiples et variées créations.

Mises à exécution les fondations émergent du sol les murs s'élèvent, les colonnes se dressent. L'ossature du Temple est complète, saisissante, pleine d'harmonie, mais fruste, froide et rigide il faut l'affiner, l'embellir 1 C'est ici que le 'sentiment de l'esthétique du génie créateur va se développer et devenir puissamment tributaire de l'ceuvre qui s'érige, et il apparaîtra plein de goût t et de finesse dans les délicates moulures qui orneront les grandes lignes du Temple, provoquant ainsi les premiers sourires de l'art naissant.

A ces moulures, gracieusementgalbées, succèderont des arabesques et des rinceaux plantureux. Le lierre le volubilis, le houx et la vigne, courront avec légéreté sur la surface des frises et des tympans.

Décoration simple, pleine de caractère, émaillée de chapiteaux à la végétation de Lotus ou d'Acanthe, couronnant fièrement les majes-. Point satisfait, et poussant plus loin son idéal, l'architecte peuplera la solitude de son temple de l'image des dieux ou bien de celle des citoyens ayant rendu des services à la patrie, et la statuaire aura pris naissance 1 Bien qu'amenée à ce degré de perfection, son oeuvre ne parle pas suffisamment à son âme d'artiste; elle est triste; rien ne l'idéalise, ne réchauffe l'imagination, mais son génie créateur, dans sa fécondité, lui suggérera l'emploi des couleurs, des ors, des pierres précieuses, des gemmes Ce sera d'abord une série de simples filets, tracés suivant une gamme harmonieuse, faisant valoir discrètement les moulures et les plans sur lesquels la haute et expressive peinture étalera ses poétiques conceptions.

Là se termine le stade des créations païennes. Elles ont atteint l'apogée de leur gloire; leur décadence suit de près, et les ruines avec L'ère chrétienne fait son apparition l'architecte, sous les inspirations de la foi nouvelle, harmonisées avec le beau, spiritualise ses conceptions. Les fresques et les décorations les plus remarquables, ne suffisent plus aux élans de son génie. Voilà, à grands traits, ce qu'est l'architecture, résumant, absorbant toutes les branches de l'art, dont elle a provoqué l'éclosion sublime sous toutes ses formes.

Vous me pardonnerez, Mesdames et Messieurs, cette longue digression sur l'art, mais, fier de notre profession, nous la lui avons consacrée, pour bien établir que celui,. Quelle serait notre satisfaction si nous pouvions rester sous le charme de ces impressions sereines et terminer là notre tâche, mais pouvons-nous laisser dans l'oubli ceux de nos confrères que la mort nous a ravis?

Ne leur devons-nous pas un souvenir ému? La liste funèbre sera longue, car les brèches faites à notre compagnie ont été nombreuses et douloureuses, pendant l'année qui vient de s'écouler.

Dès le mois de janvier, la série des deuils s'ouvre par le décès de M. Joseph Simon, membre résidant; c'était un érudit, féru en la science hébraïque un infatigable chercheur, fouillant sans cesse dans les archives municipales, dont il avait la garde, au plus grand profit de l'Académie à laquelle il communiquait ses heureuses découvertes. En février, c'est un vétéran qui s'éteint. Verdier pendant de longues années avait rempli, avec un zèle des plus louables, les fonctions de trésorier, auxquelles s'ajoutait le mérite de travaux intéressants, dont il entretenait ses confrères.

Dans les premiers jours de juillet, M. François GermerDurand, architecte du département de la Lozère, membre non résidant, est subitement enlevé à l'affection de sa famille. François Germer-Durand avait marqué son passage comme correspondant d'abord, puis comme membre résidant, [par d'utiles travaux relatifs à notre histoire locale.

Le mois d'octobre est marqué par un deuil qui émeut la société nimoise. Hérisson, ingénieur, professeur à l'Institut national agronomique, membre résidant, était victime de la science à laquelle il ne cessait d'apporter d'utiles et savants perfectionnements, et mourait des suites d'un terrible accident d'automobile.

Les travaux de M. Cette tombe était à peine fermée qu'un décès frappe et atteint non seulement l'Académie, la ville entière, mais aussi le monde des lettres, en la personne, si nimoise, du poète Alexandre Ducros, qui, malgré les soins les plus assidus et les plus touchants, a été enlevé à l'affection des siens et de ses admirateurs. Pendant longtemps, à nos séances publiques, l'absence d'Alexandre Ducros rappellera les fines et délicates poésies qu'on était heureux d'y applaudir.

Le souvenir de ces pénibles épreuves, si souvent renouvelées, a été tempéré par des heures d'agréables et douces satisfactions, à l'occasion des distinctions honorifiques qu'ont obtenues plusieurs membres de l'Académie. C'est d'abord Mme Garidel-Alègre, correspondant, qui prend rang parmi les officiers de l'instruction publique.

Parmi les membres honoraires, M. Cheysson, inspecteur général des ponts et chaussées, est élevé à la dignité dc commandeur de la Légion d'honneur, et M. Gabriel Ferrier est élu membre de l'Institut. Dessaux, professeur au Lycée de Nimes, membre résidant, est nommé proviseur du Lycée de Tournon, Cette distinction, dont il a été l'objet, n'a pas rompu le lien qui l'unissait à l'Académie, puisqu'il passe dans le cadre des membres non résidants, en remplacement de M. Enfin, tout récemment encore, ont été l'objet d'une distinction bien méritée.

Pour combler les vides qui s'étaient produits, l'Académie, respectueuse de la tradition, objet de son constant souci dans le choix de ses membres, que doivent entourer l'estime publique et le mérite de leurs travaux, a élu membres réaidants. Albert Donnedieu de Vabres, homme de lettres Albert Hérisson, ingénieur, qui, hélas, n'a fait que passer. Tel est l'héritage que l'année offre à ses aînées, espérant qu'elles daigneront le recevoir et le juger favorablement.

A la tête du mouvement, l'Académie de Nimes s'est toujours distinguée par l'hospitalité généreuse qu'elle n'a cessé d'accorder aux communications intéressant nos Monuments et Collections. Elle a fait plus encore. Non contente de stimuler le zèle des chercheurs, elle a voulu donner, chaque année, à tous nos concitoyens soucieux d'agrandir le commun patrimoine, un témoignage public de sa satisfaction.

Au nom des Musées archéologiques, au nom de tous ceux qui bénéficient dc ses libéralités, j'ai donc, en premier lieu, l'agréable devoir de remercier l'Académie pour sa constante sollicitude. J'ajoute que tant d'efforts n'ont point été vains, et que notre domaine artistique et scientifique s'accroit tous les jours de dons aussi importants que variés. Je signalerai, entre toutes, le fameux autel à la Lune et à Isis, longtemps encastré dans les vieux murs du château de Manduel les deux grandes inscriptions funéraires du pont de Couloures, à Margueriltes —l'autel à Jupiter et à la Terre Mère, de Clarensac les deux autels à Minerve, trouvés dans les fouilles récentes de Combas le curieux autel à la Fièvre quarte, et plusieurs épitaphes dont une de gladiateur.

D'autre part, les vitrines de nos Musées se sont embellies d'une quantité considérable d'objets provenant de fouilles effectuées sur divers points de notre vieux sol nimois. Avant son entrée dans Nimes par la Porte d'Auguste, la grande Voie Domitienne formait comme une sorte de Via Sacra, bordée de chaque côté d'une ligne ininterrompue de monuments funéraires. Nos plus beaux spécimens de verrerie viennent de là.

Tout dernièrement encore, cette série s'enrichissait de la presque totalité des céramiques et objets divers recueillis par le regretté capitaine Vigne dans ses fouilles du chemin de Beaucaire. A l'extrémité de la Plateforrrae, le déblaiement d'une ancienne carrière romaine mit à jour de nombreux et beaux fragments qui, réunis à la Maison Carrée, nous montrent à quel remarquable degré de perfection était parvenue l'industrie dès le début de l'empire romain.

A côté de ces derniers, on peut admirer la magnifique aiguière en verre bleu et une foule d'autres objets curieux que nous devons également à la générosité d'un de nos concitoyens.

Enfin, les fragments d'architecture et de sculpture s'accumulent dans les galeries de nos Musées, bientôt trop étroites pour les contenir tous. Un certain nombre viennent de ce fameux quartier de Saint-Baudile, mine inépuisable, qui nous réserve encore bien des surprises. Messieurs, cette abondante moisson justifie le grand nombre de récompenses décernées, cette année, par l'Académie.

Si cette liste s'allonge considérablement, nous sommes loin de nous en plaindre, car elle est une. Il est un peu de mode, aujourd'hui, de railler les archéologues. Loin de prendre la chose au tragique, nous sommes les premiers à nous divertir des traits qu'on nous décoche de temps à autre. Mais, pécheurs endurcis, nous n'en persistons pas moins dans nos anciens errements, car nous savons bien que ceux qui rient aujourd'hui de notre a innocente manie seraient, le cas échéant et avec bien plus de raison cette fois, les premiers à blâmer notre négligence coupable.

Ils nous montrent nos ancêtres à la recherche d'un idéal de perfection toujours plus élevé. Par eux, nous assistons, en quelque sorte, à l'effort lent et obscur qui a fini par créer la société moderne. Les détruire ou simplement les négliger, serait un crime que la postérité ne nous pardonnerait pas. Notre Concours de , clos le 31 décembre dernier et dont nous avons à rendre compte, avait pour objet l'histoire de la Révolution dans notre département.

Le programme en est libellé en ces termes. Des commissions officielles fonctionnent dans chaque département pour rechercher les documents relatifs à cette période de notre existence nationale. Le sujet que nous avons donné était donc d'une utilité véritable et actuelle.

Notre espoir de provoquer et d'obtenir quelques travaux intéressants n'a pas été trompé. Nous avons reçu deux manuscrits. Si le nombre des concurrents n'est pas considérable, la contribution à notre histoire locale ne manque pas d'importance. C'est un manuscrit de 39 pages sur papier écolier.

Chabran Catherine Pignard, petite-nièce de Louis. De ce détail généalogique naît en mon souvenir un rapprochement qu'il me paraît convenable de noter. Il en ressort l'importance de la famille dont je me suis occupé et de celle que notre concurrent a voulu mettre en lumière. L'histoire se fait de la suite des événements et s'élucide de leur combinaison. Quand j'ai étudié notre grand peintre Charles-Joseph Natoire et sa famille, j'ai dû les suivre à Arles.

Auprès d'eux, j'ai rencontré la famille Véran et notamment celui des fils dont je viens de transcrire cette biographie réduite à quelques mots. J'ai connu et raconté leurs relations en la partie qui se rapportait à mon étude et qui lui était utile. Je me borne à renvoyer à cette courte notice ceux qui en auraient la curiosité. II était né le 17 juin Il fut ordonné prêtre en , et tout de suite se trouva mêlé au mouvement révolutionnaire.

Le 30 janvier , après bien des hésitations, il prêta. Après avoir échoué, le 30 octobre , aux élections pour la cure de ce pays, il vint à Nimes, où nous le trouvons, vers la fin de cette année , vicaire à Saint-Bau. Cette paroisse n'était plus alors qu'une succursale de Saint-Denis, établie dans l'église des Pères Capucins.

Le 13 mai , il est élu, par ses concitoyens, curé d'Albaron, en Camargue, par 26 voix sur 36 mais il n'a jamais occupé ce poste qui fut offert bientôt après, le 23 juin, par l'Evêque constitutionnel à l'ancien Trinitaire Charles Amy. Peut-être est-ce à cette coincidence, comme nous le verrons, que nous devons le choix de ce sujet par l'auteur. Vers la fin du mois de mars , l'abbé Louis Véran est obligé de quitter Nimes pour retourner à Arles dans sa famille. Les quatorze lettres conservées et retrouvées ont fourni au concurrent la plus grande partie de la matière de son travail.

Nous y voyons la fermeture des Eglises, l'établissement du culte de la Raison, les prêtres cessant leur culte peu à peu partout, les inventaires, et le reste l'abbé, obligé de quitter sa maison louée à un tiers, retourne à Arles. Nous croyons lire la relation de faits contemporains. Le 31 mai , a lieu la déprêtrisation des citoyens Léger, Clastre, Véran et autres. Sans vouloir, faute de temps, résumer tout l'ouvrage, je me borne à de rapides indications. Elles noua montrent ou nous rappellent que l'histoire est un perpétuel recommencement et que la roue tourne sans cesse dans le même cercle, toujours plus ou moins vicieux, au dire des partis successivement vaincus.

La guerre religieuse touche à sa fin, continue l'auteur. Nous sommes au lendemain de la victoire de Marengo. Enfin, le Concordat entre Napoléon Bonaparte, premier consul de la République, et le Saint-Siège est conclu il est proclamé solennellement, le 23 germinal an X 18 avril , dans l'église Notre-Dame de Paris.

Le souvenir de ces faits est bien susceptible de les réconforter et d'adoucir le chagrin de ceux que désespèrent et qu'affligent de récents évènements. Le e préfet des Bouches-du-Rhône n'agréa pas ses services. II lui reprochait ses nombreuses variations. Cependant, en , l'autorité diocésaine de Marseille confia à l'abbé Véran la petite paroisse des Accates, dans la banlieue de la ville. Entre son séjour à Nimes et sa rentrée en paroisse, une existence toute nouvelle avait pris l'abbé Louis Véran.

Non agréé, comme nous l'avons dit, pour la paroisse de Fontvieille , l'abbé Louis Véran continue à se livrer. C'était bien l'occupation qui lui convenait le mieux. Il avait, dans cette ville, rue Vinsargues, près des Cordeliers, un de ses frères, Pierre-IIilaire, qui y vivait du produit de son commerce et dont la présence l'y avait attiré. L'auteur véridique ne dissimule rien de son sujet. Lettre du 12 novembre D'autre part, pour donner une idée d'ensemble de cette physionomie et pour compléter cette figure, je dirai que l'auteur du mémoire a raison de noter, à l'actif de son personnage, un trait de caractère qui ne laisse pas de l'honorer.

Je vous prierai même de me pardonner si je me suis un peu oublié en prolongeant mon incursion sur ce mémoire. Mon excuse est dans l'intérêt que nous devions trouver ensemble au souvenir de cette histoire essentiellement locale. Pour me faire absoudre, je vais compenser ces longueurs, point inutiles ni fastidieuses, d'ailleurs, par une exacte brièveté, sans préjudice toutefois pour ceux dont il va me rester à vous parler après avoir rapidement conclu sur ce sujet. S'il donna, un moment, des gages à la x Révolution, c'est par entraînement, par imprévoyance, c'est surtout par manque de fermeté.

Les événements n le surprirent, il n'y était pas préparé. Enfin, la longue o période de paix que nous révèlent les années d'enseio gnement est une preuve nouvelle que i'abhé Véran a n'était pas fait pour la lutte et le combat.

Et nous, pour résumer notre opinion et notre jugement sur le concurrent et sur son travail, nous ne le chicanerons pas pour un détail en passant. Nous ne le rangerons point parmi les adeptes de la simplification de l'orthographe pour ce qui est sans doute un lapsus calami, qui a été cependant remarqué et noté. Abdica, au lieu de abdiqua, dans la note au bas de la page 10 du manuscrit. Leur nom leur venait de ce qu'au début ils se réunissaient dans la maison du chanoine Giffon sur une partie de l'emplacement du théâtre antique.

D'où Giffon, Siphon, Chiffon. Ils avaient pris comme emblême un petit SïphoM. Par contre, nous remercierons l'auteur d'avoir rappelé ou mis au jour des faits spécialement nimois. Elle montre quelque érudition de sa part. Nous le louerons également de la simplicité et de la sobriété du langage, de la franchise et de la loyauté du récit, de l'impartialité du jugement, de la rectitude enfin et de la justesse de ses appréciations.

Connaissez-vous l'histoire du dessinateur John Davidson? Mais la notice sans lacunes qu'il a consacrée au mince abbé Véran s'élargit avec les circonstances auxquelles fut mêlée la vie de son personnage. Encore une fois, nous l'en remercions. Jean Pierre Chazal est né à Pont-Saint-Esprit Gard , le 1er mars 17f6, et décédé, après bien des vicissitudes, le 23 avril , en Belgique. Sa vie, qui futmê ée aux grands actes de la Révolution française, nous intéresse donc doublement, et par le rôle du personnage et par sa qualité d'enfant de notre département.

Le plus grave défaut de ce mémoire est la difficulté de sa lecture, dont il faut incontestablement accuser d'abord l'écriture de son auteur, très fine et cursive à l'ordinaire, cela se voit, ici plus fine et plus rapide encore, ensuite et beaucoup à la hâte imposée par le délai du Concours auquel l'auteur paraît s'être décidé tardivement, Pressé par le temps, sans doute, il n'a pas eu le calme et le loisir nécessaires pour mettre au point un travail de cette ampleur, pour bien en ordonner la composition, pour l'établir définitivement et le présenter sous une forme achevée.

C'est, actuellement, une suite de documents, fort intéressants, à coup sûr, et de poids, parmi lesquels nous en avons remaqué c'est leur cachet d'authenticité et d'utilité de la main même qui nous est bien connue de l'un de nos confrères les plus érudits et les plus obligeants 1.

Ne dirait-on pas, à première vue, que ces pièces se suivent sans autre liaison que l'ordre chronologique, sans autre transition que leur succession même, sans autre soudure c'est une spirituelle observation qui a été faite, sans malice assurément, et que, sous cette affirmation, je me permets de répéter que la ficelle qui retient les feui lets et qu'une main officielle a dû, prudemment, dans l'intérêt de l'oeuvre et de l'auteur, piquer et nouer, au reçu du paquet, pour en éviter l'éparpiHement?

Je n'entreprendrai pas même de résumer ce mémoire Cela serait fort instructif mais cela nous mènerait trop loin. J'espère, du reste, que les friands de notre histoire locale pourront le trouver, achevé comme le précédent, dans nos publications, où l'Académie a la pensée de les accueillir.

Je ne saurais faire mieux que d'y renvoyer et trop engager à les y chercher. Si le temps me pressait moins et si la lecture en était plus facile, je vous montrerais volontiers les motifs de l'adhésion au 18 Brumaire la nomination au Tribunat la transformation du conventionnel en baron Chazal la mort de Chazal. Je signale ces passages aux futurs lecteurs qui ne manqueront pas d'en être frappés et de s'y arrêter. Pour ceux qui n'auront ni la possibilité ni le loisir de recourir au texte complet de cette étude, maintenant que la.

On sait comment Bonaparte, pris d'une frayeur irréfléchie, se réfugia à demi. Rencontrant Siéyès dans sa voiture, Bonaparte, qui ne savait quel ordre donner, lui demande ce qu'il faut faire.

Lorsque, à neuf heures du soir, Lucien, réunissant quelques fidèles, rouvre la séance à l'Orangerie, il trouve à ses côtés Chazal. Je proposai, nous dit ce dernier, la loi dont la conception m'appartient, qui créa le Consulat provisoire et les Commissions législatives constituantes. Son administration dans les HautesPyrénées fut digne d'éloges. Un arrêté des Consuls de l'an XI avait mis à sa disposition, sans obligation d'en rendre compte, l'argent des jeux du département.

Chazal le fit appliquer aux hospices des eaux du dépaitement. J'aimai beaucoup mieux ce que toute ma D conduite avec lui le força de dire de moi, comme ont dit tous x ceux qui me connurent, que j'étais un très honnête homme. Mais la délivrance est proche la Révolution de juillet va rouvrir à ChazaI les portes de la patrie. Dès le 13 août, il rentre en France et il vient s'installer à Paris, 30, rue Grange-Batelière son rôle est fini.

Ses fils sont fixés en Belgique l'un d'eux y deviendra Lieutenant général du Roi, ministre de la guerre. Les affections qu'il a en Belgique appellent fréquemment Chazal en ce pays et c'est dans un de ces voyages qu'il meurt à Bruxelles, le 23 avril 18M. Quand l'auteur remaniera son travail, qu'il se souvienne de ce conseil et qu'il le mette en pratique l'Académie se permet de le lui donner à la suite des observations inspirées par l'examen de son manuscrit.

Il manque surtout quelques pages d'introduction pour donner la physionomie du personnage et le situer quelques recherches sur son milieu, sa famille, sa jeunesse, qui ont dù préparer à Pont-Saint-Esprit sa carrière politique. A défaut de cette sorte d'introduction, les documents nous intéressent moins, semblant s'appliquer à un être abstrait qui ne tombe pas sous nos sens.

II faudra aussi et certainement l'auteur s'en préoccupera, s'il n'a pu le faire encore , des points de repère, des divisions, des chapitres. Ici, le concurrent ne pourrait être suppléé. Cette diversité de qualités, de lacunes et d'imperfections, qui se balancent et se compensent, a sans difficulté dicté notre jugement.

II peut être accordé des mentions honorables. Nous avons donc accordé deux mentions honorables avec partage égal de la somme de francs affectée au concours. C'est évidemment une pensée de décentralisation, l'utilité et l'honneur de notre petite patrie qui ont inspiré le testateur. Telles sont les indications précises qui ont été formulées par lui, les conditions impératives qu'il a imposées à sa fondation. Nous inspirant de son désir et nous soumettant à l'expression formelle de sa volonté, noua avons précédemment récompensé la sculpture, la peinture, l'archéologie, la spéléologie.

Cette année, nous avons été sollicités par la littérature, le théâtre, la peinture, le dessin, l'histoire, l'économie politique, l'agriculture. Son succès éclatant et durable la mettait hors de pair. On y lit notamment: Ainsi la pièce ne pouvait se réclamer auprès de nous, pour obtenir le Prix Jules Salles, ni de son origine, ni du lieu de sa conception, de sa gestation, de son élaboration, ni du lieu de sa naissance et de son apparition au monde, ni du milieu et du décor dans lequel elle se manifeste, elle évolue et brille.

Elle voit le jour, s'établit et triomphe sur une scène parisienne, se produit et se meut dans un décor russe. Elle va, parait-il, se montrer en Amérique. Elle ne nous a pas même donné l'occasion, comme tant d'autres succès de théâtre, en un plus ou moins rapide passage, de la voir, de l'apprécier, de l'applaudir sur notre scène nimuise.

Nous le réclamons hautement pour la joie et l'orgueil de notre ville qui lui a donné le jour. Elle est heureuse, elle est fière de ce jeune et déjà très habile et réputé homme de théâtre. Mais l'Académie de Nimes dont je suis le porte-parole officiel et dont je voudrais être l'interprète plus persuasif et éloquent tient à saluer publiquement, en cette séance. L'hésitation n'a pas été longue sur les concurrents qui restaient en présence.

Toutes les candidatures se sont évanouies ou ont été retirées devant celle qui finalement a triomphe. Tous se rapportent aux suspects du seul canton de Roquemaure en Une autre candidature avait seule résisté jusqu'au dernier moment. II s'agissait d'un Cours méthodique de composition décorattue, par F. Telles sont les conditions dans lesquelles la solution est intervenue. A peine prise, notre décision a été incontinent divulguée comment?

De la discussion et de l'attaque au blâme, il y a peine un petit pas il a été lestement franchi. Dieu me garde d'entrer en polémique. Je ne peux pourtant pas, en séance liublique, négliger d'exposer les circonstances de la cause et de déduire les motifs de notre jugement. Les discussions ne naissent-elles pas toujours faute de s'entendre sur les définitions, sur les. Qu'on excuse ces détails exceptionnels ils sont rendus nécessaires par les circonstances toutes spéciales qui me pressent de les fournir pour édifier notre souverain juge, le public.

Avec cette presque unanimité, le résultat favorable à M. Jean Vidal n'était pas douteux. Ainsi proclamé, il devait être soumis à l'assemblée générale de l'Académie en sa prochaine séance pour qu'elle prononçat en dernier ressort. Ce jour arrivé, les partisans de M. Ils s'y rendaient loyalement, habilement aussi, afin sans doute de se ménager une victoire future. Le détail annoncé de cette publication, avec l'importance relative de ses diverses parties, justifie amplement cette opinion.

Et on a remis à plus tard une nouvelle présentation de la candidature qu'on retirait cette année. L'Académie n'avait, évidemment, après ces explications, qu'à prendre acte de cette catégorique et sage déclaration de désistement..

Celui qu'en dernière analyse nous avons résolu de couronner restait donc seul dans l'arène, par conséquent le maitre du champ de bataille. Pour me servir d'une formule qu'en l'espèce me suggère une insinuation plus malicieuse, quoiqu'on en ait, que spirituelle, les quarante hommes d'esprit de l'Académie française n'auraient, à coup sûr, fait ni mieux, ni autrement.

L'erreur des critiques vient ici de la confusion qu'ils ont faite des Concours et des Legs, de leur complète ignorance, pour ceux-là, des programmes imposés, de leur oubli total, pour ceux-ci, des dispositions expresses que les testateurs nous ont commandé d'appliquer. Au demeurant, l'assentiment et la ratification donnés à notre décision par les concurrents eux-mêmes ou leurs patrons nous consolent tout à fait ils calmeraient absolument les scrupules de notre conscience, si, dans ces circonstances, elle en pouvait avoir.

L'auteur est d'Aimargues il a travaillé à Aimargues et il ne pouvait guère mener à bien son travail ailleurs. Nul n'a pu contredire ce point et ne s'est avisé de le faire, pas même l'auteur, comme M. Edmond Guiraud pour son Anna Karënute. Paris, librairie des Sciences agricoles, Charles Amat, éditeur, 11, rue de Mëzières, pages. Dans la première, on trouve Histoire générale de la Commune.

Analysé devant notre Compagnie par notre excellent et érudit confrère, M. Bruneton, qui, avec raison, l'a beaucoup vanté annoncé avec détail et grand éloge dans la Revue du Midi 1 par son Directeur avisé, M.

Uruneton, l'ouvrage de M. Jean Vidal ne pouvait manquer de remporter le Prix Jules Salles, que nous lui avons octroyé, en lui appliquant exactement les termes employés par le testateur pour le choix et la désignation du lauréat 3.

Jean Vidal suscitent des imitateurs de sa louable initiative pour les autres localités de notre département. Il publie, en première page, un article de M. L'auteur cite, a l'appui de sa thèse, des fragments importants et dont il affirme au besoin la valeur du livre récent de M.

Jean Vidal, un méridional. Ce serait un argument de plus et de poids en faveur de notre lauréat. Pour la première fois, cette année, la musique a été admise à bénéficier de la faveur de la fondation Maumenet. Un de nos jeunes compatriotes a eu la chance d'attirer notre attention sur cette intéressante branche de l'art. Elève de la classe de violoncelle, instrument si utile et un peu trop négligé, au Conservatoire de Paris, il est des plus heureusement doués.

Ses qualités naturelles cultivées par un travail assidu et plein de discernement lui ont déjà acquis des succès qui nous donnent les meilleures espérances. Le plus en vue est toujours M.

Fernand Janin, qui a déjà obtenu, en architecture, le premier second grand prix de Rome. Il est actuellement en loge pour le concours de Je ne saurais omettre que nos pupilles ont été admis au Salon de la Société des Artistes français. Ils y font bonne 1 Récompenses obtenues par M. Fernand Janin au cours de l'année scolaire G En mai, Grande Médaille de la Société centrale des architectes.

Marcel Mérignargues y a un buste d'homme que nous avons fort goûté à son exposition de janvier dans cette Galerie Jules Salles.

Georges Nolhac, à l'exemple des plus grands maitres, cultive avec goût, avec ardeur et très honorablement les différentes branches de son art. Au concours de fin d'année ceci annoncé durant l'impression de ce rapport , M. Nolhac a obtenu le 1" prix d'atelier de lithographie. Enfin, M"'Jeanne Amblard, qui réussit très bien les aquarelles, en a, au même Salon, une fort jolie devant laquelle s'arrête volontiers le connaisseur.

Nous nous plaisons à constater ces heureux présages de brillantes carrières que le généreux testateur a voulu préparer et faciliter et dont ses mânes doivent avec nous se réjouir. Le guetteur voit s'ouvrir l'oeil nacré du matin. Il embouche la trompe éclatante et soudain La fanfare s'épand dans l'aurore vermeille. Aux sons vibrants du cor le vieux manoir s'éveille. Les palefrois lustrés, impétueux et beaux Piétinent le pavé des cours de leurs sabots.

Les diligents piqueurs fourbissent l'arbalète. Les pages, sémillants comme des papillons, D'un fin bandeau de cuir chaperonnent la tête Des sacres, des gerfauts et des émerillons. Avec ses fûts légers, embellis d'astragales, De fttets, de rinceaux l'oratoire est ouvert. Dames et chevaliers, vêtus d'un surcot vert, Ayant la verge en main, foulent le grès des dalles. Le châtelain, au banc d'érable, dans les stalles, Penché sur un missel de vélin recouvert, A l'autel du patron des chasseurs, saint Hubert, Entend psalmodier les moines en sandales.

La messe est dite. Alors au signal des clairons Glisse le pont-levis massif et les barons. Dévalent lentement par le sentier pierreux. Ils errent longuement sous la futaie, en quête Du gibier, plume ou poil, dont ils ont grand souci. Un cerf au pied rapide apparait. En bande les seigneurs galopent et la bête Détate, dépistant les limiers écumants. Dont un écho redit les rauques hurlements. Mais lasse de courir et la langue pendante, Devant les lourds épieux acculée, aux abois, Elle brame, chancelle et sous la meute ardente, Aux sons de l'hallali, s'écroule au fond des bois.

Les dames cependant explorent les broussailles. Leur rire tinte clair, Les gentils damoiseaux Sur le bord des étangs écartent les roseaux Et lâchent les furets aux fente, des blocail! De leurs agiles doigts ils tendent des réseaux, Dressent des bâtonnets où s'englueront les cailles. Et dans la gibecière aux élastiques mailles Emprisonnent perdrix, lapins et bécasseaux. Le faucon, libre enfin de sa coiffe à clochettes, Crispe d'un ongle noir le velours des manchettes, Bat de l'aile, s'enlève et darde ses regards.

D'une prunelle aiguë il fouille au loin l'espace, Et tombant tout à coup, vertigineux, rapace, Agrippe dans leur vol sarcelles et canards. Pour le retour l'appel de la fanfare éclate. La troupe des veneurs harassés et poudreux S'en revient à pas lents le long des chemins creux De la glèbe fleurie ou de la lande plate.

Groupés autour de lui, dames, pages et preux L'escortent en chantant dans le soir écarlate. Là-bas, à l'horizon glorieux, le soleil. Comme un galion d'or coule et plonge vermeil.

L'Occident bout l'abîme en fusion s'embrase. Une nappe de flamme empourpre le château Et l'auguste donjon, gigantesque topaze,. Biset de la Baragna era bravamen lai. Era bravamén lai, Biset de la Baragna. Foou dire que Biset era'n paoure erissoun Et qu'à mai de trenta an restava viel garçoun, Sans gran, mcra ni sur, sans tanta ni cousina Per ye fricouta sa cousina.

Una flUa de biai y'ouriè proun counvengu Per fenna l'ouriè presa et l'ouriè ben aimada. Mai res, res t'avië pas vougu. Ende sa barba rufa et sis peu sans poumada. Pamen mancava pa de terra ou bon sourel Fasiè per an en bla, vint ou trenta soumada Mai ou men cent kilo de fourel.

Et Biset amourous, que soun pitre ye ba Couma'n tambour, sounjan que per miel acaba De decida la jouina mera,. Coum' ou pensas, lis lapinet sautant Sus soun râblé s'engroufigneroun. Ou vesès ben, ma mia Sen toutis couma aco dinc ma familla. Es pa ta fauta? Es nascu couma aco. Les deux mémoires suivais de Af. Voir le rapport de Af. Jusqu'ici on avait peu écrit sur le clergé constitutionnel. A la fin du xvni" siècle, l'Eglise de France avait besoin d'apaisement, ce n'était pas encore le moment de parler.

D'ailleurs que savait-on sur les prêtres assermentés? On était presque réduit à confondre les jureurs avec les apostats. II faut bien le dire aussi, les ecclésiastiques plus à même de s'occuper de leurs devanciers gardaient le silence, craignant de mal édifier, et oubliant que la vérité, pour si cruelle parfois qu'elle soit, est toujours la vérité.

Depuis on est revenu de ces errements, et de plus, le goût des recherches directes dans les archives ayant pris faveur, nous commençons a posséder une bibliographie du clergé constitutionnel. En une année, la librairie française a édité: Le dernier en date de ces utiles travaux est le Répertoire biographique de l'épiscopat constitutionnel, dû à la plume de Paul Pisani 2.

Désormais l'élan est donne nous n'avons pas de raison pour ne pas dire, à notre tour, l'histoire d'un simple prêtre, âme sacerdotale peu extraordinaire sans doute, mais dont l'étude peut nous offrir plus d'une legon. L'abbé Louis Véran appartenait a une famille des plus anciennes et des plus considérées de la ville d'Arles. Son père, Antoine Véran, exerçait l'office de notaire public et occupa à plusieurs reprises des charges municipales.

Il épousa le 30 mars not. De ce mariage naquirent plusieurs enfants dont quelques-uns ont eu une certaine notoriété. Le second, d'abord pharmacien, s'éprit 1 Nevers. Il a produit nombre de gravures intéressantes. Il mourut dans sa ville natale le 10 septembre Celui de ces enfants dont nous entreprenons de raconter la vie est l'abbé Louis Véran.

Il était né le 17 juin Au printemps de cette année, se firent les diverses élections des députés à l'Assemblée nationale. L'abbé Véran prit part aux différentes réunions du clergé, entre autres à l'assemblée qui se tint à l'Archevêché, le 18 mai, à 3 heures du soir, sous la présidence, en absence de l'archevêque, de l'abbé de Pazéry, et dans laquelle fut rédigé le cahier des doléances des ecclésiastiques 1.

Cependant l'abbé Véran n'occupait encore aucune situation dans le diocèse, bien que son père eût prié l'archevêque de lui donner une place, comme le prouve la lettre suivante, datée de Versailles, le 25 septembre L'abbé Véran fut enfin nommé vicaire à Fontvieille, aux portes d'Arles, sur les instances de l'abbé Muratory, curé de la paroisse.

Cependant la célèbre Constitution du Clergé avait été votée par le Parlement. Un décret du 27 novembre t porta des peines sévères contre les ecclésiastiques qui ne s'y soumettraient pas.

L'ahbé Véran, après bien des hésitations, prêta le serment constitutionnel, le 30 janvier t79t, devant la municipalité de Fontvieille.

Le 4 février suivant, le département des Bouches-du-Rhône lui assura un traitement de t28 livres, 10 sols, 3 deniers, bien maigre récompense pour la grave détermination qu'il venait de prendre 1. Mais son père n'était pas sans inquiétude au sujet de cette démarche. Il avait à Tarascon un ami qui avait vécu autrefois à Arles, le Père Fabre, grand carme, bien connu par son célèbre panégyrique de la ville d'Arles, imprimé en 2. H lui écrivit donc le 25 mai Toute autre décision ici pourroit m'être suspecte, tant d'un parti que de l'autre.

Le père Fabre lui répondit presque aussitôt, en lui donnant les raisons pour lesquelles, estimait-il, on pouvait prêter serment. Je me suis souvent occupé et depuis longtemps de cette matière.

Je m'en étais fait un de mes principaux t devoirs dans un travail que je fis, il y a deux ans. C'ëtoit un mémoire que je fis passer à M' Necker pour l'Assemblée nationale.

Pour s'appercevoir qu'il n'y en a point qui puisse D en dispenser ses ministres, il n'y a qu'à jetter les yeux a sur l'Evangile et la tradition, la pratique des premiers D siècles de l'église.

Ma sécurité, ma conduite propre, a dans le même cas où vous vous trouvez, doivent vous? Dumonchel, évêque du Gard. Deux jours après il arriva à Arles. La charité et le mérite que je lui connois vous assurcroient, d'une part, un accès facile, et de l'autre, tout ce qu'il vous faut pour vous décider.

En cas qu'il vous en prenne envie, vous pourriez vous adresser à l'abbé Germane 1 , en le saluant de ma part, et qui, sans doute, se feroit un plaisir de vous introduire. Souffrez, s'il vous plait, que je la termine par l'assurance de, etc. Quoiqu'il en soit, l'abbé Véran persista dans son serment, aussi fut-il élu premier vicaire de la paroisse Saint-Julien d'Arles, aux premières élections populaires.

Les patriotes s'étaient plaints que ceux-ci avaient été saisis à l'autel et chassés du temple. Les officiers municipaux firent une enquête le 6 octobre Louis Véran parut en mairie pour donner son témoignage sur ces incidents, mais il ne voulut rien dire.

On lui en sut mauvais gré. A la conclusion du Concordat, il fut nommé chanoine titulaire de Saint-Sauveur d'Aix. Documens pour servir à l'histoire de la Révolution dans Arles, recueillis par L.

Le 30 octobre , eut lieu dans l'église métropolitaine de Saint-Trophimc une nouvelle élection de curés. L'abbé Louis Véran se mit sur les rangs pour la cure de Fontvieille où il avait débuté dans le ministère paroissial, mais après trois tours de scrutins, l'abbé Lange, desservant de Saujan, hameau de Beaucaire, qui obtint seulement 14 suffrages, lui fut préféré 1. Véran ne pouvait plus rester à Saint-Julien les prêtres constitutionnels y étaient toujours et de plus en plus mal vus.

Cette paroisse confiée jusque-là au zèle des pères Carmes, disparut en , dans la nouvelle circonscription du diocèse. Elle ne fut plus qu'une succursale de Saint-Denis, établie dans l'église des pères Capucins.

L'abbé Véran assurait aussi de concert avec les autres vicaires le service de Courbessac, paroisse pareillement supprimée et rattachée à Saint-Denis. On trouve aux registres de catholicité leurs signatures à partir du 16 décembre Il habitait l'ancienne demeure des pères Carmes 2.

C'est à Nimcs que l'abbé Véran passera les plus mauvais jours de la Révolution. H fut pourtant à la veille de quitter cette ville en Le 12 mai de cette année, il fut élu, par ses concitoyens, curé d'Albaron, en Camargue, par vingt-six voix sur trente-six, mais il n'a jamais occupé ce poste, qui fut offert bientôt après, le 23 juin, 1 Archives municipales d'Arles.

Procèsverbal imprimé de cette élection. Pendant tout son séjour à Nimes, l'abbé Véran entretint avec son père une active correspondance, au style négligé, hâtif, pressé, incorrect même, par conséquent sans prétention littéraire d'aucune sorte, mais curieuse à plus d'un titre et qui nous laisse voir, sous son vrai jour, cette physionomie de prêtre assermenté.

Une partie de ces lettres n'existe plus, la première que l'on possède est du 16 octobre et la dernière du 7 germinal an II 27 mars Pendant ce court espace de temps, l'abbé Vérana a envoyé au moins quatorze lettres à son père. Son frère aîné, Jacques-Didier, avait été emprisonné à Arles et voici, d'après le Comité de surveillance révolutionnaire, les motifs de son incarcération. L'abbé s'apitoie sur son sort. Lui-même est dans la gêne. Le gouvernement ne tenait pas la promesse de donner un traitement convenable à ses prêtres.

A partir du mois d'octobre , il avait vu son allocation diminuée de livres aussi cherche-t-il un autre emploi, plus rémunérateur, et dans ce dessein il s'adresse, mais en vain, à l'évêque du département de Vaucluse, Rovère 2 , i Arch.

Procès-verbal de l'élection du 13 mai Une étude multicentrique a donc été organisée regroupant 6 centres travaillant dans des conditions analytiques identiques. À ce jour, échantillons ont été obtenus de patients pédiatriques garçons et filles , âgés entre 2 semaines et 17 ans. Le facteur von Willebrand est plus élevé à la naissance et durant les premiers mois de vie, avant de se normaliser au cours du deuxième semestre de vie.

Le purpura thrombotique thrombocytopénique PTT est une microangiopathie thrombotique rare et grave secondaire à un déficit en une métalloprotéase ADAMTS13, récemment identifiée et incriminée dans la physiopathologie.

Sur le plan thérapeutique, les traitements les plus prescrits étaient les échanges plasmatiques et la corticothérapie à forte dose. Trois patients ont eu une rémission complète sans récidive et une évolution sur un mode chronique était notée dans deux cas. Le PTT est rare en Tunisie sans mise en évidence de particularités épidémiologiques, cliniques ou évolutives. Les étiologies des AvWS sont multiples et répondent à des mécanismes physiopathologiques hétérogènes.

Elles comprennent principalement les pathologies cardiovasculaires valvulopathies aortiques et mitrales , les pathologies auto-immunes et les syndromes lymphoprolifératifs. Le phénotype hémorragique des patients était évalué par le score hémorragique de Tossetto [2]. Ag , du cofacteur de la ristocétine VWF: C , était réalisé pour tous les patients inclus.

Parmi les patients, 6 patients ont présenté les critères de AvWS. Les deux autres étaient indemnes de manifestations hémorragiques. Le score hémorragique médian des 6 patients était de 4,5 []. Des profils biologiques de maladies de Willebrand de type 2 ont été mis en évidence chez 4 patients avec un ratio VWF: Les hématimètres Advia, Siemens par leur fonctionnement optique avec analyse bidimensionnelle des plaquettes lumière recueillie à 2 angles , ont la capacité de donner des informations sur la taille convertie en volume et la structure des plaquettes et de prendre en compte les plaquettes de très grande taille.

Utilisée de façon systématique lors de la validation de toute thrombopénie inexpliquée, elle constitue une approche utile pour accroître le dépistage des TC. De plus, la classification déduite offrira une meilleure standardisation dans la caractérisation de la taille plaquettaire afin de mieux cibler la recherche moléculaire. Platelet diameters in inherited thrombocytopenias: Elle comporte néanmoins des inconvénients incompatibles avec les urgences diagnostiques et thérapeutiques parfois associées aux SWA.

Les souris déficientes en CD40L présentent une instabilité du thrombus et un allongement du temps de saignement. En comparaison du clopidogrel, le prasugrel, montre un effet inhibiteur significativement plus important uniquement sur la libération du rCD40L par les plaquettes activées.

En effet, la localisation de MRP4 majoritairement à la membrane des granules denses contrairement aux autres cellules où elle est localisée à la membrane cytoplasmique , lui permettrait de jouer un rôle important dans le stockage des nucléotides dans ces granules. MRP4 serait ainsi une cible potentielle pour un agent antiplaquettaire.

Le vieillissement artériel associe une anomalie de la vasoréactivité endothéliale, un remodelage de la matrice extracellulaire et des calcifications de la paroi artérielle, avec pour conséquence une rigidification des artères.

Parallèlement, un vieillissement métabolique apparaît avec une intolérance au glucose insulinorésistante. Le stress oxydatif joue un rôle central dans ces phénomènes de vieillissement. Notre hypothèse de travail est que la délétion endothéliale de TXNIP permettrait une protection contre le vieillissement artériel induit par le stress métabolique.

Les souris WT et KO ont été soumises pendant trois mois soit à un régime standard, soit à un régime HP-LC high protein-low carbohydrate pour induire un vieillissement artériel accéléré. La formation de thrombus est aussi retardée pour les artérioles et les veinules dans le modèle de thrombose in vivo induite par le chlorure de fer ou dans le modèle in vitro en condition de faible et de fort shear stress. Le mécanisme régulant cette sécrétion reste à déterminer.

La voie Wnt est impliquée dans de nombreux aspects du développement embryonnaire et dans de nombreux processus homéostatiques. Cette voie est nécessaire à la formation et à la fonction de nombreuses cellules sanguines. Dans de nombreuses cellules, il existe un antagonisme entre ces deux voies. Des études récentes suggèrent un rôle de la voie Wnt au sein des plaquettes humaines et au cours de la mégacaryopoïèse [].

La recherche de composants de la voie Wnt a été effectuée par quantitative polymerase chain reaction qPCR. Les mégacaryocytes murins et humains ont été mis en culture en présence ou absence de ligands de la voie Wnt Wnt3a, Wnt5a , puis nous avons étudié la formation de proplaquettes dans les différentes conditions. Devant la présence de ces composants Wnt, nous avons étudié la fonctionnalité de cette voie au cours de la mégacaryopoïèse.

De manière intéressante, nous retrouvons également un rôle de Wnt3a et Wnt5a dans la formation de proplaquettes de MK adultes murins dérivés de cellules Lin-.

Au total, nous confirmons la présence de la voie Wnt dans des mégacaryocytes adultes humains et murins. Ces résultats suggèrent que la voie Wnt serait impliquée dans la régulation de la mégacaryopoïèse adulte.

Canonical Wnt signaling negatively regulates platelet function. Canonical Wnt signaling in megakaryocytes regulates proplatelet formation. Celles-ci prennent en compte 2 facteurs environnementaux connus pour être associés au risque de thrombose artérielle: Il existait une relation linéaire entre ces 2 facteurs et le risque de MTEV. Les plaquettes sont des cellules anucléées. La CSTA agit aussi comme une molécule antiapoptotique et antiangiogénique. Les perspectives de ce travail seront de comprendre le rôle de la CSTA dans les fonctions plaquettaires et son implication dans la pathogenèse des complications du DT2.

Notre hypothèse est que, chez des patients présentant des thrombopénies chroniques, BCL-X pourrait être la cible de mutations.

Ainsi une mutation constitutionnelle de BCL-XL expliquerait certaines thrombopénies congénitales et une mutation acquise certaines thrombopénies chroniques. Une possible mutation dépistée en HRM a systématiquement été vérifiée par séquençage selon la méthode de Sanger.

Tous les patients ont signé un consentement éclairé en accord avec la déclaration de Helsinki. Au total, patients avec un taux de plaquettes stable de façon prolongée, et non préalablement traités, ont été inclus et répartis en 2 groupes selon les critères suivants: Programmed anuclear cell death delimits platelet life span. Nous avons précédemment montré que la kindline-2 est exprimée dans les plaquettes et les mégacaryocytes humains.

Les regroupements de la kindline-2 à la membrane ne sont pas observés sur une matrice de collagène. Ces résultats indiquent que la kindline-2 interviendrait à la fois dans la signalisation inside-out et outside-in des intégrines. A ce jour, 5 mutations faux-sens ont été décrites dans la littérature comme étant responsables de syndromes hémorragiques.

Dans ce travail, nous avons identifié une nouvelle mutation du récepteur P2Y12 p. Des expériences de saturation utilisant un ligand radiomarqué antagoniste sélectif du récepteur P2Y12 PSB ont permis de quantifier les récepteurs présents à la surface des plaquettes. N1 dépourvue de récepteurs P2Y12 endogènes. Nous avons confirmé que la mutation p.

Le gène codant pour CXCR4 est quant à lui uniquement exprimé dans des leucocytes et témoigne de la contamination leucocytaire. Actuellement, le Chr-VWF73 est le kit commercial le plus performant malgré un défaut de sensibilité dans le diagnostic du PTT en phase aiguë et un manque de justesse dans la mesure des valeurs détectables. Les objectifs de ce travail sont: La population contrôle comprend grossesses normales. Les paramètres du test de génération de thrombine sont perturbés en présence de traitement anticoagulant.

Les monomères de fibrine présentent de larges variations interindividuelles. Le déficit constitutionnel en facteur F VII de la coagulation se caractérise par une extrême hétérogénéité génétique et clinique associée à un manque de corrélation entre le taux de FVII: C résiduel et la sévérité hémorragique.

De à , les données génétiques et phénotypiques de patients déficitaires en FVII ont été saisies. Seules les données des patients publiés sont accessibles en ligne. Pour chaque dossier clinique détaillé, les patients ont été classés en 4 groupes: Chaque donnée génotypique a été vérifiée, validée et convertie selon la nomenclature HGVS par le curateur de la base.

Onze mutations faux-sens regroupent plus de la moitié des homozygotes. Certains génotypes montrent peu de variation phénotypique: Par contre, la mutation p. La grande hétérogénéité génotypique et phénotypique des déficits rares en facteurs de la coagulation et plus particulièrement en FVII, masque les associations entre certaines mutations et la sévérité du risque hémorragique.

Suite à la mise en place du STIc Expert Hit Stago au laboratoire, et afin de répondre aux exigences de la norme concernant la traçabilité des résultats des tests, nous avons mis en place: Une analyse exhaustive des dossiers cliniques a été réalisée phase inaugurale et suivi. Le traitement curatif de la poussée inaugurale de PTT a fait appel à la plasmathérapie, aux corticoïdes, parfois aux immunosuppresseurs, et à partir de , au rituximab 14 patients.

Le rituximab a été utilisé avec succès en traitement curatif des rechutes chez 7 patients et en prophylaxie chez 3 patients. Le rituximab est un anticorps monoclonal anti-CD20, un nouvel agent émergent pour le traitement de plusieurs désordres auto-immuns et en particulier dans le purpura thrombopénique idiopathique PTI. Tous les malades atteints de PTI selon les critères diagnostiques consensuels [1] suivis dans notre centre entre et ayant reçu un traitement par RTX ont été inclus dans cette analyse rétrospective.

Étude rétrospective concernant 23 patients atteints de PTI chronique dont 20 sont de sexe féminin. Le PTI était chronique et traité par au moins une lignée thérapeutique corticoïdes dose standard ou en bolus, veinoglobuline ou splénectomie… avant la prescription du rituximab. Le délai médian de réponse est de 3 mois 3 semaines-9 mois.

Cependant, son prix reste très élevé ce qui limite son utilisation. Le traitement du PTI reste à ce jour mal codifié.

Les données de patients ont été incluses dans notre série. En effet les taux de rechute ou de non-réponse restent importants et imposent le recours à plusieurs lignes thérapeutiques.

La place de nouveaux traitements comme les agonistes du récepteur de la thrombopoïétine TPO ou les nouvelles thérapeutiques antilymphocytaires B reste à définir. En littérature, on retrouve une prédominance féminine chez les patients de moins de 60 ans, avec un sex-ratio de 2, tandis que celui-ci est de 1,2 pour les plus de 60 ans, chiffres comparables à une étude danoise portant sur plus de patients, retrouvant des sex-ratios respectifs de 2,1 et 1,3.

Les manifestations hémorragiques étaient plus fréquentes et plus graves chez le sujet âgé et ceci peut être expliqué par association fréquente des antiagrégants plaquettaires et des anticoagulants. La réponse aux corticoïdes est moins bonne que celle du sujet jeune et le passage vers la chronicité est plus fréquent. La réponse aux corticoïdes dans notre série était aussi bonne chez les patients âgés que les sujets jeunes mais les complications hémorragiques graves étaient plus fréquentes sachant que ces patients âgés, les antiagrégants plaquettaires et les anticoagulants étaient plus fréquemment administrés.

Frederiksen H, Schmidt K. The incidence of idiopathic thrombocytopenic purpura in adults increases with age. Rieu V, Ruivard M. Purpura thrombopénique immunologique chez les patients âgés. A la phase inaugurale de la maladie, il existe un lien important entre la présentation clinique des patients atteints de PTT sévèrement déficitaires en ADAMTS13 et la physiopathologie de ce déficit.

La connaissance de ces phénotypes clinicobiologiques devrait permettre de mieux orienter la prise en charge thérapeutique initiale. Les patients cirrhotiques sont exposés à la fois à des événements thrombotiques mais aussi hémorragiques. Ce phénomène est croissant avec la sévérité de la cirrhose. Les patients avec une complication inflammatoire ou infectieuse étaient exclus.

La thrombinographie a été réalisée en triplicate dans différentes configurations: Les résultats ont été exprimés sous forme de ratios pour les paramètres de la thrombinographie: Ces formes particulières sont sélectionnées par des critères biologiques phénotypiques: Chez ces patients, une investigation phénotypique et génotypique exhaustive du FW est indispensable au diagnostic définitif de type de MW et leur apporte ainsi un bénéfice direct conseil génétique et prise en charge thérapeutique.

La distribution des types de MW était la suivante: Dans le type 3 transmission récessive , des mutations bialléliques du gène du FW ont été identifiées chez tous les patients sauf deux une seule mutation monoallélique trouvée. Kaolin clotting time and dilute Russell's viper venom time distinguish between prothrombin-dependent and bêta 2-glycoprotein I-dependent antiphospholipid antibodies.

Soixante et onze parturientes ont été incluses dans cette étude. Leur âge moyen est de 30 ans. Les étiologies de la thrombopénie sont variées mais 3 sont prédominantes. La thrombopénie était asymptomatique dans tous les cas. Vingt et une patientes ont reçu une corticothérapie et dix ont reçu une Ig thérapie.

Ces conductrices longtemps considérées sans risque de saignement pourraient présenter les mêmes problèmes que les hémophiles mineurs. Pour évaluer le risque hémorragique des conductrices, nous avons utilisé un questionnaire constitué de différents symptômes hémorragiques permettant de déterminer le score hémorragique de chaque conductrice et de faire la corrélation entre ce score et la fréquence des hémorragies.

Ag peuvent servir de moyens diagnostiques. Les patients étaient connus et régulièrement suivis dans notre service. Les anomalies génétiques chez ces patients avec inhibiteurs étaient différentes.

Les plasmas de 30 sujets sains et de 30 patients non traités par le rivaroxaban ont été étudiés. Les pan-HDAC inhibiteurs utilisés lors des traitements anticancéreux entraînent tous une thrombopénie parfois sévère liée à un défaut de la différenciation mégacaryocytaire et de la formation des proplaquettes.

Le type 2B de la maladie de Willebrand MW est caractérisé par des mutations du facteur Willebrand FW associées à un phénotype gain de fonction. Les patients atteints de MW de type 2B présentent une thrombocytopénie variable, des agrégats plaquettaires dans la circulation et un phénotype hémorragique allant de modéré à sévère. Nous avons généré un modèle murin knock-in en introduisant la mutation p.

VM dans le gène murin du FW souris 2B p. La souris 2B p. VM présente une macrothrombopénie comme observée chez certains patients. Nos données montrent que le nombre de mégacaryocytes MK ainsi que les différentes étapes de la différenciation des cellules progéniteurs érythromégacaryocytaires et prémégacaryocytes sont identiques dans la moelle osseuse des souris sauvages et des souris 2B.

En effet, la quantité circulante de TPO est augmentée dans le plasma des souris 2B. Il y a une hétérogénéité de répartition cytoplasmique des granules. Les granules alpha sont exclus des zones riches en actine, pouvant expliquer cette hétérogénéité de distribution des granules. La capacité des MK à former des proplaquettes a été mesurée dans 3 modèles: Dans les 3 modèles la capacité des MK 2B à former des proplaquettes est altérée. En conclusion, le modèle murin p.

VM reproduit le phénotype de la MW de type 2B. Les macrophages, cellules inflammatoires infiltrées dans ces lésions, jouent un rôle clé sur la croissance et la fragilité de ces plaques via la libération de nombreux médiateurs. Ces résultats pourraient expliquer la néovascularisation accrue observée dans les plaques carotidiennes des patients diabétiques augmentation du contenu en néovaisseaux et en VEGF.

Diverses situations cliniques ont été décrites comme associées à la présence de ces anticorps. Ce travail illustre la grande hétérogénéité du déficit acquis en FV par autoanticorps en termes de présentation clinique et biologique. La limitation majeure de ce système est souvent le manque de tissu spécificité.

Dans les modèles constitutifs, une expression de la Cre dans le compartiment hématopoïétique est rapportée, mais elle semble variable selon les modèles. Comme attendu, dans les modèles constitutifs la Cre est certes exprimée dans les CE mais aussi dans la majorité des progéniteurs hématopoïétiques, avec cependant une expression hématopoïétique variable: Nous avons ensuite développé des souris exprimant la mutation JAK2 VF sous le contrôle de ces différents promoteurs. Ainsi des hémogrammes ont été réalisés à différents âges et la taille de la rate a été mesurée.

Comme attendu, les modèles constitutifs développent un syndrome myéloprolifératif SMP. Les plaquettes proviennent de la fragmentation intravasculaire des mégacaryocytes MK. De plus, contrairement aux plaquettes obtenues en statique, les plaquettes générées dans le flux contribuent à la formation du thrombus in vitro et in vivo.

Une corticorésistance initiale chez patients, une corticodépendance chez 56 patients, dont 19 ont présenté des complications de la corticothérapie HTA, diabète.

Le taux de plaquettes moyen avant la splénectomie était de Cinquante-trois patients ont subi une SPC laparoscopie introduite depuis 2 conversions peropératoires. Les complications en postopératoire immédiat sont rares: Des accidents thromboemboliques sont décrits chez 4 patients, traités par anticoagulants. Après 5 ans 98 patients sont régulièrement suivis, dont 17 en échec.

Le rituximab a été tenté chez 1 patient, sans résultats notables. Malgré toutes les tentatives thérapeutiques, la splénectomie garde sa place de choix dans la prise en charge du PTI.

Le syndrome des plaquettes grises SPG est un syndrome hémorragique congénital plaquettaire. Rare et de transmission le plus souvent autosomique récessive, il est lié à une anomalie des granules alpha, impliquant le gène NBEAL2 sur le chromosome 3p Le traitement repose sur des mesures de prévention du risque hémorragique.

Le myélogramme est pauvre, et en grande partie dilué. Un contrôle sur tube citraté confirme la présence de plaquettes grises. Le bilan montre aussi une augmentation du taux sérique de vitamine B Ce syndrome est souvent sous-diagnostiqué entraînant des prises en charge inappropriées des patients. Un garçon de cinq ans nous est adressé pour thrombopénie résistante au traitement depuis 3 ans. Ses plaquettes ont été étudiées en microsopie électronique et en agrégométrie optique RIPA.

La RIPA était nulle alors que les réponses aux autres agonistes étaient subnormales. Il associe un phénotype hémorragique, préférentiellement cutanéomuqueux, à un déficit, souvent qualitatif, en facteur Willebrand VWF. Il est presque systématiquement associé à une maladie causale, notamment aux syndromes lymphoprolifératifs chroniques, aux syndromes myéloprolifératifs et au rétrécissement aortique.

Son diagnostic et notamment sa distinction avec la maladie de Willebrand sont parfois délicats et les outils proposés dans les arbres diagnostiques ne sont pas toujours accessibles en routine. Nous avons évalué la prévalence des principaux troubles psychiatriques par le questionnaire diagnostic structuré court M. Un total de 1.

Les aCL-G sont associés aux troubles psychotiques. Un suivi spécifique précoce est nécessaire. Pendant longtemps, le phénotype hémorragique a été attribué à une thrombopénie variable à sévère et à une absence des multimères de haut poids moléculaires. VM dans le gène murin du FVW. Le but de cette étude a été dans un premier temps de valider ce modèle par une caractérisation du phénotype hémostatique.

Afin de mieux caractériser les fonctions plaquettaires, la formation du thrombus a été évaluée in vitro en chambre de flux sur matrice thrombogène collagène dans des conditions hémodynamiques qui reproduisent le flux sanguin. Ce modèle semble donc reproduire la maladie humaine, et devrait servir pour approfondir les mécanismes de la thrombopénie associée à la MW de type 2B. Une analyse de la prédiction de ces deux critères cliniques composites par courbe ROC et régression logistique multivariée pas à pas descendante a été réalisée.

Les variations induites de PGF et de sFlt1 sont fortement corrélées. La mobilisation thérapeutique, dans le SAPL obstétrical traité, des facteurs angiogéniques à impact argumenté sur les fonctions trophoblastiques pourrait jouer un rôle dans la survenue des complications tardives de la grossesse, encore trop fréquentes. Son efficacité a été étudiée chez patients présentant une hémophilie A sévère.

Nous avons bien sûr pratiqué des examens biologiques à intervalles réguliers afin de vérifier les taux plasmatiques et calculer le taux de récupération du tuructocog alpha. Nous avons comparé le dosage courant chronométrique en un temps et la méthode chromogénique.

La patiente est incluse dans le protocole APL ATRA, cytarabine, idarubicine permettant la résolution de la coagulopathie et la rémission. La présentation clinique est ici inhabituelle. Quelques cas de thromboses associées à des LAM3 ont été rapportés dans la littérature.

Le facteur tissulaire est mis en cause par son expression sur les cellules blastiques en particulier sur les blastes des leucémies aiguës promyélocytaires , et les cellules endothéliales, rendant ainsi la surface des cellules procoagulante.

Open issues on bleeding and thrombosis in acute promyelocytic leukemia. Bleeding and thrombosis in acute promyelocytic leukemia.

Rivaroxaban and apixaban are non-vitamin K antagonist oral anticoagulants. They are both selective and direct factor Xa FXa inhibitors approved in the prevention and treatment of thromboembolism. Surprisingly, contrary to rivaroxaban, prothrombin time PT is little sensitive to clinically relevant concentration of apixaban. We investigated the existing pharmacodynamic discrepancy between apixaban and rivaroxaban.

We compared kinetics of FXa inhibition in strictly identical conditions pH 7. We evaluated the impact of these kinetic constants through numerical integration techniques simulating PT and thrombin generation assay TGA. Predicted results were compared to corresponding PT or TGA triggered in plasma spiked with apixaban or rivaroxaban.

KI values of 0. These figures were consistent with those obtained through TGA performed in plasma. Simulated PT ratios were also in accord with PT in plasma: Les antivitamines K sont des médicaments encore largement utilisés pour le traitement ou la prévention des événements thromboemboliques, avec une efficacité non contestable en termes de réduction de la morbimortalité cardio-vasculaire. Nous avons sélectionné les patients admis aux urgences avec un INR supérieur à 4, asymptomatiques ou présentant une hémorragie non grave.

Une réévaluation pourra être menée à distance selon la même méthode. Prise en charge des surdosages en antivitamines K, des situations à risque hémorragique et des accidents hémorragiques chez les patients traités par antivitamines K en ville et en milieu hospitalier.

Nous rapportons trois cas de déficit constitutionnel isolé en facteur V chez deux enfants et deux adultes. Les taux du fibrinogène et des plaquettes étaient normaux.

Les contrôles ultérieurs ont objectivé un déficit isolé en facteur V. Enfant de 12 ans avec un allongement du TCA réalisé avant une extraction dentaire.



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Familier avec les questions sociales, dont il suit la marche et le développement chez toutes les nations, M. Depuis le Congrès tenu à Amsterdam, en , le socialisme d'origine germanique tente d'engager les autres écoles dans la voie des doctrines collectivistes.

Des doctrines de cette nature ne tendent à rien moins qu'à bouleverser notre législation, en jetant le trouble dans la société. Espérons donc que le monument législatif qu'est le Code civil, dont l'existence est plus que séculaire et dont l'application n'a cessé de consacrer les grands principes de la liberté individuelle, de l'égalité devant la loi, et l'inviolabilité de la propriété respectée, ne sera pas atteint dans l'assiette de ses puissantes assises, par les novateurs dont la science sociale n'est qu'utopies et qui, dans son application, serait la violation manifeste du droit.

Il est vrai, néanmoins, que des réformes s'imposent, mais dont la nécessité ne saurait être un reproche à l'adresse des auteurs du Code civil. En effet, dans le cours du xix" siècle, les progrès de la science qui ignore bien des secrets que la nature tient en réserve pour les âges futurs , ont apporté un tel degré de richesses et de développement dans l'industrie, la pro-. Quoiqu'il en soit, la transformation de la vie sociale étant un fait accompli, il y a lieu de faire droit à ses aspirations, sagement admises, et de procéder à la révision des textes du Code qui ne sont plus en harmonie avec les idées nouvelles, et à combler les lacunes créées par le développement de l'industrie, et dont la plus importante concerne le contrat de travail, auquel le Code civil n'a consacré que deux articles, dont un abrogé depuis trente ans, en rappelant, comme le dit M.

Remontant le cours de l'histoire, nous sommes transportés en pleine renaissance, grâce à M. Tel est le présent que leur a offert M. Ces lettres nous montrent, d'une part, les sentiments de respect et d'exquise délicatesse que les membres d'une même famille professaient entre eux, et, d'autre part, cet esprit de dévouement et d'abnégation qu'ils pratiquaient pour le triomphe de leur foi.

Mais si le livre de raison, en , est empreint des saveurs de la langue d'Oc ou du roman-provençal, il voit,. Et, en effet, quoi de surprenant? Hâtons-nous de dire qu'il ne s'agit pas d'une querelle confessionnelle l'Eglise et le Roi n'y sont pour rien, dit M. Il s'agissait de dissensions électorales il n'y a donc rien de nouveau sous le soleil , et de l'installation des nouveaux consuls, le conseil de ville étant divisé en deux partis sous le nom de la grande et de la petite croix.

Dans cette émeute, où plusieurs coups de feu furent tirés et les sabres mis au clair, il y eut des blessés, dont l'un assez grièvement, le sr de la Calmette, qui reçut trois balles dans la gorge 1.

Les perturbateurs en voulaient à François de Rochemore, juge-mage, président du présidial et conseiller d'Etat, et au premier consul Maltret, qu'on voulait pendre au mûrier existant dans la cour de la maison consulaire. Nous assistons, le 15 mars , à la première délibération du conseil politique. Dans cette assemblée règne le plus grand ordre. Tous les membres témoignent de leur fidélité au roi, et, au nom de la liberté, sans amertume et.

Ne citons, parmi les revendications populaires, que les deux principales, et qui paraissent bien légitimes Suppression, pour le seigneur du lieu, du droit de possession des terrains d'alluvion provenant des crues et divagations de la rivière du Gardon, avec la liberté du droit de navigation, sur cette rivière, sans redevance aucune. Pendant quelque temps encore on parle affaire au sein de la communauté mais les événements se précipitent les idées les plus avancées se font jour.

On ne rêve que fêtes civiques. On ne parle que de citoyens à dénoncer à l'accusateur public, et l'arbre de la liberté, planté à côté de l'église, devenue le temple de la raison, est appelé le phare de la vraie lumière 1. De nos jours, les historiens multiplient leurs études sur cette époque de complète transformation sociale, on est avide de la connaissance des faits vécus qui s'y rattachent; le nom d'un homme public, jeté au cours d'un récit, éveille un souvenir, un épisode de cette troublante époque, et c'est ainsi que la publication qu'a faite M.

Voici, en effet, ce qui advint à M. Paul-Ange de Labaulme, maréchal des camps, membre de l'Académie de Nimes.

Dénoncé comme suspect, il fut incarcéré. Un séquestre de ses biens fut nommé le citoyen Jean Bourdoux , l'inventaire fut fait, les scellés apposés 1. Le revenu du ci-devant noble fut fixé et arrêté à la somme do 6. Il resta huit mois, vingt-trois jours, sous les verrous, et comme l'arrêté des représentants du peuple Goupilleau et Perrin fixait le prix d'une journée de prison, frais généraux de nourriture, garde, etc.

Comme on peut en juger, la carte à payer était bien conditionnée, elle l'était à tel point que si la détention avait duré un peu plus longtemps, même moins d'un an, le fisc, ne pouvant trouver un aliment suffisant dans le revenu de 6.

Quoiqu'il en soit, il y a tout lieu de penser que le ci-devant de Labaulme ne réclama pas qu'il dut même se trouver satisfait et heureux de ne pas aller plus avant dans la connaissance des procédés mis alors en pratique à l'égard des réfractaires aux soi-disant bienfaits de l'émancipation humaine, par le triomphe de la raison immortelle.

L'évocation de ces souvenirs, déjà lointains, semble cependant les rapprocher de nous au moment où le cycle s'ouvre à nouveau, et que certains points, qui en forment et marquent le cercle, reflètent le passé.

L'obsession est constante chez les esprits qui fouillent sans cesse dans l'histoire, et M. Jouve donne lecture des. Georges Maurin donne connaissance de quelques fragments d'un manuscrit qu'il publie sous le titre Journal d'un bourgeois de Nimes, sous le premier Empire. Nous avons aussi à citer M. Georges Maurin qui ont entrepris la publication des souvenirs du marquis de Valfons, comte de Sebourg, s'étendant de à A ce sujet, M.

Clauzel, secrétaire perpétuel, donne lecture de quelques fragments de la notice de M. Dans ce même ordre d'idées, des souvenirs du passé, disons enfin que nous avons communiqué à l'Académie une nouvelle, dont nous possédons le manuscrit, qui fut rédigée, en , par Paul-Ange de Labaulme, membre de l'Académie de Nimes, à l'occasion de la mort de Mme Favart. Gustave Fabre, qui a suivi, à Paris, les travaux du Congrès des Sociétés savantes, nous rend compte de ses impressions et des utiles enseignements qu'il a recueillis.

Son rapport, écouté avec le plus vif intérêt, a mis l'Académie à même d'appréciertout ce qui peut se dégager de ces assises tenues par le monde savant, où les conceptions de l'esprit, appliquées à toutes les connaissances, peuvent apporter de bien dans la marche de l'humanité vers l'ordre moral et matériel, et aussi à la consécration de nos meilleures traditions nationales. L'examen des découvertes scientifiques, les études de droit et la connaissance des faits historiques, quelqu'intéressants qu'ils soient, ne doivent pas nous faire perdre de vue la Poésie, si chère à nos devanciers.

Emile Reinaud, en quittant le fauteuil de la présidence, remercia dans les termes d'une exquise poésie qu'il appela Chant du cygne du Président, qui a été suivi de chants de plus en plus harmonieux. Ses sonnets neigeux et sa poésie aux arènes de Nimes, ont été très appréciés et vivement applaudis, ainsi que le toast en vers, plein d'à-propos, qu'il porta au banquet offert à M. Paul Révoil, ambassadeur, à l'occasion de l'inauguration du monument élevé à la mémoire de son père.

Gavarnie au cirque gigantesque, avec ses neiges éternelles Roland et sa Durandal àla brèche immortelle les cascades se transformant en poussière irradiée aux rayons du soleil les lacs les Gaves, aux eaux tumultueuses et bondissantes aux travers des roches disloquées, qui, finalement assagies, glissent calmes et silencieuses dans leur lit, en donnant au paysage un aspect de mystérieuse beauté.

Gai donne lecture de quelques poésies de M. Michel Jouffret, ancien professeur de philosophie au Lycée de Nimes, puisées dans un volume de poésies posthumes, couronné par l'Académie Française. Raymond Février, sans cesse inspiré par sa muse, donne en lecture de nombreuses et élégantes poésies, aux souvenirs moyennageux, et les sonnets formant celle intitulée Foulque Nerra fut lue en séance publique.

Bondurand est toujours inlassable dans ses études et recherches, et, bien que couvert par le privilège de l'honorariat, il ne cesse de s'occuper de l'Académie, qu'il a servie avec tant d'ardeur, par des travaux d'un réel mérite, communique la liste des diplômes Carlovingiens et Capétiens, de Charles le Chauve à PhilippeAuguste, conservés aux archives du Gard. Elie Mazel cherche à faire revivre. La Haye vous a soumis trois plans en héliotypie de l'oeuvre architecturale un château d'eau , avec laquelle M.

Fernand Janin, notre pupille, a obtenu le premier second grand prix de Rome. La compagnie a été heureuse de constater que M. Janin avait su profiter des faveurs dont il est l'objet, et l'en félicite. Clavel, que préoccupe toujours l'avenir de notre empire colonial, qui a éveillé en lui des appréhensions patriotiques, ne perd pas de vue les questions qui touchent de plus près à l'avenir de la famille dans la con-. Et, pénétré de l'importance de cette question, il a communiqué à l'Académie, dans sa séance du 29 décembre dernier, le commencement d'une étude sur L'art de placer et gérer sa fortune, d'après M.

Cette étude est pleine d'utiles appréciations et de sages conseils donnés aux divers degrés de l'échelle sociale. Car il faut bien admettre, en effet, que le gros financier, le modeste capitaliste, l'industriel d'ordre inférieur ou l'artisan, tout en apportant, dans la manière de vivre qui leur est propre, les mêmes principes d'économie, qu'impose l'existence d'une vie sagement contenue, quelle que soit son opulence, n'useront pas des mêmes moyens dans la gestion de leur fortune.

Dans la première partie de sa communication, M. Clavel ne traite, comme M. Leroy-Beaulieu, que la question des placements, qui ont subi, depuis un demi-siècle, sous l'influence du développement de l'industrie et de ses découvertes, de profondes modifications dans leur assiette, et il signale notamment les placements en terres, comme n'étant plus, ainsi que le dit le savant économiste, M.

Leroy-Beaulieu, la tente dressée pour le sommeil l'exploitation et le rendement des biens ruraux expirant sous le poids des charges énormes auxquelles ils doivent faire face, alors que les pouvoirs publics semblent se désintéresser de cette capitale et vitale question.

Bruneton, familier avec les questions économiques, financières, industrielles ou agricoles, qu'il traite avec une haute compétence, nous a entretenus de l'Argentine et a lu la monographie de la ville d'Aimargues, par M. Ce travail a vivement intéreBsé notre compagnie, qui s'est empressée de décerner à son auteur le titre de correspondant. On s'étonnera, sans doute, que nous arrivions à la fin de notre compte rendu sans avoir parlé de l'archéologie, de cette science de l'antique, si captivante, qui permet de vivre dans le passé en reconstituant, au moyen des vénérables débris qu'on exhume du sol, savamment interrogés,.

On s'en étonnera d'autant plus, que l'archéologie trône en souveraine au milieu de nous les sentiments d'admiration et de pieux respect que nous lui prodiguons ne sont-ils pas constamment soutenus par la présence des restes antiques qui frappent et émerveillent nos regards? Chaque fouille, qu'on pratique dans le sol, n'apporte-telle pas les effluves du passé, en nous faisant espérer la découverte d'un nouveau témoin de notre antique histoire?

Mais si l'art de bâtir sommeille, laissant les archéologues à leur méditation, il a été beaucoup parlé, à notre grande joie, de l'architectonique qu'ont affirmée, si élégamment, dans le cours du xixe siècle, nos compatriotes Espérandieu et Henri Révoil, et c'est en rendant les honneurs publics à ce dernier qu'a été marqué le triomphe de l'architecture.

Elle mérite bien tout ce qui a été dit, si éloquemment, sur son compte, par les savants et t distingués maîtres ès-arts, qui furent envoyés par le gouvernement pour le représenter, et fêter la mémoire de notre vénéré confrère.

N'est-elle pas, en effet, la science par excellence l'art le plus noble, puisqu'il résume le vrai, le beau, le bien? Ne synthétise-t-elle pas toutes les civilisations? Ne concrétise-t-elle pas tous les arts? N'est-elle pas la manifestation d'un idéal? Telle, par le Temple, a été l'origine de l'art, dont l'heureuse fécondité ne fera que s'accroître, en atteignant les hauteurs du sublime, quand il s'agira du Temple chrétien. Cela posé, suivons par la pensée, si vous le voulez bien, l'architecte dans l'enfantement et le développement de ses multiples et variées créations.

Mises à exécution les fondations émergent du sol les murs s'élèvent, les colonnes se dressent. L'ossature du Temple est complète, saisissante, pleine d'harmonie, mais fruste, froide et rigide il faut l'affiner, l'embellir 1 C'est ici que le 'sentiment de l'esthétique du génie créateur va se développer et devenir puissamment tributaire de l'ceuvre qui s'érige, et il apparaîtra plein de goût t et de finesse dans les délicates moulures qui orneront les grandes lignes du Temple, provoquant ainsi les premiers sourires de l'art naissant.

A ces moulures, gracieusementgalbées, succèderont des arabesques et des rinceaux plantureux. Le lierre le volubilis, le houx et la vigne, courront avec légéreté sur la surface des frises et des tympans. Décoration simple, pleine de caractère, émaillée de chapiteaux à la végétation de Lotus ou d'Acanthe, couronnant fièrement les majes-.

Point satisfait, et poussant plus loin son idéal, l'architecte peuplera la solitude de son temple de l'image des dieux ou bien de celle des citoyens ayant rendu des services à la patrie, et la statuaire aura pris naissance 1 Bien qu'amenée à ce degré de perfection, son oeuvre ne parle pas suffisamment à son âme d'artiste; elle est triste; rien ne l'idéalise, ne réchauffe l'imagination, mais son génie créateur, dans sa fécondité, lui suggérera l'emploi des couleurs, des ors, des pierres précieuses, des gemmes Ce sera d'abord une série de simples filets, tracés suivant une gamme harmonieuse, faisant valoir discrètement les moulures et les plans sur lesquels la haute et expressive peinture étalera ses poétiques conceptions.

Là se termine le stade des créations païennes. Elles ont atteint l'apogée de leur gloire; leur décadence suit de près, et les ruines avec L'ère chrétienne fait son apparition l'architecte, sous les inspirations de la foi nouvelle, harmonisées avec le beau, spiritualise ses conceptions. Les fresques et les décorations les plus remarquables, ne suffisent plus aux élans de son génie. Voilà, à grands traits, ce qu'est l'architecture, résumant, absorbant toutes les branches de l'art, dont elle a provoqué l'éclosion sublime sous toutes ses formes.

Vous me pardonnerez, Mesdames et Messieurs, cette longue digression sur l'art, mais, fier de notre profession, nous la lui avons consacrée, pour bien établir que celui,. Quelle serait notre satisfaction si nous pouvions rester sous le charme de ces impressions sereines et terminer là notre tâche, mais pouvons-nous laisser dans l'oubli ceux de nos confrères que la mort nous a ravis?

Ne leur devons-nous pas un souvenir ému? La liste funèbre sera longue, car les brèches faites à notre compagnie ont été nombreuses et douloureuses, pendant l'année qui vient de s'écouler. Dès le mois de janvier, la série des deuils s'ouvre par le décès de M. Joseph Simon, membre résidant; c'était un érudit, féru en la science hébraïque un infatigable chercheur, fouillant sans cesse dans les archives municipales, dont il avait la garde, au plus grand profit de l'Académie à laquelle il communiquait ses heureuses découvertes.

En février, c'est un vétéran qui s'éteint. Verdier pendant de longues années avait rempli, avec un zèle des plus louables, les fonctions de trésorier, auxquelles s'ajoutait le mérite de travaux intéressants, dont il entretenait ses confrères. Dans les premiers jours de juillet, M. François GermerDurand, architecte du département de la Lozère, membre non résidant, est subitement enlevé à l'affection de sa famille.

François Germer-Durand avait marqué son passage comme correspondant d'abord, puis comme membre résidant, [par d'utiles travaux relatifs à notre histoire locale. Le mois d'octobre est marqué par un deuil qui émeut la société nimoise. Hérisson, ingénieur, professeur à l'Institut national agronomique, membre résidant, était victime de la science à laquelle il ne cessait d'apporter d'utiles et savants perfectionnements, et mourait des suites d'un terrible accident d'automobile.

Les travaux de M. Cette tombe était à peine fermée qu'un décès frappe et atteint non seulement l'Académie, la ville entière, mais aussi le monde des lettres, en la personne, si nimoise, du poète Alexandre Ducros, qui, malgré les soins les plus assidus et les plus touchants, a été enlevé à l'affection des siens et de ses admirateurs. Pendant longtemps, à nos séances publiques, l'absence d'Alexandre Ducros rappellera les fines et délicates poésies qu'on était heureux d'y applaudir.

Le souvenir de ces pénibles épreuves, si souvent renouvelées, a été tempéré par des heures d'agréables et douces satisfactions, à l'occasion des distinctions honorifiques qu'ont obtenues plusieurs membres de l'Académie. C'est d'abord Mme Garidel-Alègre, correspondant, qui prend rang parmi les officiers de l'instruction publique. Parmi les membres honoraires, M. Cheysson, inspecteur général des ponts et chaussées, est élevé à la dignité dc commandeur de la Légion d'honneur, et M.

Gabriel Ferrier est élu membre de l'Institut. Dessaux, professeur au Lycée de Nimes, membre résidant, est nommé proviseur du Lycée de Tournon, Cette distinction, dont il a été l'objet, n'a pas rompu le lien qui l'unissait à l'Académie, puisqu'il passe dans le cadre des membres non résidants, en remplacement de M. Enfin, tout récemment encore, ont été l'objet d'une distinction bien méritée.

Pour combler les vides qui s'étaient produits, l'Académie, respectueuse de la tradition, objet de son constant souci dans le choix de ses membres, que doivent entourer l'estime publique et le mérite de leurs travaux, a élu membres réaidants. Albert Donnedieu de Vabres, homme de lettres Albert Hérisson, ingénieur, qui, hélas, n'a fait que passer. Tel est l'héritage que l'année offre à ses aînées, espérant qu'elles daigneront le recevoir et le juger favorablement. A la tête du mouvement, l'Académie de Nimes s'est toujours distinguée par l'hospitalité généreuse qu'elle n'a cessé d'accorder aux communications intéressant nos Monuments et Collections.

Elle a fait plus encore. Non contente de stimuler le zèle des chercheurs, elle a voulu donner, chaque année, à tous nos concitoyens soucieux d'agrandir le commun patrimoine, un témoignage public de sa satisfaction. Au nom des Musées archéologiques, au nom de tous ceux qui bénéficient dc ses libéralités, j'ai donc, en premier lieu, l'agréable devoir de remercier l'Académie pour sa constante sollicitude.

J'ajoute que tant d'efforts n'ont point été vains, et que notre domaine artistique et scientifique s'accroit tous les jours de dons aussi importants que variés. Je signalerai, entre toutes, le fameux autel à la Lune et à Isis, longtemps encastré dans les vieux murs du château de Manduel les deux grandes inscriptions funéraires du pont de Couloures, à Margueriltes —l'autel à Jupiter et à la Terre Mère, de Clarensac les deux autels à Minerve, trouvés dans les fouilles récentes de Combas le curieux autel à la Fièvre quarte, et plusieurs épitaphes dont une de gladiateur.

D'autre part, les vitrines de nos Musées se sont embellies d'une quantité considérable d'objets provenant de fouilles effectuées sur divers points de notre vieux sol nimois.

Avant son entrée dans Nimes par la Porte d'Auguste, la grande Voie Domitienne formait comme une sorte de Via Sacra, bordée de chaque côté d'une ligne ininterrompue de monuments funéraires.

Nos plus beaux spécimens de verrerie viennent de là. Tout dernièrement encore, cette série s'enrichissait de la presque totalité des céramiques et objets divers recueillis par le regretté capitaine Vigne dans ses fouilles du chemin de Beaucaire.

A l'extrémité de la Plateforrrae, le déblaiement d'une ancienne carrière romaine mit à jour de nombreux et beaux fragments qui, réunis à la Maison Carrée, nous montrent à quel remarquable degré de perfection était parvenue l'industrie dès le début de l'empire romain.

A côté de ces derniers, on peut admirer la magnifique aiguière en verre bleu et une foule d'autres objets curieux que nous devons également à la générosité d'un de nos concitoyens. Enfin, les fragments d'architecture et de sculpture s'accumulent dans les galeries de nos Musées, bientôt trop étroites pour les contenir tous.

Un certain nombre viennent de ce fameux quartier de Saint-Baudile, mine inépuisable, qui nous réserve encore bien des surprises. Messieurs, cette abondante moisson justifie le grand nombre de récompenses décernées, cette année, par l'Académie. Si cette liste s'allonge considérablement, nous sommes loin de nous en plaindre, car elle est une.

Il est un peu de mode, aujourd'hui, de railler les archéologues. Loin de prendre la chose au tragique, nous sommes les premiers à nous divertir des traits qu'on nous décoche de temps à autre. Mais, pécheurs endurcis, nous n'en persistons pas moins dans nos anciens errements, car nous savons bien que ceux qui rient aujourd'hui de notre a innocente manie seraient, le cas échéant et avec bien plus de raison cette fois, les premiers à blâmer notre négligence coupable.

Ils nous montrent nos ancêtres à la recherche d'un idéal de perfection toujours plus élevé. Par eux, nous assistons, en quelque sorte, à l'effort lent et obscur qui a fini par créer la société moderne.

Les détruire ou simplement les négliger, serait un crime que la postérité ne nous pardonnerait pas. Notre Concours de , clos le 31 décembre dernier et dont nous avons à rendre compte, avait pour objet l'histoire de la Révolution dans notre département. Le programme en est libellé en ces termes. Des commissions officielles fonctionnent dans chaque département pour rechercher les documents relatifs à cette période de notre existence nationale. Le sujet que nous avons donné était donc d'une utilité véritable et actuelle.

Notre espoir de provoquer et d'obtenir quelques travaux intéressants n'a pas été trompé. Nous avons reçu deux manuscrits. Si le nombre des concurrents n'est pas considérable, la contribution à notre histoire locale ne manque pas d'importance. C'est un manuscrit de 39 pages sur papier écolier. Chabran Catherine Pignard, petite-nièce de Louis. De ce détail généalogique naît en mon souvenir un rapprochement qu'il me paraît convenable de noter.

Il en ressort l'importance de la famille dont je me suis occupé et de celle que notre concurrent a voulu mettre en lumière. L'histoire se fait de la suite des événements et s'élucide de leur combinaison.

Quand j'ai étudié notre grand peintre Charles-Joseph Natoire et sa famille, j'ai dû les suivre à Arles. Auprès d'eux, j'ai rencontré la famille Véran et notamment celui des fils dont je viens de transcrire cette biographie réduite à quelques mots.

J'ai connu et raconté leurs relations en la partie qui se rapportait à mon étude et qui lui était utile. Je me borne à renvoyer à cette courte notice ceux qui en auraient la curiosité.

II était né le 17 juin Il fut ordonné prêtre en , et tout de suite se trouva mêlé au mouvement révolutionnaire. Le 30 janvier , après bien des hésitations, il prêta. Après avoir échoué, le 30 octobre , aux élections pour la cure de ce pays, il vint à Nimes, où nous le trouvons, vers la fin de cette année , vicaire à Saint-Bau.

Cette paroisse n'était plus alors qu'une succursale de Saint-Denis, établie dans l'église des Pères Capucins. Le 13 mai , il est élu, par ses concitoyens, curé d'Albaron, en Camargue, par 26 voix sur 36 mais il n'a jamais occupé ce poste qui fut offert bientôt après, le 23 juin, par l'Evêque constitutionnel à l'ancien Trinitaire Charles Amy.

Peut-être est-ce à cette coincidence, comme nous le verrons, que nous devons le choix de ce sujet par l'auteur. Vers la fin du mois de mars , l'abbé Louis Véran est obligé de quitter Nimes pour retourner à Arles dans sa famille. Les quatorze lettres conservées et retrouvées ont fourni au concurrent la plus grande partie de la matière de son travail. Nous y voyons la fermeture des Eglises, l'établissement du culte de la Raison, les prêtres cessant leur culte peu à peu partout, les inventaires, et le reste l'abbé, obligé de quitter sa maison louée à un tiers, retourne à Arles.

Nous croyons lire la relation de faits contemporains. Le 31 mai , a lieu la déprêtrisation des citoyens Léger, Clastre, Véran et autres. Sans vouloir, faute de temps, résumer tout l'ouvrage, je me borne à de rapides indications.

Elles noua montrent ou nous rappellent que l'histoire est un perpétuel recommencement et que la roue tourne sans cesse dans le même cercle, toujours plus ou moins vicieux, au dire des partis successivement vaincus. La guerre religieuse touche à sa fin, continue l'auteur. Nous sommes au lendemain de la victoire de Marengo.

Enfin, le Concordat entre Napoléon Bonaparte, premier consul de la République, et le Saint-Siège est conclu il est proclamé solennellement, le 23 germinal an X 18 avril , dans l'église Notre-Dame de Paris. Le souvenir de ces faits est bien susceptible de les réconforter et d'adoucir le chagrin de ceux que désespèrent et qu'affligent de récents évènements.

Le e préfet des Bouches-du-Rhône n'agréa pas ses services. II lui reprochait ses nombreuses variations. Cependant, en , l'autorité diocésaine de Marseille confia à l'abbé Véran la petite paroisse des Accates, dans la banlieue de la ville. Entre son séjour à Nimes et sa rentrée en paroisse, une existence toute nouvelle avait pris l'abbé Louis Véran. Non agréé, comme nous l'avons dit, pour la paroisse de Fontvieille , l'abbé Louis Véran continue à se livrer. C'était bien l'occupation qui lui convenait le mieux.

Il avait, dans cette ville, rue Vinsargues, près des Cordeliers, un de ses frères, Pierre-IIilaire, qui y vivait du produit de son commerce et dont la présence l'y avait attiré.

L'auteur véridique ne dissimule rien de son sujet. Lettre du 12 novembre D'autre part, pour donner une idée d'ensemble de cette physionomie et pour compléter cette figure, je dirai que l'auteur du mémoire a raison de noter, à l'actif de son personnage, un trait de caractère qui ne laisse pas de l'honorer.

Je vous prierai même de me pardonner si je me suis un peu oublié en prolongeant mon incursion sur ce mémoire. Mon excuse est dans l'intérêt que nous devions trouver ensemble au souvenir de cette histoire essentiellement locale. Pour me faire absoudre, je vais compenser ces longueurs, point inutiles ni fastidieuses, d'ailleurs, par une exacte brièveté, sans préjudice toutefois pour ceux dont il va me rester à vous parler après avoir rapidement conclu sur ce sujet.

S'il donna, un moment, des gages à la x Révolution, c'est par entraînement, par imprévoyance, c'est surtout par manque de fermeté. Les événements n le surprirent, il n'y était pas préparé. Enfin, la longue o période de paix que nous révèlent les années d'enseio gnement est une preuve nouvelle que i'abhé Véran a n'était pas fait pour la lutte et le combat.

Et nous, pour résumer notre opinion et notre jugement sur le concurrent et sur son travail, nous ne le chicanerons pas pour un détail en passant. Nous ne le rangerons point parmi les adeptes de la simplification de l'orthographe pour ce qui est sans doute un lapsus calami, qui a été cependant remarqué et noté. Abdica, au lieu de abdiqua, dans la note au bas de la page 10 du manuscrit. Leur nom leur venait de ce qu'au début ils se réunissaient dans la maison du chanoine Giffon sur une partie de l'emplacement du théâtre antique.

D'où Giffon, Siphon, Chiffon. Ils avaient pris comme emblême un petit SïphoM. Par contre, nous remercierons l'auteur d'avoir rappelé ou mis au jour des faits spécialement nimois. Elle montre quelque érudition de sa part. Nous le louerons également de la simplicité et de la sobriété du langage, de la franchise et de la loyauté du récit, de l'impartialité du jugement, de la rectitude enfin et de la justesse de ses appréciations.

Connaissez-vous l'histoire du dessinateur John Davidson? Mais la notice sans lacunes qu'il a consacrée au mince abbé Véran s'élargit avec les circonstances auxquelles fut mêlée la vie de son personnage. Encore une fois, nous l'en remercions.

Jean Pierre Chazal est né à Pont-Saint-Esprit Gard , le 1er mars 17f6, et décédé, après bien des vicissitudes, le 23 avril , en Belgique. Sa vie, qui futmê ée aux grands actes de la Révolution française, nous intéresse donc doublement, et par le rôle du personnage et par sa qualité d'enfant de notre département.

Le plus grave défaut de ce mémoire est la difficulté de sa lecture, dont il faut incontestablement accuser d'abord l'écriture de son auteur, très fine et cursive à l'ordinaire, cela se voit, ici plus fine et plus rapide encore, ensuite et beaucoup à la hâte imposée par le délai du Concours auquel l'auteur paraît s'être décidé tardivement, Pressé par le temps, sans doute, il n'a pas eu le calme et le loisir nécessaires pour mettre au point un travail de cette ampleur, pour bien en ordonner la composition, pour l'établir définitivement et le présenter sous une forme achevée.

C'est, actuellement, une suite de documents, fort intéressants, à coup sûr, et de poids, parmi lesquels nous en avons remaqué c'est leur cachet d'authenticité et d'utilité de la main même qui nous est bien connue de l'un de nos confrères les plus érudits et les plus obligeants 1.

Ne dirait-on pas, à première vue, que ces pièces se suivent sans autre liaison que l'ordre chronologique, sans autre transition que leur succession même, sans autre soudure c'est une spirituelle observation qui a été faite, sans malice assurément, et que, sous cette affirmation, je me permets de répéter que la ficelle qui retient les feui lets et qu'une main officielle a dû, prudemment, dans l'intérêt de l'oeuvre et de l'auteur, piquer et nouer, au reçu du paquet, pour en éviter l'éparpiHement?

Je n'entreprendrai pas même de résumer ce mémoire Cela serait fort instructif mais cela nous mènerait trop loin. J'espère, du reste, que les friands de notre histoire locale pourront le trouver, achevé comme le précédent, dans nos publications, où l'Académie a la pensée de les accueillir.

Je ne saurais faire mieux que d'y renvoyer et trop engager à les y chercher. Si le temps me pressait moins et si la lecture en était plus facile, je vous montrerais volontiers les motifs de l'adhésion au 18 Brumaire la nomination au Tribunat la transformation du conventionnel en baron Chazal la mort de Chazal.

Je signale ces passages aux futurs lecteurs qui ne manqueront pas d'en être frappés et de s'y arrêter. Pour ceux qui n'auront ni la possibilité ni le loisir de recourir au texte complet de cette étude, maintenant que la.

On sait comment Bonaparte, pris d'une frayeur irréfléchie, se réfugia à demi. Rencontrant Siéyès dans sa voiture, Bonaparte, qui ne savait quel ordre donner, lui demande ce qu'il faut faire. Lorsque, à neuf heures du soir, Lucien, réunissant quelques fidèles, rouvre la séance à l'Orangerie, il trouve à ses côtés Chazal. Je proposai, nous dit ce dernier, la loi dont la conception m'appartient, qui créa le Consulat provisoire et les Commissions législatives constituantes.

Son administration dans les HautesPyrénées fut digne d'éloges. Un arrêté des Consuls de l'an XI avait mis à sa disposition, sans obligation d'en rendre compte, l'argent des jeux du département.

Chazal le fit appliquer aux hospices des eaux du dépaitement. J'aimai beaucoup mieux ce que toute ma D conduite avec lui le força de dire de moi, comme ont dit tous x ceux qui me connurent, que j'étais un très honnête homme. Mais la délivrance est proche la Révolution de juillet va rouvrir à ChazaI les portes de la patrie. Dès le 13 août, il rentre en France et il vient s'installer à Paris, 30, rue Grange-Batelière son rôle est fini.

Ses fils sont fixés en Belgique l'un d'eux y deviendra Lieutenant général du Roi, ministre de la guerre. Les affections qu'il a en Belgique appellent fréquemment Chazal en ce pays et c'est dans un de ces voyages qu'il meurt à Bruxelles, le 23 avril 18M. Quand l'auteur remaniera son travail, qu'il se souvienne de ce conseil et qu'il le mette en pratique l'Académie se permet de le lui donner à la suite des observations inspirées par l'examen de son manuscrit.

Il manque surtout quelques pages d'introduction pour donner la physionomie du personnage et le situer quelques recherches sur son milieu, sa famille, sa jeunesse, qui ont dù préparer à Pont-Saint-Esprit sa carrière politique. A défaut de cette sorte d'introduction, les documents nous intéressent moins, semblant s'appliquer à un être abstrait qui ne tombe pas sous nos sens. II faudra aussi et certainement l'auteur s'en préoccupera, s'il n'a pu le faire encore , des points de repère, des divisions, des chapitres.

Ici, le concurrent ne pourrait être suppléé. Cette diversité de qualités, de lacunes et d'imperfections, qui se balancent et se compensent, a sans difficulté dicté notre jugement. II peut être accordé des mentions honorables. Nous avons donc accordé deux mentions honorables avec partage égal de la somme de francs affectée au concours.

C'est évidemment une pensée de décentralisation, l'utilité et l'honneur de notre petite patrie qui ont inspiré le testateur. Telles sont les indications précises qui ont été formulées par lui, les conditions impératives qu'il a imposées à sa fondation.

Nous inspirant de son désir et nous soumettant à l'expression formelle de sa volonté, noua avons précédemment récompensé la sculpture, la peinture, l'archéologie, la spéléologie. Cette année, nous avons été sollicités par la littérature, le théâtre, la peinture, le dessin, l'histoire, l'économie politique, l'agriculture. Son succès éclatant et durable la mettait hors de pair. On y lit notamment: Ainsi la pièce ne pouvait se réclamer auprès de nous, pour obtenir le Prix Jules Salles, ni de son origine, ni du lieu de sa conception, de sa gestation, de son élaboration, ni du lieu de sa naissance et de son apparition au monde, ni du milieu et du décor dans lequel elle se manifeste, elle évolue et brille.

Elle voit le jour, s'établit et triomphe sur une scène parisienne, se produit et se meut dans un décor russe. Elle va, parait-il, se montrer en Amérique. Elle ne nous a pas même donné l'occasion, comme tant d'autres succès de théâtre, en un plus ou moins rapide passage, de la voir, de l'apprécier, de l'applaudir sur notre scène nimuise.

Nous le réclamons hautement pour la joie et l'orgueil de notre ville qui lui a donné le jour. Elle est heureuse, elle est fière de ce jeune et déjà très habile et réputé homme de théâtre. Mais l'Académie de Nimes dont je suis le porte-parole officiel et dont je voudrais être l'interprète plus persuasif et éloquent tient à saluer publiquement, en cette séance.

L'hésitation n'a pas été longue sur les concurrents qui restaient en présence. Toutes les candidatures se sont évanouies ou ont été retirées devant celle qui finalement a triomphe. Tous se rapportent aux suspects du seul canton de Roquemaure en Une autre candidature avait seule résisté jusqu'au dernier moment. II s'agissait d'un Cours méthodique de composition décorattue, par F.

Telles sont les conditions dans lesquelles la solution est intervenue. A peine prise, notre décision a été incontinent divulguée comment?

De la discussion et de l'attaque au blâme, il y a peine un petit pas il a été lestement franchi. Dieu me garde d'entrer en polémique. Je ne peux pourtant pas, en séance liublique, négliger d'exposer les circonstances de la cause et de déduire les motifs de notre jugement. Les discussions ne naissent-elles pas toujours faute de s'entendre sur les définitions, sur les. Qu'on excuse ces détails exceptionnels ils sont rendus nécessaires par les circonstances toutes spéciales qui me pressent de les fournir pour édifier notre souverain juge, le public.

Avec cette presque unanimité, le résultat favorable à M. Jean Vidal n'était pas douteux. Ainsi proclamé, il devait être soumis à l'assemblée générale de l'Académie en sa prochaine séance pour qu'elle prononçat en dernier ressort. Ce jour arrivé, les partisans de M.

Ils s'y rendaient loyalement, habilement aussi, afin sans doute de se ménager une victoire future. Le détail annoncé de cette publication, avec l'importance relative de ses diverses parties, justifie amplement cette opinion. Et on a remis à plus tard une nouvelle présentation de la candidature qu'on retirait cette année.

L'Académie n'avait, évidemment, après ces explications, qu'à prendre acte de cette catégorique et sage déclaration de désistement.. Celui qu'en dernière analyse nous avons résolu de couronner restait donc seul dans l'arène, par conséquent le maitre du champ de bataille.

Pour me servir d'une formule qu'en l'espèce me suggère une insinuation plus malicieuse, quoiqu'on en ait, que spirituelle, les quarante hommes d'esprit de l'Académie française n'auraient, à coup sûr, fait ni mieux, ni autrement. L'erreur des critiques vient ici de la confusion qu'ils ont faite des Concours et des Legs, de leur complète ignorance, pour ceux-là, des programmes imposés, de leur oubli total, pour ceux-ci, des dispositions expresses que les testateurs nous ont commandé d'appliquer.

Au demeurant, l'assentiment et la ratification donnés à notre décision par les concurrents eux-mêmes ou leurs patrons nous consolent tout à fait ils calmeraient absolument les scrupules de notre conscience, si, dans ces circonstances, elle en pouvait avoir.

L'auteur est d'Aimargues il a travaillé à Aimargues et il ne pouvait guère mener à bien son travail ailleurs. Nul n'a pu contredire ce point et ne s'est avisé de le faire, pas même l'auteur, comme M. Edmond Guiraud pour son Anna Karënute. Paris, librairie des Sciences agricoles, Charles Amat, éditeur, 11, rue de Mëzières, pages.

Dans la première, on trouve Histoire générale de la Commune. Analysé devant notre Compagnie par notre excellent et érudit confrère, M. Bruneton, qui, avec raison, l'a beaucoup vanté annoncé avec détail et grand éloge dans la Revue du Midi 1 par son Directeur avisé, M. Uruneton, l'ouvrage de M. Jean Vidal ne pouvait manquer de remporter le Prix Jules Salles, que nous lui avons octroyé, en lui appliquant exactement les termes employés par le testateur pour le choix et la désignation du lauréat 3.

Jean Vidal suscitent des imitateurs de sa louable initiative pour les autres localités de notre département. Il publie, en première page, un article de M. L'auteur cite, a l'appui de sa thèse, des fragments importants et dont il affirme au besoin la valeur du livre récent de M. Jean Vidal, un méridional. Ce serait un argument de plus et de poids en faveur de notre lauréat. Pour la première fois, cette année, la musique a été admise à bénéficier de la faveur de la fondation Maumenet.

Un de nos jeunes compatriotes a eu la chance d'attirer notre attention sur cette intéressante branche de l'art. Elève de la classe de violoncelle, instrument si utile et un peu trop négligé, au Conservatoire de Paris, il est des plus heureusement doués. Ses qualités naturelles cultivées par un travail assidu et plein de discernement lui ont déjà acquis des succès qui nous donnent les meilleures espérances.

Le plus en vue est toujours M. Fernand Janin, qui a déjà obtenu, en architecture, le premier second grand prix de Rome. Il est actuellement en loge pour le concours de Je ne saurais omettre que nos pupilles ont été admis au Salon de la Société des Artistes français.

Ils y font bonne 1 Récompenses obtenues par M. Fernand Janin au cours de l'année scolaire G En mai, Grande Médaille de la Société centrale des architectes. Marcel Mérignargues y a un buste d'homme que nous avons fort goûté à son exposition de janvier dans cette Galerie Jules Salles. Georges Nolhac, à l'exemple des plus grands maitres, cultive avec goût, avec ardeur et très honorablement les différentes branches de son art.

Au concours de fin d'année ceci annoncé durant l'impression de ce rapport , M. Nolhac a obtenu le 1" prix d'atelier de lithographie. Enfin, M"'Jeanne Amblard, qui réussit très bien les aquarelles, en a, au même Salon, une fort jolie devant laquelle s'arrête volontiers le connaisseur.

Nous nous plaisons à constater ces heureux présages de brillantes carrières que le généreux testateur a voulu préparer et faciliter et dont ses mânes doivent avec nous se réjouir. Le guetteur voit s'ouvrir l'oeil nacré du matin. Il embouche la trompe éclatante et soudain La fanfare s'épand dans l'aurore vermeille. Aux sons vibrants du cor le vieux manoir s'éveille.

Les palefrois lustrés, impétueux et beaux Piétinent le pavé des cours de leurs sabots. Les diligents piqueurs fourbissent l'arbalète. Les pages, sémillants comme des papillons, D'un fin bandeau de cuir chaperonnent la tête Des sacres, des gerfauts et des émerillons.

Avec ses fûts légers, embellis d'astragales, De fttets, de rinceaux l'oratoire est ouvert. Dames et chevaliers, vêtus d'un surcot vert, Ayant la verge en main, foulent le grès des dalles. Le châtelain, au banc d'érable, dans les stalles, Penché sur un missel de vélin recouvert, A l'autel du patron des chasseurs, saint Hubert, Entend psalmodier les moines en sandales.

La messe est dite. Alors au signal des clairons Glisse le pont-levis massif et les barons. Dévalent lentement par le sentier pierreux.

Ils errent longuement sous la futaie, en quête Du gibier, plume ou poil, dont ils ont grand souci. Un cerf au pied rapide apparait. En bande les seigneurs galopent et la bête Détate, dépistant les limiers écumants. Dont un écho redit les rauques hurlements. Mais lasse de courir et la langue pendante, Devant les lourds épieux acculée, aux abois, Elle brame, chancelle et sous la meute ardente, Aux sons de l'hallali, s'écroule au fond des bois.

Les dames cependant explorent les broussailles. Leur rire tinte clair, Les gentils damoiseaux Sur le bord des étangs écartent les roseaux Et lâchent les furets aux fente, des blocail! De leurs agiles doigts ils tendent des réseaux, Dressent des bâtonnets où s'englueront les cailles. Et dans la gibecière aux élastiques mailles Emprisonnent perdrix, lapins et bécasseaux. Le faucon, libre enfin de sa coiffe à clochettes, Crispe d'un ongle noir le velours des manchettes, Bat de l'aile, s'enlève et darde ses regards.

D'une prunelle aiguë il fouille au loin l'espace, Et tombant tout à coup, vertigineux, rapace, Agrippe dans leur vol sarcelles et canards. Pour le retour l'appel de la fanfare éclate.

La troupe des veneurs harassés et poudreux S'en revient à pas lents le long des chemins creux De la glèbe fleurie ou de la lande plate. Groupés autour de lui, dames, pages et preux L'escortent en chantant dans le soir écarlate. Là-bas, à l'horizon glorieux, le soleil. Comme un galion d'or coule et plonge vermeil. L'Occident bout l'abîme en fusion s'embrase. Une nappe de flamme empourpre le château Et l'auguste donjon, gigantesque topaze,. Biset de la Baragna era bravamen lai.

Era bravamén lai, Biset de la Baragna. Foou dire que Biset era'n paoure erissoun Et qu'à mai de trenta an restava viel garçoun, Sans gran, mcra ni sur, sans tanta ni cousina Per ye fricouta sa cousina. Una flUa de biai y'ouriè proun counvengu Per fenna l'ouriè presa et l'ouriè ben aimada. Mai res, res t'avië pas vougu. Ende sa barba rufa et sis peu sans poumada. Pamen mancava pa de terra ou bon sourel Fasiè per an en bla, vint ou trenta soumada Mai ou men cent kilo de fourel.

Et Biset amourous, que soun pitre ye ba Couma'n tambour, sounjan que per miel acaba De decida la jouina mera,. Coum' ou pensas, lis lapinet sautant Sus soun râblé s'engroufigneroun. Ou vesès ben, ma mia Sen toutis couma aco dinc ma familla. Es pa ta fauta? Es nascu couma aco. Les deux mémoires suivais de Af. Voir le rapport de Af. Jusqu'ici on avait peu écrit sur le clergé constitutionnel.

A la fin du xvni" siècle, l'Eglise de France avait besoin d'apaisement, ce n'était pas encore le moment de parler. D'ailleurs que savait-on sur les prêtres assermentés?

On était presque réduit à confondre les jureurs avec les apostats. II faut bien le dire aussi, les ecclésiastiques plus à même de s'occuper de leurs devanciers gardaient le silence, craignant de mal édifier, et oubliant que la vérité, pour si cruelle parfois qu'elle soit, est toujours la vérité. Depuis on est revenu de ces errements, et de plus, le goût des recherches directes dans les archives ayant pris faveur, nous commençons a posséder une bibliographie du clergé constitutionnel.

En une année, la librairie française a édité: Le dernier en date de ces utiles travaux est le Répertoire biographique de l'épiscopat constitutionnel, dû à la plume de Paul Pisani 2. Désormais l'élan est donne nous n'avons pas de raison pour ne pas dire, à notre tour, l'histoire d'un simple prêtre, âme sacerdotale peu extraordinaire sans doute, mais dont l'étude peut nous offrir plus d'une legon.

L'abbé Louis Véran appartenait a une famille des plus anciennes et des plus considérées de la ville d'Arles. Son père, Antoine Véran, exerçait l'office de notaire public et occupa à plusieurs reprises des charges municipales. Il épousa le 30 mars not. De ce mariage naquirent plusieurs enfants dont quelques-uns ont eu une certaine notoriété. Le second, d'abord pharmacien, s'éprit 1 Nevers.

Il a produit nombre de gravures intéressantes. Il mourut dans sa ville natale le 10 septembre Celui de ces enfants dont nous entreprenons de raconter la vie est l'abbé Louis Véran.

Il était né le 17 juin Au printemps de cette année, se firent les diverses élections des députés à l'Assemblée nationale. L'abbé Véran prit part aux différentes réunions du clergé, entre autres à l'assemblée qui se tint à l'Archevêché, le 18 mai, à 3 heures du soir, sous la présidence, en absence de l'archevêque, de l'abbé de Pazéry, et dans laquelle fut rédigé le cahier des doléances des ecclésiastiques 1.

Cependant l'abbé Véran n'occupait encore aucune situation dans le diocèse, bien que son père eût prié l'archevêque de lui donner une place, comme le prouve la lettre suivante, datée de Versailles, le 25 septembre L'abbé Véran fut enfin nommé vicaire à Fontvieille, aux portes d'Arles, sur les instances de l'abbé Muratory, curé de la paroisse.

Cependant la célèbre Constitution du Clergé avait été votée par le Parlement. Un décret du 27 novembre t porta des peines sévères contre les ecclésiastiques qui ne s'y soumettraient pas.

L'ahbé Véran, après bien des hésitations, prêta le serment constitutionnel, le 30 janvier t79t, devant la municipalité de Fontvieille. Le 4 février suivant, le département des Bouches-du-Rhône lui assura un traitement de t28 livres, 10 sols, 3 deniers, bien maigre récompense pour la grave détermination qu'il venait de prendre 1.

Mais son père n'était pas sans inquiétude au sujet de cette démarche. Il avait à Tarascon un ami qui avait vécu autrefois à Arles, le Père Fabre, grand carme, bien connu par son célèbre panégyrique de la ville d'Arles, imprimé en 2. H lui écrivit donc le 25 mai Toute autre décision ici pourroit m'être suspecte, tant d'un parti que de l'autre. Le père Fabre lui répondit presque aussitôt, en lui donnant les raisons pour lesquelles, estimait-il, on pouvait prêter serment.

Je me suis souvent occupé et depuis longtemps de cette matière. Je m'en étais fait un de mes principaux t devoirs dans un travail que je fis, il y a deux ans. C'ëtoit un mémoire que je fis passer à M' Necker pour l'Assemblée nationale. Pour s'appercevoir qu'il n'y en a point qui puisse D en dispenser ses ministres, il n'y a qu'à jetter les yeux a sur l'Evangile et la tradition, la pratique des premiers D siècles de l'église. Ma sécurité, ma conduite propre, a dans le même cas où vous vous trouvez, doivent vous?

Dumonchel, évêque du Gard. Deux jours après il arriva à Arles. La charité et le mérite que je lui connois vous assurcroient, d'une part, un accès facile, et de l'autre, tout ce qu'il vous faut pour vous décider. En cas qu'il vous en prenne envie, vous pourriez vous adresser à l'abbé Germane 1 , en le saluant de ma part, et qui, sans doute, se feroit un plaisir de vous introduire. Souffrez, s'il vous plait, que je la termine par l'assurance de, etc. Quoiqu'il en soit, l'abbé Véran persista dans son serment, aussi fut-il élu premier vicaire de la paroisse Saint-Julien d'Arles, aux premières élections populaires.

Les patriotes s'étaient plaints que ceux-ci avaient été saisis à l'autel et chassés du temple. Les officiers municipaux firent une enquête le 6 octobre Louis Véran parut en mairie pour donner son témoignage sur ces incidents, mais il ne voulut rien dire. On lui en sut mauvais gré. A la conclusion du Concordat, il fut nommé chanoine titulaire de Saint-Sauveur d'Aix. Documens pour servir à l'histoire de la Révolution dans Arles, recueillis par L. Le 30 octobre , eut lieu dans l'église métropolitaine de Saint-Trophimc une nouvelle élection de curés.

L'abbé Louis Véran se mit sur les rangs pour la cure de Fontvieille où il avait débuté dans le ministère paroissial, mais après trois tours de scrutins, l'abbé Lange, desservant de Saujan, hameau de Beaucaire, qui obtint seulement 14 suffrages, lui fut préféré 1. Véran ne pouvait plus rester à Saint-Julien les prêtres constitutionnels y étaient toujours et de plus en plus mal vus. Cette paroisse confiée jusque-là au zèle des pères Carmes, disparut en , dans la nouvelle circonscription du diocèse.

Elle ne fut plus qu'une succursale de Saint-Denis, établie dans l'église des pères Capucins. L'abbé Véran assurait aussi de concert avec les autres vicaires le service de Courbessac, paroisse pareillement supprimée et rattachée à Saint-Denis. On trouve aux registres de catholicité leurs signatures à partir du 16 décembre Il habitait l'ancienne demeure des pères Carmes 2. Elle résulte de la mutation du gène codant le facteur von Willebrand vWF , entraînant des anomalies quantitatives, ou qualitatives pour ce facteur.

Environ patients sont atteints de la maladie de vWD à la Martinique, avec une prévalence plus importante chez les femmes. Les manifestations cliniques sont principalement des hémorragies cutanéomuqueuses épistaxis, ménorragies , des hématomes et des hémarthroses pouvant survenir dans les formes les plus sévères. Cette étude a permis de discriminer les différents sous types présents, avec une large prédominance du sous-type 2A.

Une origine familiale commune est ainsi fortement suspectée comme le suggèrent nos arbres généalogiques. Depuis cette date, les outils de diagnostic génétique et biologique ne sont pas suffisants pour identifier les particularités génétiques et phénotypiques du vWF pour cette population aux ascendances afro-caribéennes. En effet, les plaquettes interviennent aux différentes étapes des réactions inflammatoires: Par ailleurs, les effets inhibiteurs des plaquettes sont nettement potentialisés par le collagène mais peu par la thrombine.

Enfin, la prévention du contact entre les deux types cellulaires via des inserts de culture lève en grande partie les effets inhibiteurs des plaquettes. IL présente des propriétés proangiogènes in vitro et in vivo. Par ailleurs, IL34 induit un recrutement important des macrophages de type M2 plus important quand elle est surexprimée par la tumeur. Cibler cette cytokine et sa cytokine jumelle M-CSF peut représenter une approche thérapeutique intéressante.

Interleukin- 34 is expressed by giant cell tumours of bone and plays a key rôle in RANKL-induced osteoclastogenesis. Interleukin promotes tumor progression and metastatic process in osteosarcoma through induction of angiogenesis and macrophage recruitment. Int J Cancer Chez les polytraumatisés, la coagulopathie est un élément majeur de la triade létale. Notre étude est prospective, menée sur une période de 16 mois.

Le sex-ratio a été de 6. Au cours de leur hospitalisation, 2 patients ont présenté une embolie pulmonaire. Les taux de D-dimères ont été très élevés alors que les valeurs des inhibiteurs physiologiques de la coagulation ont été diminuées. Les taux de la protéine S à J1 et de la protéine C à J2 et J3 étaient inversement corrélés à la mortalité.

Cette étude montre bien le rôle pronostique des taux de D-dimères et des inhibiteurs physiologiques de la coagulation antithrombine, protéine S, protéine C chez les traumatisés. Une étude multicentrique a donc été organisée regroupant 6 centres travaillant dans des conditions analytiques identiques. À ce jour, échantillons ont été obtenus de patients pédiatriques garçons et filles , âgés entre 2 semaines et 17 ans. Le facteur von Willebrand est plus élevé à la naissance et durant les premiers mois de vie, avant de se normaliser au cours du deuxième semestre de vie.

Le purpura thrombotique thrombocytopénique PTT est une microangiopathie thrombotique rare et grave secondaire à un déficit en une métalloprotéase ADAMTS13, récemment identifiée et incriminée dans la physiopathologie. Sur le plan thérapeutique, les traitements les plus prescrits étaient les échanges plasmatiques et la corticothérapie à forte dose. Trois patients ont eu une rémission complète sans récidive et une évolution sur un mode chronique était notée dans deux cas.

Le PTT est rare en Tunisie sans mise en évidence de particularités épidémiologiques, cliniques ou évolutives. Les étiologies des AvWS sont multiples et répondent à des mécanismes physiopathologiques hétérogènes.

Elles comprennent principalement les pathologies cardiovasculaires valvulopathies aortiques et mitrales , les pathologies auto-immunes et les syndromes lymphoprolifératifs. Le phénotype hémorragique des patients était évalué par le score hémorragique de Tossetto [2].

Ag , du cofacteur de la ristocétine VWF: C , était réalisé pour tous les patients inclus. Parmi les patients, 6 patients ont présenté les critères de AvWS. Les deux autres étaient indemnes de manifestations hémorragiques.

Le score hémorragique médian des 6 patients était de 4,5 []. Des profils biologiques de maladies de Willebrand de type 2 ont été mis en évidence chez 4 patients avec un ratio VWF: Les hématimètres Advia, Siemens par leur fonctionnement optique avec analyse bidimensionnelle des plaquettes lumière recueillie à 2 angles , ont la capacité de donner des informations sur la taille convertie en volume et la structure des plaquettes et de prendre en compte les plaquettes de très grande taille.

Utilisée de façon systématique lors de la validation de toute thrombopénie inexpliquée, elle constitue une approche utile pour accroître le dépistage des TC. De plus, la classification déduite offrira une meilleure standardisation dans la caractérisation de la taille plaquettaire afin de mieux cibler la recherche moléculaire. Platelet diameters in inherited thrombocytopenias: Elle comporte néanmoins des inconvénients incompatibles avec les urgences diagnostiques et thérapeutiques parfois associées aux SWA.

Les souris déficientes en CD40L présentent une instabilité du thrombus et un allongement du temps de saignement. En comparaison du clopidogrel, le prasugrel, montre un effet inhibiteur significativement plus important uniquement sur la libération du rCD40L par les plaquettes activées. En effet, la localisation de MRP4 majoritairement à la membrane des granules denses contrairement aux autres cellules où elle est localisée à la membrane cytoplasmique , lui permettrait de jouer un rôle important dans le stockage des nucléotides dans ces granules.

MRP4 serait ainsi une cible potentielle pour un agent antiplaquettaire. Le vieillissement artériel associe une anomalie de la vasoréactivité endothéliale, un remodelage de la matrice extracellulaire et des calcifications de la paroi artérielle, avec pour conséquence une rigidification des artères. Parallèlement, un vieillissement métabolique apparaît avec une intolérance au glucose insulinorésistante.

Le stress oxydatif joue un rôle central dans ces phénomènes de vieillissement. Notre hypothèse de travail est que la délétion endothéliale de TXNIP permettrait une protection contre le vieillissement artériel induit par le stress métabolique. Les souris WT et KO ont été soumises pendant trois mois soit à un régime standard, soit à un régime HP-LC high protein-low carbohydrate pour induire un vieillissement artériel accéléré.

La formation de thrombus est aussi retardée pour les artérioles et les veinules dans le modèle de thrombose in vivo induite par le chlorure de fer ou dans le modèle in vitro en condition de faible et de fort shear stress. Le mécanisme régulant cette sécrétion reste à déterminer. La voie Wnt est impliquée dans de nombreux aspects du développement embryonnaire et dans de nombreux processus homéostatiques.

Cette voie est nécessaire à la formation et à la fonction de nombreuses cellules sanguines. Dans de nombreuses cellules, il existe un antagonisme entre ces deux voies.

Des études récentes suggèrent un rôle de la voie Wnt au sein des plaquettes humaines et au cours de la mégacaryopoïèse []. La recherche de composants de la voie Wnt a été effectuée par quantitative polymerase chain reaction qPCR. Les mégacaryocytes murins et humains ont été mis en culture en présence ou absence de ligands de la voie Wnt Wnt3a, Wnt5a , puis nous avons étudié la formation de proplaquettes dans les différentes conditions. Devant la présence de ces composants Wnt, nous avons étudié la fonctionnalité de cette voie au cours de la mégacaryopoïèse.

De manière intéressante, nous retrouvons également un rôle de Wnt3a et Wnt5a dans la formation de proplaquettes de MK adultes murins dérivés de cellules Lin-. Au total, nous confirmons la présence de la voie Wnt dans des mégacaryocytes adultes humains et murins. Ces résultats suggèrent que la voie Wnt serait impliquée dans la régulation de la mégacaryopoïèse adulte. Canonical Wnt signaling negatively regulates platelet function.

Canonical Wnt signaling in megakaryocytes regulates proplatelet formation. Celles-ci prennent en compte 2 facteurs environnementaux connus pour être associés au risque de thrombose artérielle: Il existait une relation linéaire entre ces 2 facteurs et le risque de MTEV.

Les plaquettes sont des cellules anucléées. La CSTA agit aussi comme une molécule antiapoptotique et antiangiogénique. Les perspectives de ce travail seront de comprendre le rôle de la CSTA dans les fonctions plaquettaires et son implication dans la pathogenèse des complications du DT2.

Notre hypothèse est que, chez des patients présentant des thrombopénies chroniques, BCL-X pourrait être la cible de mutations.

Ainsi une mutation constitutionnelle de BCL-XL expliquerait certaines thrombopénies congénitales et une mutation acquise certaines thrombopénies chroniques. Une possible mutation dépistée en HRM a systématiquement été vérifiée par séquençage selon la méthode de Sanger. Tous les patients ont signé un consentement éclairé en accord avec la déclaration de Helsinki.

Au total, patients avec un taux de plaquettes stable de façon prolongée, et non préalablement traités, ont été inclus et répartis en 2 groupes selon les critères suivants: Programmed anuclear cell death delimits platelet life span. Nous avons précédemment montré que la kindline-2 est exprimée dans les plaquettes et les mégacaryocytes humains.

Les regroupements de la kindline-2 à la membrane ne sont pas observés sur une matrice de collagène. Ces résultats indiquent que la kindline-2 interviendrait à la fois dans la signalisation inside-out et outside-in des intégrines. A ce jour, 5 mutations faux-sens ont été décrites dans la littérature comme étant responsables de syndromes hémorragiques. Dans ce travail, nous avons identifié une nouvelle mutation du récepteur P2Y12 p. Des expériences de saturation utilisant un ligand radiomarqué antagoniste sélectif du récepteur P2Y12 PSB ont permis de quantifier les récepteurs présents à la surface des plaquettes.

N1 dépourvue de récepteurs P2Y12 endogènes. Nous avons confirmé que la mutation p. Le gène codant pour CXCR4 est quant à lui uniquement exprimé dans des leucocytes et témoigne de la contamination leucocytaire. Actuellement, le Chr-VWF73 est le kit commercial le plus performant malgré un défaut de sensibilité dans le diagnostic du PTT en phase aiguë et un manque de justesse dans la mesure des valeurs détectables.

Les objectifs de ce travail sont: La population contrôle comprend grossesses normales. Les paramètres du test de génération de thrombine sont perturbés en présence de traitement anticoagulant. Les monomères de fibrine présentent de larges variations interindividuelles. Le déficit constitutionnel en facteur F VII de la coagulation se caractérise par une extrême hétérogénéité génétique et clinique associée à un manque de corrélation entre le taux de FVII: C résiduel et la sévérité hémorragique.

De à , les données génétiques et phénotypiques de patients déficitaires en FVII ont été saisies. Seules les données des patients publiés sont accessibles en ligne.

Pour chaque dossier clinique détaillé, les patients ont été classés en 4 groupes: Chaque donnée génotypique a été vérifiée, validée et convertie selon la nomenclature HGVS par le curateur de la base. Onze mutations faux-sens regroupent plus de la moitié des homozygotes. Certains génotypes montrent peu de variation phénotypique: Par contre, la mutation p. La grande hétérogénéité génotypique et phénotypique des déficits rares en facteurs de la coagulation et plus particulièrement en FVII, masque les associations entre certaines mutations et la sévérité du risque hémorragique.

Suite à la mise en place du STIc Expert Hit Stago au laboratoire, et afin de répondre aux exigences de la norme concernant la traçabilité des résultats des tests, nous avons mis en place: Une analyse exhaustive des dossiers cliniques a été réalisée phase inaugurale et suivi. Le traitement curatif de la poussée inaugurale de PTT a fait appel à la plasmathérapie, aux corticoïdes, parfois aux immunosuppresseurs, et à partir de , au rituximab 14 patients.

Le rituximab a été utilisé avec succès en traitement curatif des rechutes chez 7 patients et en prophylaxie chez 3 patients. Le rituximab est un anticorps monoclonal anti-CD20, un nouvel agent émergent pour le traitement de plusieurs désordres auto-immuns et en particulier dans le purpura thrombopénique idiopathique PTI. Tous les malades atteints de PTI selon les critères diagnostiques consensuels [1] suivis dans notre centre entre et ayant reçu un traitement par RTX ont été inclus dans cette analyse rétrospective.

Étude rétrospective concernant 23 patients atteints de PTI chronique dont 20 sont de sexe féminin. Le PTI était chronique et traité par au moins une lignée thérapeutique corticoïdes dose standard ou en bolus, veinoglobuline ou splénectomie… avant la prescription du rituximab.

Le délai médian de réponse est de 3 mois 3 semaines-9 mois. Cependant, son prix reste très élevé ce qui limite son utilisation. Le traitement du PTI reste à ce jour mal codifié. Les données de patients ont été incluses dans notre série. En effet les taux de rechute ou de non-réponse restent importants et imposent le recours à plusieurs lignes thérapeutiques. La place de nouveaux traitements comme les agonistes du récepteur de la thrombopoïétine TPO ou les nouvelles thérapeutiques antilymphocytaires B reste à définir.

En littérature, on retrouve une prédominance féminine chez les patients de moins de 60 ans, avec un sex-ratio de 2, tandis que celui-ci est de 1,2 pour les plus de 60 ans, chiffres comparables à une étude danoise portant sur plus de patients, retrouvant des sex-ratios respectifs de 2,1 et 1,3.

Les manifestations hémorragiques étaient plus fréquentes et plus graves chez le sujet âgé et ceci peut être expliqué par association fréquente des antiagrégants plaquettaires et des anticoagulants. La réponse aux corticoïdes est moins bonne que celle du sujet jeune et le passage vers la chronicité est plus fréquent. La réponse aux corticoïdes dans notre série était aussi bonne chez les patients âgés que les sujets jeunes mais les complications hémorragiques graves étaient plus fréquentes sachant que ces patients âgés, les antiagrégants plaquettaires et les anticoagulants étaient plus fréquemment administrés.

Frederiksen H, Schmidt K. The incidence of idiopathic thrombocytopenic purpura in adults increases with age. Rieu V, Ruivard M. Purpura thrombopénique immunologique chez les patients âgés. A la phase inaugurale de la maladie, il existe un lien important entre la présentation clinique des patients atteints de PTT sévèrement déficitaires en ADAMTS13 et la physiopathologie de ce déficit.

La connaissance de ces phénotypes clinicobiologiques devrait permettre de mieux orienter la prise en charge thérapeutique initiale. Les patients cirrhotiques sont exposés à la fois à des événements thrombotiques mais aussi hémorragiques. Ce phénomène est croissant avec la sévérité de la cirrhose.

Les patients avec une complication inflammatoire ou infectieuse étaient exclus. La thrombinographie a été réalisée en triplicate dans différentes configurations: Les résultats ont été exprimés sous forme de ratios pour les paramètres de la thrombinographie: Ces formes particulières sont sélectionnées par des critères biologiques phénotypiques: Chez ces patients, une investigation phénotypique et génotypique exhaustive du FW est indispensable au diagnostic définitif de type de MW et leur apporte ainsi un bénéfice direct conseil génétique et prise en charge thérapeutique.

La distribution des types de MW était la suivante: Dans le type 3 transmission récessive , des mutations bialléliques du gène du FW ont été identifiées chez tous les patients sauf deux une seule mutation monoallélique trouvée. Kaolin clotting time and dilute Russell's viper venom time distinguish between prothrombin-dependent and bêta 2-glycoprotein I-dependent antiphospholipid antibodies.

Soixante et onze parturientes ont été incluses dans cette étude. Leur âge moyen est de 30 ans. Les étiologies de la thrombopénie sont variées mais 3 sont prédominantes. La thrombopénie était asymptomatique dans tous les cas. Vingt et une patientes ont reçu une corticothérapie et dix ont reçu une Ig thérapie. Ces conductrices longtemps considérées sans risque de saignement pourraient présenter les mêmes problèmes que les hémophiles mineurs.

Pour évaluer le risque hémorragique des conductrices, nous avons utilisé un questionnaire constitué de différents symptômes hémorragiques permettant de déterminer le score hémorragique de chaque conductrice et de faire la corrélation entre ce score et la fréquence des hémorragies.

Ag peuvent servir de moyens diagnostiques. Les patients étaient connus et régulièrement suivis dans notre service. Les anomalies génétiques chez ces patients avec inhibiteurs étaient différentes. Les plasmas de 30 sujets sains et de 30 patients non traités par le rivaroxaban ont été étudiés. Les pan-HDAC inhibiteurs utilisés lors des traitements anticancéreux entraînent tous une thrombopénie parfois sévère liée à un défaut de la différenciation mégacaryocytaire et de la formation des proplaquettes.

Le type 2B de la maladie de Willebrand MW est caractérisé par des mutations du facteur Willebrand FW associées à un phénotype gain de fonction. Les patients atteints de MW de type 2B présentent une thrombocytopénie variable, des agrégats plaquettaires dans la circulation et un phénotype hémorragique allant de modéré à sévère.

Nous avons généré un modèle murin knock-in en introduisant la mutation p. VM dans le gène murin du FW souris 2B p. La souris 2B p. VM présente une macrothrombopénie comme observée chez certains patients. Nos données montrent que le nombre de mégacaryocytes MK ainsi que les différentes étapes de la différenciation des cellules progéniteurs érythromégacaryocytaires et prémégacaryocytes sont identiques dans la moelle osseuse des souris sauvages et des souris 2B.

En effet, la quantité circulante de TPO est augmentée dans le plasma des souris 2B. Il y a une hétérogénéité de répartition cytoplasmique des granules. Les granules alpha sont exclus des zones riches en actine, pouvant expliquer cette hétérogénéité de distribution des granules. La capacité des MK à former des proplaquettes a été mesurée dans 3 modèles: Dans les 3 modèles la capacité des MK 2B à former des proplaquettes est altérée.

En conclusion, le modèle murin p. VM reproduit le phénotype de la MW de type 2B. Les macrophages, cellules inflammatoires infiltrées dans ces lésions, jouent un rôle clé sur la croissance et la fragilité de ces plaques via la libération de nombreux médiateurs.

Ces résultats pourraient expliquer la néovascularisation accrue observée dans les plaques carotidiennes des patients diabétiques augmentation du contenu en néovaisseaux et en VEGF. Diverses situations cliniques ont été décrites comme associées à la présence de ces anticorps. Ce travail illustre la grande hétérogénéité du déficit acquis en FV par autoanticorps en termes de présentation clinique et biologique.

La limitation majeure de ce système est souvent le manque de tissu spécificité. Dans les modèles constitutifs, une expression de la Cre dans le compartiment hématopoïétique est rapportée, mais elle semble variable selon les modèles.

Comme attendu, dans les modèles constitutifs la Cre est certes exprimée dans les CE mais aussi dans la majorité des progéniteurs hématopoïétiques, avec cependant une expression hématopoïétique variable: Nous avons ensuite développé des souris exprimant la mutation JAK2 VF sous le contrôle de ces différents promoteurs. Ainsi des hémogrammes ont été réalisés à différents âges et la taille de la rate a été mesurée.

Comme attendu, les modèles constitutifs développent un syndrome myéloprolifératif SMP. Les plaquettes proviennent de la fragmentation intravasculaire des mégacaryocytes MK. De plus, contrairement aux plaquettes obtenues en statique, les plaquettes générées dans le flux contribuent à la formation du thrombus in vitro et in vivo.

Une corticorésistance initiale chez patients, une corticodépendance chez 56 patients, dont 19 ont présenté des complications de la corticothérapie HTA, diabète. Le taux de plaquettes moyen avant la splénectomie était de Cinquante-trois patients ont subi une SPC laparoscopie introduite depuis 2 conversions peropératoires. Les complications en postopératoire immédiat sont rares: Des accidents thromboemboliques sont décrits chez 4 patients, traités par anticoagulants.

Après 5 ans 98 patients sont régulièrement suivis, dont 17 en échec. Le rituximab a été tenté chez 1 patient, sans résultats notables. Malgré toutes les tentatives thérapeutiques, la splénectomie garde sa place de choix dans la prise en charge du PTI. Le syndrome des plaquettes grises SPG est un syndrome hémorragique congénital plaquettaire. Rare et de transmission le plus souvent autosomique récessive, il est lié à une anomalie des granules alpha, impliquant le gène NBEAL2 sur le chromosome 3p Le traitement repose sur des mesures de prévention du risque hémorragique.

Le myélogramme est pauvre, et en grande partie dilué. Un contrôle sur tube citraté confirme la présence de plaquettes grises. Le bilan montre aussi une augmentation du taux sérique de vitamine B Ce syndrome est souvent sous-diagnostiqué entraînant des prises en charge inappropriées des patients.

Un garçon de cinq ans nous est adressé pour thrombopénie résistante au traitement depuis 3 ans. Ses plaquettes ont été étudiées en microsopie électronique et en agrégométrie optique RIPA. La RIPA était nulle alors que les réponses aux autres agonistes étaient subnormales. Il associe un phénotype hémorragique, préférentiellement cutanéomuqueux, à un déficit, souvent qualitatif, en facteur Willebrand VWF.

Il est presque systématiquement associé à une maladie causale, notamment aux syndromes lymphoprolifératifs chroniques, aux syndromes myéloprolifératifs et au rétrécissement aortique. Son diagnostic et notamment sa distinction avec la maladie de Willebrand sont parfois délicats et les outils proposés dans les arbres diagnostiques ne sont pas toujours accessibles en routine. Nous avons évalué la prévalence des principaux troubles psychiatriques par le questionnaire diagnostic structuré court M.

Un total de 1. Les aCL-G sont associés aux troubles psychotiques. Un suivi spécifique précoce est nécessaire. Pendant longtemps, le phénotype hémorragique a été attribué à une thrombopénie variable à sévère et à une absence des multimères de haut poids moléculaires. VM dans le gène murin du FVW. Le but de cette étude a été dans un premier temps de valider ce modèle par une caractérisation du phénotype hémostatique.

Afin de mieux caractériser les fonctions plaquettaires, la formation du thrombus a été évaluée in vitro en chambre de flux sur matrice thrombogène collagène dans des conditions hémodynamiques qui reproduisent le flux sanguin.

Ce modèle semble donc reproduire la maladie humaine, et devrait servir pour approfondir les mécanismes de la thrombopénie associée à la MW de type 2B. Une analyse de la prédiction de ces deux critères cliniques composites par courbe ROC et régression logistique multivariée pas à pas descendante a été réalisée.

Les variations induites de PGF et de sFlt1 sont fortement corrélées. La mobilisation thérapeutique, dans le SAPL obstétrical traité, des facteurs angiogéniques à impact argumenté sur les fonctions trophoblastiques pourrait jouer un rôle dans la survenue des complications tardives de la grossesse, encore trop fréquentes. Son efficacité a été étudiée chez patients présentant une hémophilie A sévère. Nous avons bien sûr pratiqué des examens biologiques à intervalles réguliers afin de vérifier les taux plasmatiques et calculer le taux de récupération du tuructocog alpha.

Nous avons comparé le dosage courant chronométrique en un temps et la méthode chromogénique. La patiente est incluse dans le protocole APL ATRA, cytarabine, idarubicine permettant la résolution de la coagulopathie et la rémission. La présentation clinique est ici inhabituelle.

...

Le troisième nombre capable d'exercer un pouvoir divin sur les hommes et les choses, aux yeux des anciens, était le nombre impair, par la raison que l'unité divise ce nombre en deux parties égales. Cinq hommes placés en ligne droite nous montrent l'unité médiane, le troisième flanqué de deux acolytes, qui lui font une place d'honneur.

Les nombres pairs demeurent sans valeurs, ils sont incapables de former une place dominante, puisque, divisés en deux parties égales, ils ne laissent au milieu que le néant 1. Cela dit, trouvons-nous aux arènes de Nimes l'application de cette croyance à la vertu de certains nombres? Essayons de fournir les preuves. Tout le monde sait que les anciens sculpteurs et les peintres mesuraient le corps humain par la longueur de la tête.

Une statue pour être belle devait comprendre en hauteur de sept à huit longueurs de tête. Un monument ressemble à un corps humain en ce qu'il exige, pour être beau, une série de proportions.

La règle, l'unité, le module de ces proportions variait suivant la nature du monument, puisqu'il était réellement incorporé t Mémoires de l'Academie de Nimes, Etude sur les dimensions de la Maison Carrée métrologie. Aux arènes de Nimes le module qui a servi à établir les autres proportions, c'est la dimension verticale de l'assise supérieure, par conséquent de l'assise qui est comme la tête de ce corps monumental de maçonnerie.

Or ces pierres de couronnement mesurent en hauteur exactement vingt-huit onces romaines. Ce module, d'après lequel tout l'amphithéâtre a été bâti, a donc été établi sur le nombre parfait vingt-huit, lequel placé au sommet du monument le protège comme la tête protège le corps humain. Le nombre des arceaux destinés aux vingt-quatre mille spectateurs, lui aussi semble avoir été calculé dans un but religieux.

La porte d'honneur, celle dont la travée se distingue à son sommet par un fronton triangulaire et des taureaux émergeant à mi-corps, se trouve exactement au milieu de vingt-huit arceaux. La porte de malheur, celle qui, comme la porte d'honneur, communique avec l'arène, et lui fait face, cette porte maudite par où on sortait les morts, se trouve aussi au milieu de vingt-huit arceaux destinés au publie. Ce nombre divin étendait ainsi sa protection et du haut de la façade qu'il dominait, par l'assise supérieure de vingt-huit onces, et dans toute la largeur des deux façades par deux fois vingt-huit arceaux affectés aux spectateurs 1.

Le module de vingt-huit onces, nombre parfait, existe trente-et-une fois, dans la hauteur totale de la façade des arènes. C'est un nombre impair. Dans les autres dimensions les nombres carrés sont fréquents. Citons seulement l'ordre supérieur des colonnes du premier étage; théoriquement il devrait atteindre trente-six pieds plus deux onces; l'architecte a triché, il n'a pas tenu compte des deux onces pour faire triompher le nombre carré de 6, c'est-à-dire 36 pieds.

Le nombre treize est sans contredit celui qui a reçu le plus d'honneur dans la construction des arènes. Nous le 1 Nous laissons les portes de service aux extrémités du grand axe à part: L'exemple le plus frappant est celui de l'intervalle compris entre les deux courbes intérieure et extérieure qui dessinent la forme elliptique, et enserrent, pour ainsi dire, dans leur protection, l'immense majorité 2 des spectateurs.

Cet intervalle qui embrasse tant de gradins mesure exactement sept fois treize pieds. Tous ces rapports seraient-ils l'effet du hasard? Les mêmes faits sont constatés dans un grand nombre de monuments. Le hasard ne connait pas cette constance dans des conjonctures si diverses et si nombreuses. Autant vaudrait de dire que ce hasard nous a fait régler par le système duodécimal les cadrans des horloges publiques ou privées, tandis que nous établissons la plupart des mesures courantes sur le système décimal.

Qu'il nous soit donc permis de conclure le sentiment, qui a présidé à la répartition des mesures dans la construction des arènes de Nimes, est un sentiment religieux. Dans son étude si importante sur nos arènes, Grangent, dès , dit p.

Cette affirmation a fait école le plus grand nombre des plans de Nimes, répandus dans le public, portaient, jusqu'à ces derniers temps, l'indication des quatre points cardinaux, aux quatre extrémités des deux axes, ce qui servait d'orientation à la carte. Depuis quelques années on s'est aperçu de l'erreur, et on l'a corrigée. Car c'est une erreur de croire que l'architecte a voulu orienter son monument. Pour s'en rendre compte, il n'y a qu'à remarquer la direction de l'ombre solaire. Si les arènes étaient orientées par les deux axes tournés vers les quatre points cardinaux, à midi, la direction de l'ombre solaire se confondrait avec l'axe de la porte d'honneur, au nord, celle que surmonte un fronton triangulaire.

Or il n'en est rien; l'ombre des pieds-droits du monument s'en va dans la direction des arceaux voisins de la rue de la Violette. Que si, discutant sur le manque de précision des rayons solaires, on préfère la direction de l'étoile polaire, rien n'est plus facile que de se rendre compte d'une pareille indication. Ce sera un double plaisir, poétique et intellectuel. Plaisir poétique d'abord vous n'entrerez point sans un frisson de crainte profonde ou même de saisissement subit, dans ces ruines géantes que décuplent le silence du soir, les lumières ambiantes du boulevard et surtout l'immense velum du ciel.

Puis, vous monterez à travers le dédale des escaliers renouvelés, des piliers ébréchés par les morsures du temps et les injures des hommes. Il vous semblera alors, qu'au sein des ombres dures des rayons lunaires, quelques. Enfin parvenus au sommet de l'attiquc, vous chercherez en vain l'étoile polaire sur la ligne faîtière du fronton aux taureaux.

Il vous faudra marcher quelques pas, jusqu'à ce que sous vos pieds s'ouvrent les arceaux voisins des deux rues déjà indiquées, celle des Arènes et celle de la Violette.

Mais, puisque les arènes ne sont pas orientées, quelle est la raison pratique de leur disposition? A cette question la réponse est facile.

A l'époque gallo-romaine, l'amphithéâtre était comme le clou géant d'un immense éventail, dont les murs de la cité nimoise formaient la bordure vaguementtriangulaire, sur une étendue d'un peu plus de six kilomètres 6. En effet, du balcon d'honneur de la porte des taureaux au fronton décoratif, a: Cette situation de l'amphithéâtre, placé à l'extrémité inférieure du triangle formé par les remparts romains, a motivé la disposition des axes du monument et le choix de la place à donner à la porte d'honneur.

C'est la seule que dominaient un balcon en forte saillie, et au sommet de la travée un fronton triangulaire porté par deux taureaux émergeant à mi-corps. C'était l'entrée réservée aux grands dignitaires de la cité nimoise, seule elle permettait aux spectateurs de choix de communiquer directement avec l'arène. Cette porte d'honneur et les vingt-huit arceaux qu'elle partage en deux sections, étaient visibles de presque toute la ville alors rejetée sur les pentes de Montaury 1 , de Combret ou Canteduc, de la Tourmagne, des Trois 1 Voir le travail du docteur Elie Mazel La fin d'une légende [Revue du Midi, août Fontaines et du Mont-Duplan.

Un très grand nombre de maisons pouvaient ainsi de leurs terrasses ou de leurs fenêtres apercevoir l'amphithéâtre, qui s'élevait au loin, dans toute la majesté de ses proportions, au milieu des jardins oudesprés, sur l'ombre du rempart, qui luiservait d'écran gigantesque.

Concluons donc avec certitude, que la disposition des arènes de Nimes n'a pas été dictée par l'idée de l'orientation aux quatre points cardinaux, mais qu'elle a été réglée par son emplacement en regard des collines de l'antique Nemausus, auxquelles l'amphithéâtre présentait son grand axe, sa seule façade, coupée harmonieusement et rehaussée, en son milieu,par la travée de la porte d'honneur.

Au-dessous du fronton triangulaire que semblent aider à soutenir deux taureaux, aujourd'hui entièrement noircis parles siècles seuls, et non point comme on le dit quelquefois, par le feu des soldats de Charles Martel, se trouve le balcon d honneur 1 c'est là que, faisant face à la ville, les plus hauts dignitaires venaient s'isoler, en quittant la galerie du premier étage, et respirer à l'ombre l'air pur du Nord. Mais, direz vous, comment établir l'existence de ce balcon d'honneur?

La chose ne me parait pas douteuse. Cette entaille légère n'est pas autre qu'une entaille d'amorce pour retenir une cloison, formée par plusieurs dalles d'environ 4m50 dans la hauteur.

Nous trouvons les mêmes entailles aux parapets de cette même galerie du premier étage. Ménard voit dans cette entaille, en raison de son évasement dans l'extrémité supérieure, un plan d'attache pour une colonne de bronze. Or cet évasement terminal ressemble à l'évasement en courbe douce qui forme l'appui du parapet.

Elle consiste en ce que le petit mur, ou mieux la cloison formée par les dalles qui venaient se souder aux pieds-droits de la galerie, constituait le fond du balcon d'honneur tandis que le parapet en était le devant. Entre l'un et l'autre l'espace libre est de 1 m. La largeur moyenne à l'arcade étant de 3m55, ce balcon d'honneur comptait donc cinq mètres 50 décimètres carrés, soit la place pour dix personnes.

Il faut remarquer que, pour obtenir cette surface sans déborder sur la galerie, l'architecte a porté très en avant le parapet de cette unique arcade. L'entaille d'attache de ce dernier en fait foi. Tandis que les autres parapets sont établis en deçà de la ligne de contact des colonnes extérieures, celui-ci seul est avancé bien au-delà de cette ligne des colonnes, de manière à permettre aux personnages de surplomber sans effort sur la corniche du rezde-chaussée, et de voir jusqu'au pied de la façade, ce qui est absolument impossible aux autres arcades.

Une simple visite à la porte d'honneur suffit pour se rendre compte de cette affirmation. Les deux départs des parapets sont en place et font corps avec le piédestal de chaque colonne. De plus l'encorbellement du balcon était supporté par deux consoles, aujourd'hui effritées, et où certains ont cru voir des taureaux semblables à ceux du fronton, a l'étage supérieur. On pourra objecter, avec Ménard, que les entailles en question ont servi à amorcer deux colonnes décoratives, en marbre ou en bronze.

A cela nous répondons que les entailles s'arrêtent à la hauteur de la console, qui porte. Or le mur intact ne porte aucune marque de scellement. Donc une décoration isolée n'a pas occupé cette place, seule une cloison remplissant toute la largeur de l'arcade sauf, bien entendu, la porte dans son milieu pouvait venir buter sur les pieds-droits, et y tenir solidement, grâce à une coulée de ciment, introduite dans la rainure, résultant des deux évidements des pierres.

C'est une opinion souvent émise. Cette opinion ne nous paraît point soutenable. D'abord rien n'est moins prouvé que l'existence du canal de la Fontaine. Le contraire nous paraît assuré.

Ce prétendu canal nous l'avons visité, en compagnie du conservateur de nos musées archéologiques. C'est un égout romain, il aboutit à l'euripe, égout collecteur de l'amphithéâtre par cette voie il portait ses eaux au-delà du monument dans la direction du midi, mais en aucun point il n'entre en communication avec le bassin cruciforme du centre de l'arène.

Ce bassin, d'ailleurs, n'offre aucun caractère d'architecture, qui puisse indiquer sa parenté avec le mode de construction de l'amphithéâtre. Le ciment n'est pas le même, les moellons smillés sont grossiers et les murs ne sont pas parallèles aux axes des arènes.

Si ce bassin eût été destiné par l'architecte à des jeux nautiques, nous. Or on ne trouve nulle part ces ouvertures, quoi qu'en ait dit une critique trop prompte à échafauder un système avant les fouilles. En admettant que la cité de Nemausus ait fait creuser un bassin de naumachies, longtemps après la mise en service du monument et qu'alors la pauvreté des appareils réponde à la décadence de l'empire, il resterait quelque trace du ciment romain spécial aux conduites d'eau, nous trouverions quelques coquillages d'eau douce, comme on en rencontre dans les conduits antiques de la Fontaine.

Or on n'a jamais rencontré aucun de ces débris. La conclusion qui s'impose consiste à reconnaître, dans ce prétendu bassin, une simple excavation creusée postérieurement à l'inauguration des arènes, pour obtenir l'usage des trucs de théâtre.

Des trappes, invisibles aux spectateurs, permettaient de produire aux regards émerveillés de la foule des disparitions ou des apparitions subites ou lentes suivant les jeux en cours.

Un plomb de forme rectangulaire, pesant un peu plus de vingt kilogrammes 1 , a été trouvé sur le sol antique du prétendu bassin, c'est évidemment le contrepoids qui fesait mouvoir une de ces trappes, que les anciens appelaient pegmata. D'autres débris indiquent aussi des jeux de gladiateurs, des courses de chevaux, mais rien n'a jamais été rencontré qui puisse désigner un service de jeux nautiques.

En effet, une entreprise aussi importante que celle du bassin à naumachies, avec le canal d'adduction et celui du départ des eaux, aurait exigé l'intervention d'un architecte. Or les Crispii, comme le remarque Germer-Durand 3 , étaient une famille d'ouvriers artifices , l'un d'eux exerçait la profes..

Ils étaient tout désignés pour accomplir un travail de second ordre comme celui de creuser une fosse à trucs. Celui-ci nous a laissé son nom sur ses métaux, l'autre l'a gravé deux fois sur les murs du souterrain destiné aux trucs des représentations.

Révoil, dans ses fouilles de , remarqua sur les murs du souterrain, qui nous occupe, des trous se faisant vis-à-vis, sur les côtés Est et Ouest. L'éminent architecte, s'appuyant sur la disposition et la hauteur de ces cavités, conclut à leur destination pour des machines à trucs.

Sommes-nous trop audacieux quand nous disons le creux, qui s'étend sous l'arène au milieu de l'amphithéâtre nimois, n'est point un bassin pour des jeux nautiques, il constitue simplement une fosse à trucs pour les représentations des jeux divers, dans le monument romain. On pourrait écrire une étude, qui ne manquerait pas d'intérêt, sur les inexactitudes commises par les dessinateurs et même par les photographes, dans les représentations des monuments de Nimes.

Ne parlons que des arènes. Ouvrez, par exemple, la géographie du Gard, publiée chez Hachette troisième édition ; vous verrez, à la page 57, l'amphithéâtre de Nimes campé sur une base aussi élevée que celle de la Maison carrée. Tous les arceaux deviennent ainsi inaccessibles. Il faut penser, en voyant cette gravure, que la porte unique de ce monument se trouve de l'autre côté, dans la partie invisible.

La gravure donnant la moitié des arènes, on devrait voir une porte sur. Les photographes ne sont ni moins implacables ni moins monotones, dans leurs représentations des arènes en élévation. Quelques-uns les prennent du côté ouest non loin de la rue Sainte-Ursule , et ils nous donnent une vue de l'amphithéâtre dans son petit axe, dont l'effet désastreux rappelle une rotonde. D'autres, et c'est le plus grand nombre, reproduisent les arènes par le côté du midi.

On se place alors dans les environs du chemin de Montpellier, et l'appareil photographique embrassant à peu près le grand axe du monument, on obtient un amphithéâtre fort large, peu élevé, mais hélas 1 d'une monotonie de viaduc moderne, aux arceaux tous identiques. En effet, cette partie du monument, qui limite la place des Arènes, n'était jamais visitée par le public romain, seuls les vespillones nous dirions les croque-morts , venaient y recevoir à l'ombre du rempart et de nuit les cadavres des gladiateurs vaincus, tombés dans la fête du jour.

Des employés de l'amphithéâtre amenaient les corps jusqu'à la porte libitinaire, porte de malheur, et c'est cette porte sans caractère, perdue dans l'ensemble, que les photographes ont soin de placer au centre de leur vue des arènes 1.

Cependant il existe une façade des arènes, c'est celle qui regarde le nord approximatif, et qui fesait face aux sept collines légendaires de la cité. Cette façade n'est point monotone. La longue série des arceaux qui courent dans le sens du grand axe est heureusement coupée en son milieu, par une travée plus large et plus décorée que les autres. C'est la travée de la porte et du balcon d'honneur, la travée unique des consoles au rez-de-chaussée, et des taureaux qui semblent sortir du mur pour se précipiter dans le vide, la travée enfin que couronne et que distingue le fronton triangulaire, à son sommet.

Une telle représentation des arènes, la seule voulue par l'architecte, la seule complète, n'existe pas en photogra-. Les graveurs, depuis Ménard, semblent l'avoir oubliée d'ailleurs, aujourd'hui, ils copient les photographies.

Puissent nos artistes s'élever a la hauteur de leur mission et nous donner enfin les arènes vues dans leur vraie façade avec, au centre des arceaux, la porte et le balcon d'honneur, les taureaux et le fronton triangulaire.

Dès sa formation, vieille de deux siècles et plus, l'Académie de Nimes ouvrit ses portes à l'élite intellectuelle de la société, qui était ainsi initiée à ses travaux. Fidèle à cette séculaire tradition, elle tient aujourd'hui sa séance publique et solennelle, dont vous rehaussez l'éclat par votre présence.

Après avoir entendu l'éloquent discours du président, que vous avez si justement applaudi, j'ai, en ma qualité de président sortant, la mission de vous entretenir des travaux qui, pendant l'année G, ont été l'objet des études de notre compagnie. Tâche délicate et bien lourde pour un modeste architecte, puisqu'il faut qu'il aborde l'examen de toutes les connaissances généralement quelconques, scientifiques et littéraires, que, par une noble et louable ambition, traitent les membres de l'Académie.

Vitruve, au temps d'Auguste, disait devoir être connu pour se qualifier architecte, je serais moins inquiet, car, dans cette nomenclature, qu'il serait trop long de vous énumérer, on voit figurer notamment l'histoire, la philosophie, la médecine, la musique, la jurisprudence, l'astronomie, que sais-je encore?

Aussi, est-ce peut-être, à bon droit, que la critique s'écrie qu'il y a peu de parfaits architectes. Quoiqu'il en soit, n'essayons pas de nous soustraire à la tâche qui nous incombe, et, soutenu par votre bienveillance, après avoir été à l'honneur, soyons, sinon à la peine, du moins à l'accomplissement de l'impérieux devoir que nous impose le souvenir des honorables fonctions qui nous avaient été confiées par les suffrages unanimes de nos sympathiques confrères.

La série des travaux de l'année G fut ouverte par M. Oh soyez sans émotions, ce n'est pas d'un sermon qu'il s'agit. C'est de la télégraphie sans fil et de la télémécanique sans fil que causa M. Le radioconducteur fut donc étudié et expliqué par le conférencier après en avoir donné avec clarté la définition et rappelé les circonstances heureuses de sa découverte, M.

Disons de suite que la France doit être fière de cette découverte puisqu'elle est due à un de ses enfants, à. Branly, docteur ès-sciences et docteur en médecine.

La découverte du docteur Branly provoqua l'admiration des savants et les mit naturellement sur la voie des perfectionnements et des applications qui suivent généralement une première et importante création, et c'est ainsi qu'il était réservé à un savant italien, M.

Marconi, de donner l'appareil complet de la télégraphie sans fil. L'Italie, dans cette surprenante découverte, s'unit donc à la France, si bien que M. Marconi, plein d'admiration pour M. Branly, lui envoya, à titre de reconnaissance, la première dépêche qui, partant de la côte anglaise, venait s'épanouir sur le sol de France, à l'adresse de l'inventeur français du radioconducteur. L'Angleterre, si chatouilleuse, s'associe aux succès de M. Branly, et bientôt après M.

Cette précieuse découverte n'est plus à l'état de démons-. Un récent décret du Président de la République règle l'établissement et l'exploitation des postes de télégraphie sans fil. Le décret classe les stations radiographiques en quatre catégories stations côtières spéciales au service commercial stations côtières de la marine de guerre; stations militaires ordinaires et stations des phares et balises.

Là ne s'arrètcnt pas les seules satisfactions que doit. Passant à la télémécanique sans fil, objet d'un second entretien, M. Direction d'aérostats non montés et de sous-marins sans équipage, etc. Phénomènes découlant d'étincelles qui éclatent et qui produisent des ondes électriques. Ces ondes peuvent être utilisées à de grandes distances par un radioconducteur qui ferme alors un courant. L'effet produit ne dépend que de ce courant. Tous les effets des courants deviennent possibles.

Comme la plupart de ces effets demandent de très forts courants, le radioconducteur n'est pas dans le circuit lui même il est dans un circuit auxiliaire, qui sert simplement à provoquer un déclanchement. Ce déclanchement ouvrira ou fermera, selon la volonté de l'opérateur à distance, le courant préparé pour produire tel ou tel effet. L'année dernière, à titre d'expérience, un sous-marin, sans équipage, a fonctionné sur la côte d'azur, à Antibes. Ce singulier navire se compose de deux cylindres le cylindre supérieur a neuf mètres de long, servant de flotteur à l'ensemble il porte deux petits mâts auxquels sont fixées des lampes et l'antenne réceptrice des ondes hertziennes.

Le cylindre inférieur a onze mètres il renferme le tube lance-torpille et l'ensemble des distributeurs du mécanisme le tout protégé par deux mètres d'eau. Ainsi armé, que l'ennemi soit signalé, le sous-marin est mis à l'eau, se meut, gagne la haute mer, se dirige vers tel ou tel cuirassé, lance la torpille et revient, tout cela au gré d'un opérateur qui reste à terre et lance les étincelles voulues. Le cuirassé atteint s'effondre 1 Peut-être le sous-marin sera-t-il lui aussi frappé, mais qu'importe, il n'a pas d'équipage sa perte se résume en une faible question d'argent!

N'est-ce pas merveilleux Et le chanoine Bonnefoi de s'écrier: Qui sait si on ne verra pas un jour les forteresses défendues sans soldats 1. De la science physique et sous la conduite d'un guide sûr, nous passons à la science du droit juridique, avec M.

Travail très documente, d'un grand intérêt, que l'Académie s'est empressée d'insérer dans ses Mémoires, et qui, sous une forme concise et claire, nous fait saisir sous l'empire de quelles idées ont procédé les hommes d'Etat et les jurisconsultes qui devaient, dans la pensée du premier Consul, donner à la France une législation uniforme, en harmonie avec les principes proclamés par la Révolution de Cette étude nous enseigne que le droit civil devint indépendant de toute croyance religieuse, rompant en cela avec le passé.

Mais bien que les esprits fussent encore imprégnés des idées propagées par l'Encyclopédie doctrine du sensualisme philosophie de la raison pure, la force irrésistible de la logique humaine chez des hommes d'Etat tels que Portalis, leur fit proclamer, par l'organe de ce dernier, l'existence d'un droit universel immuable, base de la croyance en la loi morale supérieure et éternelle. Donc le code civil, charte de nos droits individuels, dit M. Une telle conception philosophique, portant en substance la consécration du droit individuel supérieur, par.

Familier avec les questions sociales, dont il suit la marche et le développement chez toutes les nations, M. Depuis le Congrès tenu à Amsterdam, en , le socialisme d'origine germanique tente d'engager les autres écoles dans la voie des doctrines collectivistes. Des doctrines de cette nature ne tendent à rien moins qu'à bouleverser notre législation, en jetant le trouble dans la société. Espérons donc que le monument législatif qu'est le Code civil, dont l'existence est plus que séculaire et dont l'application n'a cessé de consacrer les grands principes de la liberté individuelle, de l'égalité devant la loi, et l'inviolabilité de la propriété respectée, ne sera pas atteint dans l'assiette de ses puissantes assises, par les novateurs dont la science sociale n'est qu'utopies et qui, dans son application, serait la violation manifeste du droit.

Il est vrai, néanmoins, que des réformes s'imposent, mais dont la nécessité ne saurait être un reproche à l'adresse des auteurs du Code civil. En effet, dans le cours du xix" siècle, les progrès de la science qui ignore bien des secrets que la nature tient en réserve pour les âges futurs , ont apporté un tel degré de richesses et de développement dans l'industrie, la pro-. Quoiqu'il en soit, la transformation de la vie sociale étant un fait accompli, il y a lieu de faire droit à ses aspirations, sagement admises, et de procéder à la révision des textes du Code qui ne sont plus en harmonie avec les idées nouvelles, et à combler les lacunes créées par le développement de l'industrie, et dont la plus importante concerne le contrat de travail, auquel le Code civil n'a consacré que deux articles, dont un abrogé depuis trente ans, en rappelant, comme le dit M.

Remontant le cours de l'histoire, nous sommes transportés en pleine renaissance, grâce à M. Tel est le présent que leur a offert M. Ces lettres nous montrent, d'une part, les sentiments de respect et d'exquise délicatesse que les membres d'une même famille professaient entre eux, et, d'autre part, cet esprit de dévouement et d'abnégation qu'ils pratiquaient pour le triomphe de leur foi.

Mais si le livre de raison, en , est empreint des saveurs de la langue d'Oc ou du roman-provençal, il voit,. Et, en effet, quoi de surprenant? Hâtons-nous de dire qu'il ne s'agit pas d'une querelle confessionnelle l'Eglise et le Roi n'y sont pour rien, dit M.

Il s'agissait de dissensions électorales il n'y a donc rien de nouveau sous le soleil , et de l'installation des nouveaux consuls, le conseil de ville étant divisé en deux partis sous le nom de la grande et de la petite croix.

Dans cette émeute, où plusieurs coups de feu furent tirés et les sabres mis au clair, il y eut des blessés, dont l'un assez grièvement, le sr de la Calmette, qui reçut trois balles dans la gorge 1.

Les perturbateurs en voulaient à François de Rochemore, juge-mage, président du présidial et conseiller d'Etat, et au premier consul Maltret, qu'on voulait pendre au mûrier existant dans la cour de la maison consulaire. Nous assistons, le 15 mars , à la première délibération du conseil politique. Dans cette assemblée règne le plus grand ordre. Tous les membres témoignent de leur fidélité au roi, et, au nom de la liberté, sans amertume et.

Ne citons, parmi les revendications populaires, que les deux principales, et qui paraissent bien légitimes Suppression, pour le seigneur du lieu, du droit de possession des terrains d'alluvion provenant des crues et divagations de la rivière du Gardon, avec la liberté du droit de navigation, sur cette rivière, sans redevance aucune.

Pendant quelque temps encore on parle affaire au sein de la communauté mais les événements se précipitent les idées les plus avancées se font jour. On ne rêve que fêtes civiques. On ne parle que de citoyens à dénoncer à l'accusateur public, et l'arbre de la liberté, planté à côté de l'église, devenue le temple de la raison, est appelé le phare de la vraie lumière 1.

De nos jours, les historiens multiplient leurs études sur cette époque de complète transformation sociale, on est avide de la connaissance des faits vécus qui s'y rattachent; le nom d'un homme public, jeté au cours d'un récit, éveille un souvenir, un épisode de cette troublante époque, et c'est ainsi que la publication qu'a faite M. Voici, en effet, ce qui advint à M. Paul-Ange de Labaulme, maréchal des camps, membre de l'Académie de Nimes.

Dénoncé comme suspect, il fut incarcéré. Un séquestre de ses biens fut nommé le citoyen Jean Bourdoux , l'inventaire fut fait, les scellés apposés 1. Le revenu du ci-devant noble fut fixé et arrêté à la somme do 6. Il resta huit mois, vingt-trois jours, sous les verrous, et comme l'arrêté des représentants du peuple Goupilleau et Perrin fixait le prix d'une journée de prison, frais généraux de nourriture, garde, etc.

Comme on peut en juger, la carte à payer était bien conditionnée, elle l'était à tel point que si la détention avait duré un peu plus longtemps, même moins d'un an, le fisc, ne pouvant trouver un aliment suffisant dans le revenu de 6.

Quoiqu'il en soit, il y a tout lieu de penser que le ci-devant de Labaulme ne réclama pas qu'il dut même se trouver satisfait et heureux de ne pas aller plus avant dans la connaissance des procédés mis alors en pratique à l'égard des réfractaires aux soi-disant bienfaits de l'émancipation humaine, par le triomphe de la raison immortelle. L'évocation de ces souvenirs, déjà lointains, semble cependant les rapprocher de nous au moment où le cycle s'ouvre à nouveau, et que certains points, qui en forment et marquent le cercle, reflètent le passé.

L'obsession est constante chez les esprits qui fouillent sans cesse dans l'histoire, et M. Jouve donne lecture des. Georges Maurin donne connaissance de quelques fragments d'un manuscrit qu'il publie sous le titre Journal d'un bourgeois de Nimes, sous le premier Empire. Nous avons aussi à citer M.

Georges Maurin qui ont entrepris la publication des souvenirs du marquis de Valfons, comte de Sebourg, s'étendant de à A ce sujet, M. Clauzel, secrétaire perpétuel, donne lecture de quelques fragments de la notice de M. Dans ce même ordre d'idées, des souvenirs du passé, disons enfin que nous avons communiqué à l'Académie une nouvelle, dont nous possédons le manuscrit, qui fut rédigée, en , par Paul-Ange de Labaulme, membre de l'Académie de Nimes, à l'occasion de la mort de Mme Favart.

Gustave Fabre, qui a suivi, à Paris, les travaux du Congrès des Sociétés savantes, nous rend compte de ses impressions et des utiles enseignements qu'il a recueillis. Son rapport, écouté avec le plus vif intérêt, a mis l'Académie à même d'appréciertout ce qui peut se dégager de ces assises tenues par le monde savant, où les conceptions de l'esprit, appliquées à toutes les connaissances, peuvent apporter de bien dans la marche de l'humanité vers l'ordre moral et matériel, et aussi à la consécration de nos meilleures traditions nationales.

L'examen des découvertes scientifiques, les études de droit et la connaissance des faits historiques, quelqu'intéressants qu'ils soient, ne doivent pas nous faire perdre de vue la Poésie, si chère à nos devanciers.

Emile Reinaud, en quittant le fauteuil de la présidence, remercia dans les termes d'une exquise poésie qu'il appela Chant du cygne du Président, qui a été suivi de chants de plus en plus harmonieux.

Ses sonnets neigeux et sa poésie aux arènes de Nimes, ont été très appréciés et vivement applaudis, ainsi que le toast en vers, plein d'à-propos, qu'il porta au banquet offert à M.

Paul Révoil, ambassadeur, à l'occasion de l'inauguration du monument élevé à la mémoire de son père. Gavarnie au cirque gigantesque, avec ses neiges éternelles Roland et sa Durandal àla brèche immortelle les cascades se transformant en poussière irradiée aux rayons du soleil les lacs les Gaves, aux eaux tumultueuses et bondissantes aux travers des roches disloquées, qui, finalement assagies, glissent calmes et silencieuses dans leur lit, en donnant au paysage un aspect de mystérieuse beauté.

Gai donne lecture de quelques poésies de M. Michel Jouffret, ancien professeur de philosophie au Lycée de Nimes, puisées dans un volume de poésies posthumes, couronné par l'Académie Française. Raymond Février, sans cesse inspiré par sa muse, donne en lecture de nombreuses et élégantes poésies, aux souvenirs moyennageux, et les sonnets formant celle intitulée Foulque Nerra fut lue en séance publique. Bondurand est toujours inlassable dans ses études et recherches, et, bien que couvert par le privilège de l'honorariat, il ne cesse de s'occuper de l'Académie, qu'il a servie avec tant d'ardeur, par des travaux d'un réel mérite, communique la liste des diplômes Carlovingiens et Capétiens, de Charles le Chauve à PhilippeAuguste, conservés aux archives du Gard.

Elie Mazel cherche à faire revivre. La Haye vous a soumis trois plans en héliotypie de l'oeuvre architecturale un château d'eau , avec laquelle M. Fernand Janin, notre pupille, a obtenu le premier second grand prix de Rome. La compagnie a été heureuse de constater que M.

Janin avait su profiter des faveurs dont il est l'objet, et l'en félicite. Clavel, que préoccupe toujours l'avenir de notre empire colonial, qui a éveillé en lui des appréhensions patriotiques, ne perd pas de vue les questions qui touchent de plus près à l'avenir de la famille dans la con-.

Et, pénétré de l'importance de cette question, il a communiqué à l'Académie, dans sa séance du 29 décembre dernier, le commencement d'une étude sur L'art de placer et gérer sa fortune, d'après M. Cette étude est pleine d'utiles appréciations et de sages conseils donnés aux divers degrés de l'échelle sociale. Car il faut bien admettre, en effet, que le gros financier, le modeste capitaliste, l'industriel d'ordre inférieur ou l'artisan, tout en apportant, dans la manière de vivre qui leur est propre, les mêmes principes d'économie, qu'impose l'existence d'une vie sagement contenue, quelle que soit son opulence, n'useront pas des mêmes moyens dans la gestion de leur fortune.

Dans la première partie de sa communication, M. Clavel ne traite, comme M. Leroy-Beaulieu, que la question des placements, qui ont subi, depuis un demi-siècle, sous l'influence du développement de l'industrie et de ses découvertes, de profondes modifications dans leur assiette, et il signale notamment les placements en terres, comme n'étant plus, ainsi que le dit le savant économiste, M.

Leroy-Beaulieu, la tente dressée pour le sommeil l'exploitation et le rendement des biens ruraux expirant sous le poids des charges énormes auxquelles ils doivent faire face, alors que les pouvoirs publics semblent se désintéresser de cette capitale et vitale question. Bruneton, familier avec les questions économiques, financières, industrielles ou agricoles, qu'il traite avec une haute compétence, nous a entretenus de l'Argentine et a lu la monographie de la ville d'Aimargues, par M.

Ce travail a vivement intéreBsé notre compagnie, qui s'est empressée de décerner à son auteur le titre de correspondant. On s'étonnera, sans doute, que nous arrivions à la fin de notre compte rendu sans avoir parlé de l'archéologie, de cette science de l'antique, si captivante, qui permet de vivre dans le passé en reconstituant, au moyen des vénérables débris qu'on exhume du sol, savamment interrogés,.

On s'en étonnera d'autant plus, que l'archéologie trône en souveraine au milieu de nous les sentiments d'admiration et de pieux respect que nous lui prodiguons ne sont-ils pas constamment soutenus par la présence des restes antiques qui frappent et émerveillent nos regards? Chaque fouille, qu'on pratique dans le sol, n'apporte-telle pas les effluves du passé, en nous faisant espérer la découverte d'un nouveau témoin de notre antique histoire?

Mais si l'art de bâtir sommeille, laissant les archéologues à leur méditation, il a été beaucoup parlé, à notre grande joie, de l'architectonique qu'ont affirmée, si élégamment, dans le cours du xixe siècle, nos compatriotes Espérandieu et Henri Révoil, et c'est en rendant les honneurs publics à ce dernier qu'a été marqué le triomphe de l'architecture.

Elle mérite bien tout ce qui a été dit, si éloquemment, sur son compte, par les savants et t distingués maîtres ès-arts, qui furent envoyés par le gouvernement pour le représenter, et fêter la mémoire de notre vénéré confrère. N'est-elle pas, en effet, la science par excellence l'art le plus noble, puisqu'il résume le vrai, le beau, le bien?

Ne synthétise-t-elle pas toutes les civilisations? Ne concrétise-t-elle pas tous les arts? N'est-elle pas la manifestation d'un idéal? Telle, par le Temple, a été l'origine de l'art, dont l'heureuse fécondité ne fera que s'accroître, en atteignant les hauteurs du sublime, quand il s'agira du Temple chrétien.

Cela posé, suivons par la pensée, si vous le voulez bien, l'architecte dans l'enfantement et le développement de ses multiples et variées créations.

Mises à exécution les fondations émergent du sol les murs s'élèvent, les colonnes se dressent. L'ossature du Temple est complète, saisissante, pleine d'harmonie, mais fruste, froide et rigide il faut l'affiner, l'embellir 1 C'est ici que le 'sentiment de l'esthétique du génie créateur va se développer et devenir puissamment tributaire de l'ceuvre qui s'érige, et il apparaîtra plein de goût t et de finesse dans les délicates moulures qui orneront les grandes lignes du Temple, provoquant ainsi les premiers sourires de l'art naissant.

A ces moulures, gracieusementgalbées, succèderont des arabesques et des rinceaux plantureux. Le lierre le volubilis, le houx et la vigne, courront avec légéreté sur la surface des frises et des tympans. Décoration simple, pleine de caractère, émaillée de chapiteaux à la végétation de Lotus ou d'Acanthe, couronnant fièrement les majes-. Point satisfait, et poussant plus loin son idéal, l'architecte peuplera la solitude de son temple de l'image des dieux ou bien de celle des citoyens ayant rendu des services à la patrie, et la statuaire aura pris naissance 1 Bien qu'amenée à ce degré de perfection, son oeuvre ne parle pas suffisamment à son âme d'artiste; elle est triste; rien ne l'idéalise, ne réchauffe l'imagination, mais son génie créateur, dans sa fécondité, lui suggérera l'emploi des couleurs, des ors, des pierres précieuses, des gemmes Ce sera d'abord une série de simples filets, tracés suivant une gamme harmonieuse, faisant valoir discrètement les moulures et les plans sur lesquels la haute et expressive peinture étalera ses poétiques conceptions.

Là se termine le stade des créations païennes. Elles ont atteint l'apogée de leur gloire; leur décadence suit de près, et les ruines avec L'ère chrétienne fait son apparition l'architecte, sous les inspirations de la foi nouvelle, harmonisées avec le beau, spiritualise ses conceptions. Les fresques et les décorations les plus remarquables, ne suffisent plus aux élans de son génie. Voilà, à grands traits, ce qu'est l'architecture, résumant, absorbant toutes les branches de l'art, dont elle a provoqué l'éclosion sublime sous toutes ses formes.

Vous me pardonnerez, Mesdames et Messieurs, cette longue digression sur l'art, mais, fier de notre profession, nous la lui avons consacrée, pour bien établir que celui,.

Quelle serait notre satisfaction si nous pouvions rester sous le charme de ces impressions sereines et terminer là notre tâche, mais pouvons-nous laisser dans l'oubli ceux de nos confrères que la mort nous a ravis? Ne leur devons-nous pas un souvenir ému? La liste funèbre sera longue, car les brèches faites à notre compagnie ont été nombreuses et douloureuses, pendant l'année qui vient de s'écouler.

Dès le mois de janvier, la série des deuils s'ouvre par le décès de M. Joseph Simon, membre résidant; c'était un érudit, féru en la science hébraïque un infatigable chercheur, fouillant sans cesse dans les archives municipales, dont il avait la garde, au plus grand profit de l'Académie à laquelle il communiquait ses heureuses découvertes.

En février, c'est un vétéran qui s'éteint. Verdier pendant de longues années avait rempli, avec un zèle des plus louables, les fonctions de trésorier, auxquelles s'ajoutait le mérite de travaux intéressants, dont il entretenait ses confrères.

Dans les premiers jours de juillet, M. François GermerDurand, architecte du département de la Lozère, membre non résidant, est subitement enlevé à l'affection de sa famille. François Germer-Durand avait marqué son passage comme correspondant d'abord, puis comme membre résidant, [par d'utiles travaux relatifs à notre histoire locale.

Le mois d'octobre est marqué par un deuil qui émeut la société nimoise. Hérisson, ingénieur, professeur à l'Institut national agronomique, membre résidant, était victime de la science à laquelle il ne cessait d'apporter d'utiles et savants perfectionnements, et mourait des suites d'un terrible accident d'automobile. Les travaux de M.

Cette tombe était à peine fermée qu'un décès frappe et atteint non seulement l'Académie, la ville entière, mais aussi le monde des lettres, en la personne, si nimoise, du poète Alexandre Ducros, qui, malgré les soins les plus assidus et les plus touchants, a été enlevé à l'affection des siens et de ses admirateurs.

Pendant longtemps, à nos séances publiques, l'absence d'Alexandre Ducros rappellera les fines et délicates poésies qu'on était heureux d'y applaudir.

Le souvenir de ces pénibles épreuves, si souvent renouvelées, a été tempéré par des heures d'agréables et douces satisfactions, à l'occasion des distinctions honorifiques qu'ont obtenues plusieurs membres de l'Académie. C'est d'abord Mme Garidel-Alègre, correspondant, qui prend rang parmi les officiers de l'instruction publique.

Parmi les membres honoraires, M. Cheysson, inspecteur général des ponts et chaussées, est élevé à la dignité dc commandeur de la Légion d'honneur, et M. Gabriel Ferrier est élu membre de l'Institut. Dessaux, professeur au Lycée de Nimes, membre résidant, est nommé proviseur du Lycée de Tournon, Cette distinction, dont il a été l'objet, n'a pas rompu le lien qui l'unissait à l'Académie, puisqu'il passe dans le cadre des membres non résidants, en remplacement de M.

Enfin, tout récemment encore, ont été l'objet d'une distinction bien méritée. Pour combler les vides qui s'étaient produits, l'Académie, respectueuse de la tradition, objet de son constant souci dans le choix de ses membres, que doivent entourer l'estime publique et le mérite de leurs travaux, a élu membres réaidants.

Albert Donnedieu de Vabres, homme de lettres Albert Hérisson, ingénieur, qui, hélas, n'a fait que passer. Tel est l'héritage que l'année offre à ses aînées, espérant qu'elles daigneront le recevoir et le juger favorablement.

A la tête du mouvement, l'Académie de Nimes s'est toujours distinguée par l'hospitalité généreuse qu'elle n'a cessé d'accorder aux communications intéressant nos Monuments et Collections. Elle a fait plus encore. Non contente de stimuler le zèle des chercheurs, elle a voulu donner, chaque année, à tous nos concitoyens soucieux d'agrandir le commun patrimoine, un témoignage public de sa satisfaction.

Au nom des Musées archéologiques, au nom de tous ceux qui bénéficient dc ses libéralités, j'ai donc, en premier lieu, l'agréable devoir de remercier l'Académie pour sa constante sollicitude. J'ajoute que tant d'efforts n'ont point été vains, et que notre domaine artistique et scientifique s'accroit tous les jours de dons aussi importants que variés. Je signalerai, entre toutes, le fameux autel à la Lune et à Isis, longtemps encastré dans les vieux murs du château de Manduel les deux grandes inscriptions funéraires du pont de Couloures, à Margueriltes —l'autel à Jupiter et à la Terre Mère, de Clarensac les deux autels à Minerve, trouvés dans les fouilles récentes de Combas le curieux autel à la Fièvre quarte, et plusieurs épitaphes dont une de gladiateur.

D'autre part, les vitrines de nos Musées se sont embellies d'une quantité considérable d'objets provenant de fouilles effectuées sur divers points de notre vieux sol nimois.

Avant son entrée dans Nimes par la Porte d'Auguste, la grande Voie Domitienne formait comme une sorte de Via Sacra, bordée de chaque côté d'une ligne ininterrompue de monuments funéraires. Nos plus beaux spécimens de verrerie viennent de là. Tout dernièrement encore, cette série s'enrichissait de la presque totalité des céramiques et objets divers recueillis par le regretté capitaine Vigne dans ses fouilles du chemin de Beaucaire.

A l'extrémité de la Plateforrrae, le déblaiement d'une ancienne carrière romaine mit à jour de nombreux et beaux fragments qui, réunis à la Maison Carrée, nous montrent à quel remarquable degré de perfection était parvenue l'industrie dès le début de l'empire romain. A côté de ces derniers, on peut admirer la magnifique aiguière en verre bleu et une foule d'autres objets curieux que nous devons également à la générosité d'un de nos concitoyens.

Enfin, les fragments d'architecture et de sculpture s'accumulent dans les galeries de nos Musées, bientôt trop étroites pour les contenir tous. Un certain nombre viennent de ce fameux quartier de Saint-Baudile, mine inépuisable, qui nous réserve encore bien des surprises.

Messieurs, cette abondante moisson justifie le grand nombre de récompenses décernées, cette année, par l'Académie. Si cette liste s'allonge considérablement, nous sommes loin de nous en plaindre, car elle est une. Il est un peu de mode, aujourd'hui, de railler les archéologues. Loin de prendre la chose au tragique, nous sommes les premiers à nous divertir des traits qu'on nous décoche de temps à autre.

Mais, pécheurs endurcis, nous n'en persistons pas moins dans nos anciens errements, car nous savons bien que ceux qui rient aujourd'hui de notre a innocente manie seraient, le cas échéant et avec bien plus de raison cette fois, les premiers à blâmer notre négligence coupable. Ils nous montrent nos ancêtres à la recherche d'un idéal de perfection toujours plus élevé. Par eux, nous assistons, en quelque sorte, à l'effort lent et obscur qui a fini par créer la société moderne.

Les détruire ou simplement les négliger, serait un crime que la postérité ne nous pardonnerait pas. Notre Concours de , clos le 31 décembre dernier et dont nous avons à rendre compte, avait pour objet l'histoire de la Révolution dans notre département. Le programme en est libellé en ces termes. Des commissions officielles fonctionnent dans chaque département pour rechercher les documents relatifs à cette période de notre existence nationale.

Le sujet que nous avons donné était donc d'une utilité véritable et actuelle. Notre espoir de provoquer et d'obtenir quelques travaux intéressants n'a pas été trompé. Nous avons reçu deux manuscrits. Si le nombre des concurrents n'est pas considérable, la contribution à notre histoire locale ne manque pas d'importance. C'est un manuscrit de 39 pages sur papier écolier. Chabran Catherine Pignard, petite-nièce de Louis.

De ce détail généalogique naît en mon souvenir un rapprochement qu'il me paraît convenable de noter. Il en ressort l'importance de la famille dont je me suis occupé et de celle que notre concurrent a voulu mettre en lumière. L'histoire se fait de la suite des événements et s'élucide de leur combinaison. Quand j'ai étudié notre grand peintre Charles-Joseph Natoire et sa famille, j'ai dû les suivre à Arles.

Auprès d'eux, j'ai rencontré la famille Véran et notamment celui des fils dont je viens de transcrire cette biographie réduite à quelques mots. J'ai connu et raconté leurs relations en la partie qui se rapportait à mon étude et qui lui était utile. Je me borne à renvoyer à cette courte notice ceux qui en auraient la curiosité. II était né le 17 juin Il fut ordonné prêtre en , et tout de suite se trouva mêlé au mouvement révolutionnaire. Le 30 janvier , après bien des hésitations, il prêta.

Après avoir échoué, le 30 octobre , aux élections pour la cure de ce pays, il vint à Nimes, où nous le trouvons, vers la fin de cette année , vicaire à Saint-Bau. Cette paroisse n'était plus alors qu'une succursale de Saint-Denis, établie dans l'église des Pères Capucins.

Le 13 mai , il est élu, par ses concitoyens, curé d'Albaron, en Camargue, par 26 voix sur 36 mais il n'a jamais occupé ce poste qui fut offert bientôt après, le 23 juin, par l'Evêque constitutionnel à l'ancien Trinitaire Charles Amy. Peut-être est-ce à cette coincidence, comme nous le verrons, que nous devons le choix de ce sujet par l'auteur. Vers la fin du mois de mars , l'abbé Louis Véran est obligé de quitter Nimes pour retourner à Arles dans sa famille.

Les quatorze lettres conservées et retrouvées ont fourni au concurrent la plus grande partie de la matière de son travail. Nous y voyons la fermeture des Eglises, l'établissement du culte de la Raison, les prêtres cessant leur culte peu à peu partout, les inventaires, et le reste l'abbé, obligé de quitter sa maison louée à un tiers, retourne à Arles.

Nous croyons lire la relation de faits contemporains. Le 31 mai , a lieu la déprêtrisation des citoyens Léger, Clastre, Véran et autres.

Sans vouloir, faute de temps, résumer tout l'ouvrage, je me borne à de rapides indications. Elles noua montrent ou nous rappellent que l'histoire est un perpétuel recommencement et que la roue tourne sans cesse dans le même cercle, toujours plus ou moins vicieux, au dire des partis successivement vaincus. La guerre religieuse touche à sa fin, continue l'auteur. Nous sommes au lendemain de la victoire de Marengo. Enfin, le Concordat entre Napoléon Bonaparte, premier consul de la République, et le Saint-Siège est conclu il est proclamé solennellement, le 23 germinal an X 18 avril , dans l'église Notre-Dame de Paris.

Le souvenir de ces faits est bien susceptible de les réconforter et d'adoucir le chagrin de ceux que désespèrent et qu'affligent de récents évènements. Le e préfet des Bouches-du-Rhône n'agréa pas ses services. II lui reprochait ses nombreuses variations.

Cependant, en , l'autorité diocésaine de Marseille confia à l'abbé Véran la petite paroisse des Accates, dans la banlieue de la ville. Entre son séjour à Nimes et sa rentrée en paroisse, une existence toute nouvelle avait pris l'abbé Louis Véran. Non agréé, comme nous l'avons dit, pour la paroisse de Fontvieille , l'abbé Louis Véran continue à se livrer.

C'était bien l'occupation qui lui convenait le mieux. Il avait, dans cette ville, rue Vinsargues, près des Cordeliers, un de ses frères, Pierre-IIilaire, qui y vivait du produit de son commerce et dont la présence l'y avait attiré.

L'auteur véridique ne dissimule rien de son sujet. Lettre du 12 novembre D'autre part, pour donner une idée d'ensemble de cette physionomie et pour compléter cette figure, je dirai que l'auteur du mémoire a raison de noter, à l'actif de son personnage, un trait de caractère qui ne laisse pas de l'honorer.

Je vous prierai même de me pardonner si je me suis un peu oublié en prolongeant mon incursion sur ce mémoire. Mon excuse est dans l'intérêt que nous devions trouver ensemble au souvenir de cette histoire essentiellement locale. Pour me faire absoudre, je vais compenser ces longueurs, point inutiles ni fastidieuses, d'ailleurs, par une exacte brièveté, sans préjudice toutefois pour ceux dont il va me rester à vous parler après avoir rapidement conclu sur ce sujet.

S'il donna, un moment, des gages à la x Révolution, c'est par entraînement, par imprévoyance, c'est surtout par manque de fermeté. Les événements n le surprirent, il n'y était pas préparé. Enfin, la longue o période de paix que nous révèlent les années d'enseio gnement est une preuve nouvelle que i'abhé Véran a n'était pas fait pour la lutte et le combat. Et nous, pour résumer notre opinion et notre jugement sur le concurrent et sur son travail, nous ne le chicanerons pas pour un détail en passant.

Nous ne le rangerons point parmi les adeptes de la simplification de l'orthographe pour ce qui est sans doute un lapsus calami, qui a été cependant remarqué et noté. Abdica, au lieu de abdiqua, dans la note au bas de la page 10 du manuscrit.

Leur nom leur venait de ce qu'au début ils se réunissaient dans la maison du chanoine Giffon sur une partie de l'emplacement du théâtre antique. D'où Giffon, Siphon, Chiffon. Ils avaient pris comme emblême un petit SïphoM. Par contre, nous remercierons l'auteur d'avoir rappelé ou mis au jour des faits spécialement nimois. Elle montre quelque érudition de sa part.

Nous le louerons également de la simplicité et de la sobriété du langage, de la franchise et de la loyauté du récit, de l'impartialité du jugement, de la rectitude enfin et de la justesse de ses appréciations. Connaissez-vous l'histoire du dessinateur John Davidson? Mais la notice sans lacunes qu'il a consacrée au mince abbé Véran s'élargit avec les circonstances auxquelles fut mêlée la vie de son personnage. Encore une fois, nous l'en remercions.

Jean Pierre Chazal est né à Pont-Saint-Esprit Gard , le 1er mars 17f6, et décédé, après bien des vicissitudes, le 23 avril , en Belgique. Sa vie, qui futmê ée aux grands actes de la Révolution française, nous intéresse donc doublement, et par le rôle du personnage et par sa qualité d'enfant de notre département. Le plus grave défaut de ce mémoire est la difficulté de sa lecture, dont il faut incontestablement accuser d'abord l'écriture de son auteur, très fine et cursive à l'ordinaire, cela se voit, ici plus fine et plus rapide encore, ensuite et beaucoup à la hâte imposée par le délai du Concours auquel l'auteur paraît s'être décidé tardivement, Pressé par le temps, sans doute, il n'a pas eu le calme et le loisir nécessaires pour mettre au point un travail de cette ampleur, pour bien en ordonner la composition, pour l'établir définitivement et le présenter sous une forme achevée.

C'est, actuellement, une suite de documents, fort intéressants, à coup sûr, et de poids, parmi lesquels nous en avons remaqué c'est leur cachet d'authenticité et d'utilité de la main même qui nous est bien connue de l'un de nos confrères les plus érudits et les plus obligeants 1. Ne dirait-on pas, à première vue, que ces pièces se suivent sans autre liaison que l'ordre chronologique, sans autre transition que leur succession même, sans autre soudure c'est une spirituelle observation qui a été faite, sans malice assurément, et que, sous cette affirmation, je me permets de répéter que la ficelle qui retient les feui lets et qu'une main officielle a dû, prudemment, dans l'intérêt de l'oeuvre et de l'auteur, piquer et nouer, au reçu du paquet, pour en éviter l'éparpiHement?

Je n'entreprendrai pas même de résumer ce mémoire Cela serait fort instructif mais cela nous mènerait trop loin. J'espère, du reste, que les friands de notre histoire locale pourront le trouver, achevé comme le précédent, dans nos publications, où l'Académie a la pensée de les accueillir. Je ne saurais faire mieux que d'y renvoyer et trop engager à les y chercher. Si le temps me pressait moins et si la lecture en était plus facile, je vous montrerais volontiers les motifs de l'adhésion au 18 Brumaire la nomination au Tribunat la transformation du conventionnel en baron Chazal la mort de Chazal.

Je signale ces passages aux futurs lecteurs qui ne manqueront pas d'en être frappés et de s'y arrêter. Pour ceux qui n'auront ni la possibilité ni le loisir de recourir au texte complet de cette étude, maintenant que la.

On sait comment Bonaparte, pris d'une frayeur irréfléchie, se réfugia à demi. Rencontrant Siéyès dans sa voiture, Bonaparte, qui ne savait quel ordre donner, lui demande ce qu'il faut faire. Lorsque, à neuf heures du soir, Lucien, réunissant quelques fidèles, rouvre la séance à l'Orangerie, il trouve à ses côtés Chazal. Je proposai, nous dit ce dernier, la loi dont la conception m'appartient, qui créa le Consulat provisoire et les Commissions législatives constituantes.

Son administration dans les HautesPyrénées fut digne d'éloges. Un arrêté des Consuls de l'an XI avait mis à sa disposition, sans obligation d'en rendre compte, l'argent des jeux du département.

Chazal le fit appliquer aux hospices des eaux du dépaitement. J'aimai beaucoup mieux ce que toute ma D conduite avec lui le força de dire de moi, comme ont dit tous x ceux qui me connurent, que j'étais un très honnête homme.

Mais la délivrance est proche la Révolution de juillet va rouvrir à ChazaI les portes de la patrie. Dès le 13 août, il rentre en France et il vient s'installer à Paris, 30, rue Grange-Batelière son rôle est fini. Ses fils sont fixés en Belgique l'un d'eux y deviendra Lieutenant général du Roi, ministre de la guerre.

Les affections qu'il a en Belgique appellent fréquemment Chazal en ce pays et c'est dans un de ces voyages qu'il meurt à Bruxelles, le 23 avril 18M. Quand l'auteur remaniera son travail, qu'il se souvienne de ce conseil et qu'il le mette en pratique l'Académie se permet de le lui donner à la suite des observations inspirées par l'examen de son manuscrit. Il manque surtout quelques pages d'introduction pour donner la physionomie du personnage et le situer quelques recherches sur son milieu, sa famille, sa jeunesse, qui ont dù préparer à Pont-Saint-Esprit sa carrière politique.

A défaut de cette sorte d'introduction, les documents nous intéressent moins, semblant s'appliquer à un être abstrait qui ne tombe pas sous nos sens. II faudra aussi et certainement l'auteur s'en préoccupera, s'il n'a pu le faire encore , des points de repère, des divisions, des chapitres. Ici, le concurrent ne pourrait être suppléé.

Cette diversité de qualités, de lacunes et d'imperfections, qui se balancent et se compensent, a sans difficulté dicté notre jugement. II peut être accordé des mentions honorables. Nous avons donc accordé deux mentions honorables avec partage égal de la somme de francs affectée au concours.

C'est évidemment une pensée de décentralisation, l'utilité et l'honneur de notre petite patrie qui ont inspiré le testateur. Telles sont les indications précises qui ont été formulées par lui, les conditions impératives qu'il a imposées à sa fondation. Nous inspirant de son désir et nous soumettant à l'expression formelle de sa volonté, noua avons précédemment récompensé la sculpture, la peinture, l'archéologie, la spéléologie.

Cette année, nous avons été sollicités par la littérature, le théâtre, la peinture, le dessin, l'histoire, l'économie politique, l'agriculture. Son succès éclatant et durable la mettait hors de pair. On y lit notamment: Le taux de plaquettes moyen avant la splénectomie était de Cinquante-trois patients ont subi une SPC laparoscopie introduite depuis 2 conversions peropératoires.

Les complications en postopératoire immédiat sont rares: Des accidents thromboemboliques sont décrits chez 4 patients, traités par anticoagulants. Après 5 ans 98 patients sont régulièrement suivis, dont 17 en échec. Le rituximab a été tenté chez 1 patient, sans résultats notables. Malgré toutes les tentatives thérapeutiques, la splénectomie garde sa place de choix dans la prise en charge du PTI. Le syndrome des plaquettes grises SPG est un syndrome hémorragique congénital plaquettaire.

Rare et de transmission le plus souvent autosomique récessive, il est lié à une anomalie des granules alpha, impliquant le gène NBEAL2 sur le chromosome 3p Le traitement repose sur des mesures de prévention du risque hémorragique.

Le myélogramme est pauvre, et en grande partie dilué. Un contrôle sur tube citraté confirme la présence de plaquettes grises. Le bilan montre aussi une augmentation du taux sérique de vitamine B Ce syndrome est souvent sous-diagnostiqué entraînant des prises en charge inappropriées des patients. Un garçon de cinq ans nous est adressé pour thrombopénie résistante au traitement depuis 3 ans. Ses plaquettes ont été étudiées en microsopie électronique et en agrégométrie optique RIPA.

La RIPA était nulle alors que les réponses aux autres agonistes étaient subnormales. Il associe un phénotype hémorragique, préférentiellement cutanéomuqueux, à un déficit, souvent qualitatif, en facteur Willebrand VWF.

Il est presque systématiquement associé à une maladie causale, notamment aux syndromes lymphoprolifératifs chroniques, aux syndromes myéloprolifératifs et au rétrécissement aortique. Son diagnostic et notamment sa distinction avec la maladie de Willebrand sont parfois délicats et les outils proposés dans les arbres diagnostiques ne sont pas toujours accessibles en routine.

Nous avons évalué la prévalence des principaux troubles psychiatriques par le questionnaire diagnostic structuré court M. Un total de 1. Les aCL-G sont associés aux troubles psychotiques. Un suivi spécifique précoce est nécessaire. Pendant longtemps, le phénotype hémorragique a été attribué à une thrombopénie variable à sévère et à une absence des multimères de haut poids moléculaires. VM dans le gène murin du FVW.

Le but de cette étude a été dans un premier temps de valider ce modèle par une caractérisation du phénotype hémostatique. Afin de mieux caractériser les fonctions plaquettaires, la formation du thrombus a été évaluée in vitro en chambre de flux sur matrice thrombogène collagène dans des conditions hémodynamiques qui reproduisent le flux sanguin.

Ce modèle semble donc reproduire la maladie humaine, et devrait servir pour approfondir les mécanismes de la thrombopénie associée à la MW de type 2B.

Une analyse de la prédiction de ces deux critères cliniques composites par courbe ROC et régression logistique multivariée pas à pas descendante a été réalisée. Les variations induites de PGF et de sFlt1 sont fortement corrélées. La mobilisation thérapeutique, dans le SAPL obstétrical traité, des facteurs angiogéniques à impact argumenté sur les fonctions trophoblastiques pourrait jouer un rôle dans la survenue des complications tardives de la grossesse, encore trop fréquentes.

Son efficacité a été étudiée chez patients présentant une hémophilie A sévère. Nous avons bien sûr pratiqué des examens biologiques à intervalles réguliers afin de vérifier les taux plasmatiques et calculer le taux de récupération du tuructocog alpha.

Nous avons comparé le dosage courant chronométrique en un temps et la méthode chromogénique. La patiente est incluse dans le protocole APL ATRA, cytarabine, idarubicine permettant la résolution de la coagulopathie et la rémission.

La présentation clinique est ici inhabituelle. Quelques cas de thromboses associées à des LAM3 ont été rapportés dans la littérature. Le facteur tissulaire est mis en cause par son expression sur les cellules blastiques en particulier sur les blastes des leucémies aiguës promyélocytaires , et les cellules endothéliales, rendant ainsi la surface des cellules procoagulante.

Open issues on bleeding and thrombosis in acute promyelocytic leukemia. Bleeding and thrombosis in acute promyelocytic leukemia. Rivaroxaban and apixaban are non-vitamin K antagonist oral anticoagulants. They are both selective and direct factor Xa FXa inhibitors approved in the prevention and treatment of thromboembolism. Surprisingly, contrary to rivaroxaban, prothrombin time PT is little sensitive to clinically relevant concentration of apixaban. We investigated the existing pharmacodynamic discrepancy between apixaban and rivaroxaban.

We compared kinetics of FXa inhibition in strictly identical conditions pH 7. We evaluated the impact of these kinetic constants through numerical integration techniques simulating PT and thrombin generation assay TGA. Predicted results were compared to corresponding PT or TGA triggered in plasma spiked with apixaban or rivaroxaban.

KI values of 0. These figures were consistent with those obtained through TGA performed in plasma. Simulated PT ratios were also in accord with PT in plasma: Les antivitamines K sont des médicaments encore largement utilisés pour le traitement ou la prévention des événements thromboemboliques, avec une efficacité non contestable en termes de réduction de la morbimortalité cardio-vasculaire. Nous avons sélectionné les patients admis aux urgences avec un INR supérieur à 4, asymptomatiques ou présentant une hémorragie non grave.

Une réévaluation pourra être menée à distance selon la même méthode. Prise en charge des surdosages en antivitamines K, des situations à risque hémorragique et des accidents hémorragiques chez les patients traités par antivitamines K en ville et en milieu hospitalier.

Nous rapportons trois cas de déficit constitutionnel isolé en facteur V chez deux enfants et deux adultes. Les taux du fibrinogène et des plaquettes étaient normaux. Les contrôles ultérieurs ont objectivé un déficit isolé en facteur V. Enfant de 12 ans avec un allongement du TCA réalisé avant une extraction dentaire. Cas 3 et 4: Les deux enfants développent des hémorragies post-traumatiques. Aucun signe clinique pour nous orienter vers un déficit acquis en rapport avec un anticorps anti-V.

Le déficit congénital isolé en facteur V est une anomalie rare. Le mode de transmission est autosomique récessif. Le déficit acquis en facteur V: Rev Med Int ; 32 5. Les manifestations neuropsychiatriques sont classiques dans le syndrome des anticorps antiphospholipides SAPL mais elles sont principalement thrombotiques et les altérations du tissu cérébral dans le SAPL obstétrical pur sont inconnues.

Les signaux IRM conventionnels sont normaux et similaires entre les deux groupes. Étude rétrospective dans deux centres universitaires Reims et Strasbourg , centrée sur des patients de plus de 65 ans, ayant été diagnostiqués purpura thrombopénique idiopathique, et suivis dans les services de Médecine Interne. Le suivi sur 7 ans, des 41 patients a objectivé 3 décès. Les résultats de notre série, concernant la splénectomie, restent peu satisfaisants, avec un échec pour la moitié de nos patients.

Les réponses thérapeutiques sont sensiblement identiques à celles observées chez les sujets jeunes, avec néanmoins une toxicité plus importante. Les données concernant les biothérapies et les facteurs de croissance plaquettaires sont quasi inexistantes chez les sujets âgés.

Traitement du purpura thrombopénique idiopathique du sujet âgé. La patiente est adressée à une consultation en hématologie.

Ce double déficit est une maladie hémorragique constitutionnelle rare autosomique récessive associant un déficit en facteur V et un déficit en facteur VIII. Accouchement et post-partum se sont déroulés sans complication.

Guideline for the diagnosis and management of the rare coagulation disorders. Spreafico M, Peyvandi F. Ag permet la réalisation du dosage antigénique du vWF vWF: Cette étude a été réalisée sur deux panels de réactifs du même lot. Nous avons évalué les performances de chaque kit répétabilité, reproductibilité, limite de détection et de quantification afin de déterminer celui le plus adapté à nos exigences techniques, cliniques et biologiques. Notre étude est prospective et a concerné des patients présentant une TVP, mise en évidence par un écho-doppler et une TDM abdominale, sans cause locale identifiable.

Les étiologies de TVP sont variables et complexes. Elles peuvent être locales, liées essentiellement à une pathologie hépatique ou générales, en rapport avec un état prothrombotique constitutionnel ou acquis.

Une surveillance biologique régulière, reposant sur la mesure du temps de Quick exprimée en International Normalized Ratio INR est indispensable. Notre étude prospective a porté sur patients hospitalisés ou consultants de divers services de notre hôpital et sous traitement par AVK.

Cela doit être particulièrement important en début de traitement en raison de la demi-vie courte du facteur VII, de même que chez les patients à INR instables. Durant le suivi du patient, de nombreuses complications hémorragiques parfois graves par leurs localisations sont survenues, dont un faux anévrysme du pli du coude. Absence de phlyctènes et de signes de surinfection. Motricité et sensibilité du membre supérieur gauche conservées, pouls radial et cubital présents.

Traitement substitutif par du facteur VIIa recombinant: Évolution après une dizaine de jours: Avis de la chirurgie vasculaire: La prise en charge implique une approche multidisciplinaire coordonnée par un médecin spécialiste. Des protocoles bien établis permettent de reproduire in vitro la formation des caillots en condition de flux vasculaire. Ce protocole permet donc une analyse spécifique de la fibrinolyse et de la thrombolyse.

Ces nouvelles recommandations nous ont incités à revoir nos pratiques afin de standardiser nos méthodes. Chacune de ces conditions a été réalisée dans chaque centre sur 5 plasmas. Les durées de chauffage sont variables: Les critères biologiques du syndrome des antiphospholipides SAPL sont: Entre mai et avril , nous avons colligé bilans de thrombophilie pour FCSR. La thrombocytémie essentielle TE est une néoplasie myéloproliférative Ph - avec un risque thrombotique accru.

Les caractéristiques cliniques et hématologiques des patients sont similaires à celles rapportées: Les anticorps anti-thrombine anti-IIa sont une cause rare de troubles acquis de la coagulation. Un autoanticorps anti-IIa a été mis en évidence. Le dosage des autres facteurs de la coagulation et le temps de reptilase sont normaux. Pour tester cette hypothèse, nous avons réalisé une étude mono-centrique prospective chez des patients prélevés au diagnostic de leur cancer colorectal ou du pancréas et nous avons a comparé les tests globaux de coagulations et les tests de génération de thrombine dans plusieurs conditions avec et sans thrombomoduline.

Les consentements écrits ont été obtenus pour les patients. Le groupe témoin est constitué de 21 volontaires en bonne santé ne prenant aucun médicament. Les comparaisons entre les groupes ont été réalisées par des tests t pour échantillons indépendants avec V3. Une valeur p inférieure à 0,05 est considérée comme significative. Les TV sont des complications plus fréquentes dans les cancers du pancréas que les cancers colorectaux.

Une partie de cette différence pourrait être liée à un diagnostic plus tardif des cancers du pancréas. Cependant, une évaluation plus complète de la charge que représentent ces maladies, tant pour la société que pour les malades et leurs familles, reste encore à réaliser. Nous discutons ici les grands axes méthodologiques et précisons les points restant encore non résolus. Le premier paramètre à définir est la perspective avec laquelle les coûts sont analysés: Le suivi longitudinal de cohortes traitées en pratique médicale courante apparaît comme la solution la plus appropriée.

Les conditions habituelles des suivi de cohorte sont impératives à respecter: Une harmonisation des méthodes de recueil et de codage est également un prérequis essentiel pour envisager une interopérabilité entre différentes bases de données. Pour surmonter cette difficulté, non résolue par les outils statistiques classiques, des méthodes innovantes multidimensionnelles seraient nécessaires.

Nous rapportons les résultats du bilan de thrombophilie portant sur 94 patients ayant présenté une TVC. La thrombose veineuse cérébrale est une pathologie rare mais grave eu égard aux sites habituels des thromboses veineuses.

Les thromboses atypiques, abdominales et cérébrales, sont fréquemment associées aux syndromes myéloprolifératifs SMP. De plus, elles peuvent précéder les signes cliniques et biologiques de SMP. Dans ce contexte, la recherche de mutation JAK2 fait partie du bilan étiologique des thromboses atypiques. Parmi les thromboses abdominales, les 35 patients ayant une cirrhose évolutive ne présentaient pas de mutation JAK2.

Cet homme de 49 ans, tabagique, a présenté en une thrombose artérielle aiguë mésentérique. Le patient a été traité chirurgicalement et par anticoagulant et antiagrégant plaquettaire au long cours. La Haute Autorité de Santé HAS a publié en des recommandations sur la prise en charge de ces accidents hémorragiques graves, après les avoir défini par des critères bien précis.

SA1 est également exprimée par les plaquettes où son rôle demeure inconnu. En condition de flux, la formation de thrombi sur une matrice de collagène est identique entre WT et SKO, malgré une exposition de la phosphatidylserine significativement augmentée chez les plaquettes SKO.

Cette augmentation se trouve également au niveau mégacaryocytaire. La maîtrise de la phase pré-analytique est indispensable pour assurer la qualité des analyses.

Certains facteurs de la coagulation sont labiles. Il est donc particulièrement important de fixer des conditions de traitement et de conservation des échantillons sanguins au laboratoire. Une partie des analyses sont réalisées en série, nécessitant une conservation des échantillons sous forme de plasma congelé avant analyse. Stability of coagulation proteins in frozen plasma.

La transmigration des neutrophiles dans les veines constitue une étape clef dans la réponse inflammatoire. Les complications emboliques, notamment cérébrales, sont associées à une mortalité et une morbidité importante. Récemment, les VHH ou nanobodies sont devenus une alternative aux anticorps conventionnels en recherche et thérapie.

Ce sont les dérivés recombinants des fragments variables des anticorps à chaînes lourdes qui se produisent naturellement chez les camélidés dromadaire, lama, etc. Une librairie de VHH a été construite puis criblée par la procédure de sélection standard en utilisant la technique de Phage Display avec le hFW comme antigène de sélection. Au cours du premier tour de sélection, 13 VHH distincts ont été isolés.

La petite taille des VHH kDa et leur ingénierie relativement aisée représente un avantage conséquent pour de tels outils.

Le facteur von Willebrand fVW est physiologiquement éliminé par les macrophages, un processus dépendant des forces de cisaillement. Le récepteur LRP1 est connu pour jouer un rôle important dans cette clairance. Les variants du fVW identifiés dans la maladie de Willebrand VWD de type-2B sont internalisés par endocytose plus efficacement que le fVW sauvage wt dans les macrophages. En revanche, le fVW portant la mutation p.

VM présente une liaison spontanée à LRP1 en absence de ristocétine ou même de forces de cisaillement élevées. De plus, les expériences de clairance in vivo montrent que le mutant p. Cette liaison élevée du mutant p. VM à LRP1 coïncide avec sa clairance augmentée dans les patients touchés par cette mutation.

Il permet une assistance mono-ventriculaire gauche via une pompe axiale électromagnétique mise en place dans le ventricule gauche après un abord artériel fémoral rétrograde. Des prélèvements ont été réalisés avant le run puis 5, 30 et 60 minutes après la mise en route de la pompe.

Une diminution du ratio VWF: La dégradation du VWF concerne les multimères de haut poids moléculaire, considérés comme les plus fonctionnels sur le plan hémostatique. Percutaneous left-ventricular support with the Impella Acquired von Willebrand syndrome in patients with a centrifugal or axial continuous flow left ventricular assist device.

Il existe une large variabilité inter-individuelle de réponse aux traitements par thiénopyridines. Le type 3 de maladie de Willebrand MW , de transmission récessive, est la forme la plus sévère avec une absence quasi-totale de facteur Willebrand VWF. Cette étude est une des plus grandes séries de patients atteints de MW de type 3. Nous avons émis comme hypothèses: Nous avons étudié la cinétique des modifications du profil multimérique du VWF dans trois modèles distincts associés à des variations aiguës des conditions de flux: Deux patients avaient présenté deux localisations thrombotiques concomitantes: La thrombose était de siège mésentérico-porte dans le troisième cas et cérébrale dans le quatrième cas.

La recherche de facteurs de risque de thrombose reste indispensable chez ces patients. Le traitement est basé sur le RSG et la correction des carences par supplémentation vitaminique. Une prophylaxie thromboembolique doit être entreprise au cas par cas. Les syndromes myéloprolifératifs SMP sont des maladies hématologiques acquises de la cellule souche hématopoïétique associées à un risque important de thromboses artérielles et veineuses.

Cette protéine rend les cellules hématopoïétiques hypersensibles aux facteurs de croissance. En condition statique nous avons observé que: En résumé, nos résultats montrent que les cellules endothéliales JAK2 VF présentent un phénotype hyperadhérent qui pourrait contribuer aux phénomènes thrombotiques dans les SMP. La découverte concomitante de la cirrhose et de la thrombose porte a été notée chez 8 patients.

Déterminer le phénotype cliniques et surtout les comorbidités des patients sous anticoagulation au long cours. Déterminer leur devenir morbimortalité. Analyse de la prescription des anticoagulants, du phénotype des patients, des comorbidités, des phénomènes hémorragiques et thrombotiques.

Indice de Charlson moyen de 5,1. Nombre moyen de médicaments associés 8 Recul moyen de 4 ans 6 mois-7 ans. Patients sous anticoagulation au long cours sont fragiles, avec de nombreuses comorbidités et prises de médicaments associés.

Impact documenté sur le devenir de ces patients au regard des récidives thrombotiques et des saignements sous anticoagulation. Il existe une forme acquise de prévalence rare.

La sévérité du syndrome hémorragique est variable. Les deux premiers accouchements ont été faits par voie basse et le dernier par césarienne documenté en France sans complications hémorragiques. Un dosage du VWF: La patiente sera incluse dans le protocole national CRMW pour une étude génétique.

Une étude collaborative du GEHT a permis de constituer une cohorte de patients résistants aux AVK bien caractérisés sur le plan phénotypique et génotypique. Les objectifs de ce travail étaient: Parmi les différentes mutations identifiées, quatre sont récurrentes: Pour les patients équilibrés par la warfarine porteurs de mutations récurrentes, il existe une grande variabilité interindividuelle des IR: Val66Met, pour p.

Asp36Tyr, pour p. Arg12Arg et ND pour p. Les agonistes des récepteurs de la thrombopoïétine, dont Eltrombopag et Romiplostim, offrent un nouvel espoir thérapeutique dans le purpura thrombopenique idiopathique. Actuellement, ils sont indiqués dans le PTI chronique réfractaire aux autres traitements chez les patients splénectomisés ou an cas de contre indication à la splénectomie.

Contrairement aux études publiées, nous relatons des accidents thromboemboliques significatifs malgré des taux de plaquettes bas et sans étiologie spécifique. Très peu de cas sont rapportés dans le pré-partum. Elle ne présente aucune manifestation hémorragique. Elle est hospitalisée pour prise en charge. Un traitement associant corticostéroides et Immunoglobulines intraveineuses est initié rapidement avec deux objectifs: Le déficit congénital en facteur VII est une maladie rare, caractérisé par une hétérogénéité clinique importante.

Nous évaluons dans cette étude les variations cliniques, biologiques et thérapeutiques des cas de déficit en facteurs VII dans le sud tunisien. Nous avons colligés 23 cas de déficit congénital en facteur VII appartenant à 12 familles. Le sex-ratio est de 1,3. Dans notre étude ainsi que dans la littérature, La sévérité de la maladie et les manifestations cliniques ne sont pas en corrélation avec le taux de facteur VII.

Les formes hétérozygotes en déficit de facteur VII sont plus fréquentes que les formes homozygotes dans notre étude. Sa transmission est autosomale récessive. Décrite en France en elle a été aussi rapportée dans plusieurs pays mais demeure relativement méconnue.

Le score hémorragique SH a été calculé selon Tosetto. La réponse à la desmopressine a été évaluée.




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Dans les autres dimensions les nombres carrés sont fréquents. Citons seulement l'ordre supérieur des colonnes du premier étage; théoriquement il devrait atteindre trente-six pieds plus deux onces; l'architecte a triché, il n'a pas tenu compte des deux onces pour faire triompher le nombre carré de 6, c'est-à-dire 36 pieds. Le nombre treize est sans contredit celui qui a reçu le plus d'honneur dans la construction des arènes.

Nous le 1 Nous laissons les portes de service aux extrémités du grand axe à part: L'exemple le plus frappant est celui de l'intervalle compris entre les deux courbes intérieure et extérieure qui dessinent la forme elliptique, et enserrent, pour ainsi dire, dans leur protection, l'immense majorité 2 des spectateurs.

Cet intervalle qui embrasse tant de gradins mesure exactement sept fois treize pieds. Tous ces rapports seraient-ils l'effet du hasard?

Les mêmes faits sont constatés dans un grand nombre de monuments. Le hasard ne connait pas cette constance dans des conjonctures si diverses et si nombreuses. Autant vaudrait de dire que ce hasard nous a fait régler par le système duodécimal les cadrans des horloges publiques ou privées, tandis que nous établissons la plupart des mesures courantes sur le système décimal. Qu'il nous soit donc permis de conclure le sentiment, qui a présidé à la répartition des mesures dans la construction des arènes de Nimes, est un sentiment religieux.

Dans son étude si importante sur nos arènes, Grangent, dès , dit p. Cette affirmation a fait école le plus grand nombre des plans de Nimes, répandus dans le public, portaient, jusqu'à ces derniers temps, l'indication des quatre points cardinaux, aux quatre extrémités des deux axes, ce qui servait d'orientation à la carte.

Depuis quelques années on s'est aperçu de l'erreur, et on l'a corrigée. Car c'est une erreur de croire que l'architecte a voulu orienter son monument. Pour s'en rendre compte, il n'y a qu'à remarquer la direction de l'ombre solaire. Si les arènes étaient orientées par les deux axes tournés vers les quatre points cardinaux, à midi, la direction de l'ombre solaire se confondrait avec l'axe de la porte d'honneur, au nord, celle que surmonte un fronton triangulaire.

Or il n'en est rien; l'ombre des pieds-droits du monument s'en va dans la direction des arceaux voisins de la rue de la Violette. Que si, discutant sur le manque de précision des rayons solaires, on préfère la direction de l'étoile polaire, rien n'est plus facile que de se rendre compte d'une pareille indication. Ce sera un double plaisir, poétique et intellectuel.

Plaisir poétique d'abord vous n'entrerez point sans un frisson de crainte profonde ou même de saisissement subit, dans ces ruines géantes que décuplent le silence du soir, les lumières ambiantes du boulevard et surtout l'immense velum du ciel. Puis, vous monterez à travers le dédale des escaliers renouvelés, des piliers ébréchés par les morsures du temps et les injures des hommes.

Il vous semblera alors, qu'au sein des ombres dures des rayons lunaires, quelques. Enfin parvenus au sommet de l'attiquc, vous chercherez en vain l'étoile polaire sur la ligne faîtière du fronton aux taureaux.

Il vous faudra marcher quelques pas, jusqu'à ce que sous vos pieds s'ouvrent les arceaux voisins des deux rues déjà indiquées, celle des Arènes et celle de la Violette. Mais, puisque les arènes ne sont pas orientées, quelle est la raison pratique de leur disposition?

A cette question la réponse est facile. A l'époque gallo-romaine, l'amphithéâtre était comme le clou géant d'un immense éventail, dont les murs de la cité nimoise formaient la bordure vaguementtriangulaire, sur une étendue d'un peu plus de six kilomètres 6. En effet, du balcon d'honneur de la porte des taureaux au fronton décoratif, a: Cette situation de l'amphithéâtre, placé à l'extrémité inférieure du triangle formé par les remparts romains, a motivé la disposition des axes du monument et le choix de la place à donner à la porte d'honneur.

C'est la seule que dominaient un balcon en forte saillie, et au sommet de la travée un fronton triangulaire porté par deux taureaux émergeant à mi-corps. C'était l'entrée réservée aux grands dignitaires de la cité nimoise, seule elle permettait aux spectateurs de choix de communiquer directement avec l'arène. Cette porte d'honneur et les vingt-huit arceaux qu'elle partage en deux sections, étaient visibles de presque toute la ville alors rejetée sur les pentes de Montaury 1 , de Combret ou Canteduc, de la Tourmagne, des Trois 1 Voir le travail du docteur Elie Mazel La fin d'une légende [Revue du Midi, août Fontaines et du Mont-Duplan.

Un très grand nombre de maisons pouvaient ainsi de leurs terrasses ou de leurs fenêtres apercevoir l'amphithéâtre, qui s'élevait au loin, dans toute la majesté de ses proportions, au milieu des jardins oudesprés, sur l'ombre du rempart, qui luiservait d'écran gigantesque.

Concluons donc avec certitude, que la disposition des arènes de Nimes n'a pas été dictée par l'idée de l'orientation aux quatre points cardinaux, mais qu'elle a été réglée par son emplacement en regard des collines de l'antique Nemausus, auxquelles l'amphithéâtre présentait son grand axe, sa seule façade, coupée harmonieusement et rehaussée, en son milieu,par la travée de la porte d'honneur.

Au-dessous du fronton triangulaire que semblent aider à soutenir deux taureaux, aujourd'hui entièrement noircis parles siècles seuls, et non point comme on le dit quelquefois, par le feu des soldats de Charles Martel, se trouve le balcon d honneur 1 c'est là que, faisant face à la ville, les plus hauts dignitaires venaient s'isoler, en quittant la galerie du premier étage, et respirer à l'ombre l'air pur du Nord. Mais, direz vous, comment établir l'existence de ce balcon d'honneur?

La chose ne me parait pas douteuse. Cette entaille légère n'est pas autre qu'une entaille d'amorce pour retenir une cloison, formée par plusieurs dalles d'environ 4m50 dans la hauteur.

Nous trouvons les mêmes entailles aux parapets de cette même galerie du premier étage. Ménard voit dans cette entaille, en raison de son évasement dans l'extrémité supérieure, un plan d'attache pour une colonne de bronze.

Or cet évasement terminal ressemble à l'évasement en courbe douce qui forme l'appui du parapet. Elle consiste en ce que le petit mur, ou mieux la cloison formée par les dalles qui venaient se souder aux pieds-droits de la galerie, constituait le fond du balcon d'honneur tandis que le parapet en était le devant.

Entre l'un et l'autre l'espace libre est de 1 m. La largeur moyenne à l'arcade étant de 3m55, ce balcon d'honneur comptait donc cinq mètres 50 décimètres carrés, soit la place pour dix personnes. Il faut remarquer que, pour obtenir cette surface sans déborder sur la galerie, l'architecte a porté très en avant le parapet de cette unique arcade. L'entaille d'attache de ce dernier en fait foi. Tandis que les autres parapets sont établis en deçà de la ligne de contact des colonnes extérieures, celui-ci seul est avancé bien au-delà de cette ligne des colonnes, de manière à permettre aux personnages de surplomber sans effort sur la corniche du rezde-chaussée, et de voir jusqu'au pied de la façade, ce qui est absolument impossible aux autres arcades.

Une simple visite à la porte d'honneur suffit pour se rendre compte de cette affirmation. Les deux départs des parapets sont en place et font corps avec le piédestal de chaque colonne. De plus l'encorbellement du balcon était supporté par deux consoles, aujourd'hui effritées, et où certains ont cru voir des taureaux semblables à ceux du fronton, a l'étage supérieur.

On pourra objecter, avec Ménard, que les entailles en question ont servi à amorcer deux colonnes décoratives, en marbre ou en bronze. A cela nous répondons que les entailles s'arrêtent à la hauteur de la console, qui porte. Or le mur intact ne porte aucune marque de scellement. Donc une décoration isolée n'a pas occupé cette place, seule une cloison remplissant toute la largeur de l'arcade sauf, bien entendu, la porte dans son milieu pouvait venir buter sur les pieds-droits, et y tenir solidement, grâce à une coulée de ciment, introduite dans la rainure, résultant des deux évidements des pierres.

C'est une opinion souvent émise. Cette opinion ne nous paraît point soutenable. D'abord rien n'est moins prouvé que l'existence du canal de la Fontaine. Le contraire nous paraît assuré. Ce prétendu canal nous l'avons visité, en compagnie du conservateur de nos musées archéologiques.

C'est un égout romain, il aboutit à l'euripe, égout collecteur de l'amphithéâtre par cette voie il portait ses eaux au-delà du monument dans la direction du midi, mais en aucun point il n'entre en communication avec le bassin cruciforme du centre de l'arène.

Ce bassin, d'ailleurs, n'offre aucun caractère d'architecture, qui puisse indiquer sa parenté avec le mode de construction de l'amphithéâtre. Le ciment n'est pas le même, les moellons smillés sont grossiers et les murs ne sont pas parallèles aux axes des arènes. Si ce bassin eût été destiné par l'architecte à des jeux nautiques, nous. Or on ne trouve nulle part ces ouvertures, quoi qu'en ait dit une critique trop prompte à échafauder un système avant les fouilles. En admettant que la cité de Nemausus ait fait creuser un bassin de naumachies, longtemps après la mise en service du monument et qu'alors la pauvreté des appareils réponde à la décadence de l'empire, il resterait quelque trace du ciment romain spécial aux conduites d'eau, nous trouverions quelques coquillages d'eau douce, comme on en rencontre dans les conduits antiques de la Fontaine.

Or on n'a jamais rencontré aucun de ces débris. La conclusion qui s'impose consiste à reconnaître, dans ce prétendu bassin, une simple excavation creusée postérieurement à l'inauguration des arènes, pour obtenir l'usage des trucs de théâtre. Des trappes, invisibles aux spectateurs, permettaient de produire aux regards émerveillés de la foule des disparitions ou des apparitions subites ou lentes suivant les jeux en cours.

Un plomb de forme rectangulaire, pesant un peu plus de vingt kilogrammes 1 , a été trouvé sur le sol antique du prétendu bassin, c'est évidemment le contrepoids qui fesait mouvoir une de ces trappes, que les anciens appelaient pegmata. D'autres débris indiquent aussi des jeux de gladiateurs, des courses de chevaux, mais rien n'a jamais été rencontré qui puisse désigner un service de jeux nautiques.

En effet, une entreprise aussi importante que celle du bassin à naumachies, avec le canal d'adduction et celui du départ des eaux, aurait exigé l'intervention d'un architecte. Or les Crispii, comme le remarque Germer-Durand 3 , étaient une famille d'ouvriers artifices , l'un d'eux exerçait la profes.. Ils étaient tout désignés pour accomplir un travail de second ordre comme celui de creuser une fosse à trucs.

Celui-ci nous a laissé son nom sur ses métaux, l'autre l'a gravé deux fois sur les murs du souterrain destiné aux trucs des représentations. Révoil, dans ses fouilles de , remarqua sur les murs du souterrain, qui nous occupe, des trous se faisant vis-à-vis, sur les côtés Est et Ouest. L'éminent architecte, s'appuyant sur la disposition et la hauteur de ces cavités, conclut à leur destination pour des machines à trucs.

Sommes-nous trop audacieux quand nous disons le creux, qui s'étend sous l'arène au milieu de l'amphithéâtre nimois, n'est point un bassin pour des jeux nautiques, il constitue simplement une fosse à trucs pour les représentations des jeux divers, dans le monument romain. On pourrait écrire une étude, qui ne manquerait pas d'intérêt, sur les inexactitudes commises par les dessinateurs et même par les photographes, dans les représentations des monuments de Nimes. Ne parlons que des arènes. Ouvrez, par exemple, la géographie du Gard, publiée chez Hachette troisième édition ; vous verrez, à la page 57, l'amphithéâtre de Nimes campé sur une base aussi élevée que celle de la Maison carrée.

Tous les arceaux deviennent ainsi inaccessibles. Il faut penser, en voyant cette gravure, que la porte unique de ce monument se trouve de l'autre côté, dans la partie invisible. La gravure donnant la moitié des arènes, on devrait voir une porte sur. Les photographes ne sont ni moins implacables ni moins monotones, dans leurs représentations des arènes en élévation.

Quelques-uns les prennent du côté ouest non loin de la rue Sainte-Ursule , et ils nous donnent une vue de l'amphithéâtre dans son petit axe, dont l'effet désastreux rappelle une rotonde.

D'autres, et c'est le plus grand nombre, reproduisent les arènes par le côté du midi. On se place alors dans les environs du chemin de Montpellier, et l'appareil photographique embrassant à peu près le grand axe du monument, on obtient un amphithéâtre fort large, peu élevé, mais hélas 1 d'une monotonie de viaduc moderne, aux arceaux tous identiques. En effet, cette partie du monument, qui limite la place des Arènes, n'était jamais visitée par le public romain, seuls les vespillones nous dirions les croque-morts , venaient y recevoir à l'ombre du rempart et de nuit les cadavres des gladiateurs vaincus, tombés dans la fête du jour.

Des employés de l'amphithéâtre amenaient les corps jusqu'à la porte libitinaire, porte de malheur, et c'est cette porte sans caractère, perdue dans l'ensemble, que les photographes ont soin de placer au centre de leur vue des arènes 1. Cependant il existe une façade des arènes, c'est celle qui regarde le nord approximatif, et qui fesait face aux sept collines légendaires de la cité.

Cette façade n'est point monotone. La longue série des arceaux qui courent dans le sens du grand axe est heureusement coupée en son milieu, par une travée plus large et plus décorée que les autres. C'est la travée de la porte et du balcon d'honneur, la travée unique des consoles au rez-de-chaussée, et des taureaux qui semblent sortir du mur pour se précipiter dans le vide, la travée enfin que couronne et que distingue le fronton triangulaire, à son sommet.

Une telle représentation des arènes, la seule voulue par l'architecte, la seule complète, n'existe pas en photogra-. Les graveurs, depuis Ménard, semblent l'avoir oubliée d'ailleurs, aujourd'hui, ils copient les photographies. Puissent nos artistes s'élever a la hauteur de leur mission et nous donner enfin les arènes vues dans leur vraie façade avec, au centre des arceaux, la porte et le balcon d'honneur, les taureaux et le fronton triangulaire.

Dès sa formation, vieille de deux siècles et plus, l'Académie de Nimes ouvrit ses portes à l'élite intellectuelle de la société, qui était ainsi initiée à ses travaux. Fidèle à cette séculaire tradition, elle tient aujourd'hui sa séance publique et solennelle, dont vous rehaussez l'éclat par votre présence. Après avoir entendu l'éloquent discours du président, que vous avez si justement applaudi, j'ai, en ma qualité de président sortant, la mission de vous entretenir des travaux qui, pendant l'année G, ont été l'objet des études de notre compagnie.

Tâche délicate et bien lourde pour un modeste architecte, puisqu'il faut qu'il aborde l'examen de toutes les connaissances généralement quelconques, scientifiques et littéraires, que, par une noble et louable ambition, traitent les membres de l'Académie. Vitruve, au temps d'Auguste, disait devoir être connu pour se qualifier architecte, je serais moins inquiet, car, dans cette nomenclature, qu'il serait trop long de vous énumérer, on voit figurer notamment l'histoire, la philosophie, la médecine, la musique, la jurisprudence, l'astronomie, que sais-je encore?

Aussi, est-ce peut-être, à bon droit, que la critique s'écrie qu'il y a peu de parfaits architectes. Quoiqu'il en soit, n'essayons pas de nous soustraire à la tâche qui nous incombe, et, soutenu par votre bienveillance, après avoir été à l'honneur, soyons, sinon à la peine, du moins à l'accomplissement de l'impérieux devoir que nous impose le souvenir des honorables fonctions qui nous avaient été confiées par les suffrages unanimes de nos sympathiques confrères.

La série des travaux de l'année G fut ouverte par M. Oh soyez sans émotions, ce n'est pas d'un sermon qu'il s'agit. C'est de la télégraphie sans fil et de la télémécanique sans fil que causa M. Le radioconducteur fut donc étudié et expliqué par le conférencier après en avoir donné avec clarté la définition et rappelé les circonstances heureuses de sa découverte, M.

Disons de suite que la France doit être fière de cette découverte puisqu'elle est due à un de ses enfants, à. Branly, docteur ès-sciences et docteur en médecine. La découverte du docteur Branly provoqua l'admiration des savants et les mit naturellement sur la voie des perfectionnements et des applications qui suivent généralement une première et importante création, et c'est ainsi qu'il était réservé à un savant italien, M.

Marconi, de donner l'appareil complet de la télégraphie sans fil. L'Italie, dans cette surprenante découverte, s'unit donc à la France, si bien que M. Marconi, plein d'admiration pour M. Branly, lui envoya, à titre de reconnaissance, la première dépêche qui, partant de la côte anglaise, venait s'épanouir sur le sol de France, à l'adresse de l'inventeur français du radioconducteur. L'Angleterre, si chatouilleuse, s'associe aux succès de M.

Branly, et bientôt après M. Cette précieuse découverte n'est plus à l'état de démons-. Un récent décret du Président de la République règle l'établissement et l'exploitation des postes de télégraphie sans fil. Le décret classe les stations radiographiques en quatre catégories stations côtières spéciales au service commercial stations côtières de la marine de guerre; stations militaires ordinaires et stations des phares et balises. Là ne s'arrètcnt pas les seules satisfactions que doit.

Passant à la télémécanique sans fil, objet d'un second entretien, M. Direction d'aérostats non montés et de sous-marins sans équipage, etc. Phénomènes découlant d'étincelles qui éclatent et qui produisent des ondes électriques. Ces ondes peuvent être utilisées à de grandes distances par un radioconducteur qui ferme alors un courant. L'effet produit ne dépend que de ce courant. Tous les effets des courants deviennent possibles. Comme la plupart de ces effets demandent de très forts courants, le radioconducteur n'est pas dans le circuit lui même il est dans un circuit auxiliaire, qui sert simplement à provoquer un déclanchement.

Ce déclanchement ouvrira ou fermera, selon la volonté de l'opérateur à distance, le courant préparé pour produire tel ou tel effet. L'année dernière, à titre d'expérience, un sous-marin, sans équipage, a fonctionné sur la côte d'azur, à Antibes. Ce singulier navire se compose de deux cylindres le cylindre supérieur a neuf mètres de long, servant de flotteur à l'ensemble il porte deux petits mâts auxquels sont fixées des lampes et l'antenne réceptrice des ondes hertziennes.

Le cylindre inférieur a onze mètres il renferme le tube lance-torpille et l'ensemble des distributeurs du mécanisme le tout protégé par deux mètres d'eau. Ainsi armé, que l'ennemi soit signalé, le sous-marin est mis à l'eau, se meut, gagne la haute mer, se dirige vers tel ou tel cuirassé, lance la torpille et revient, tout cela au gré d'un opérateur qui reste à terre et lance les étincelles voulues. Le cuirassé atteint s'effondre 1 Peut-être le sous-marin sera-t-il lui aussi frappé, mais qu'importe, il n'a pas d'équipage sa perte se résume en une faible question d'argent!

N'est-ce pas merveilleux Et le chanoine Bonnefoi de s'écrier: Qui sait si on ne verra pas un jour les forteresses défendues sans soldats 1. De la science physique et sous la conduite d'un guide sûr, nous passons à la science du droit juridique, avec M. Travail très documente, d'un grand intérêt, que l'Académie s'est empressée d'insérer dans ses Mémoires, et qui, sous une forme concise et claire, nous fait saisir sous l'empire de quelles idées ont procédé les hommes d'Etat et les jurisconsultes qui devaient, dans la pensée du premier Consul, donner à la France une législation uniforme, en harmonie avec les principes proclamés par la Révolution de Cette étude nous enseigne que le droit civil devint indépendant de toute croyance religieuse, rompant en cela avec le passé.

Mais bien que les esprits fussent encore imprégnés des idées propagées par l'Encyclopédie doctrine du sensualisme philosophie de la raison pure, la force irrésistible de la logique humaine chez des hommes d'Etat tels que Portalis, leur fit proclamer, par l'organe de ce dernier, l'existence d'un droit universel immuable, base de la croyance en la loi morale supérieure et éternelle.

Donc le code civil, charte de nos droits individuels, dit M. Une telle conception philosophique, portant en substance la consécration du droit individuel supérieur, par. Familier avec les questions sociales, dont il suit la marche et le développement chez toutes les nations, M. Depuis le Congrès tenu à Amsterdam, en , le socialisme d'origine germanique tente d'engager les autres écoles dans la voie des doctrines collectivistes. Des doctrines de cette nature ne tendent à rien moins qu'à bouleverser notre législation, en jetant le trouble dans la société.

Espérons donc que le monument législatif qu'est le Code civil, dont l'existence est plus que séculaire et dont l'application n'a cessé de consacrer les grands principes de la liberté individuelle, de l'égalité devant la loi, et l'inviolabilité de la propriété respectée, ne sera pas atteint dans l'assiette de ses puissantes assises, par les novateurs dont la science sociale n'est qu'utopies et qui, dans son application, serait la violation manifeste du droit.

Il est vrai, néanmoins, que des réformes s'imposent, mais dont la nécessité ne saurait être un reproche à l'adresse des auteurs du Code civil. En effet, dans le cours du xix" siècle, les progrès de la science qui ignore bien des secrets que la nature tient en réserve pour les âges futurs , ont apporté un tel degré de richesses et de développement dans l'industrie, la pro-.

Quoiqu'il en soit, la transformation de la vie sociale étant un fait accompli, il y a lieu de faire droit à ses aspirations, sagement admises, et de procéder à la révision des textes du Code qui ne sont plus en harmonie avec les idées nouvelles, et à combler les lacunes créées par le développement de l'industrie, et dont la plus importante concerne le contrat de travail, auquel le Code civil n'a consacré que deux articles, dont un abrogé depuis trente ans, en rappelant, comme le dit M.

Remontant le cours de l'histoire, nous sommes transportés en pleine renaissance, grâce à M. Tel est le présent que leur a offert M. Ces lettres nous montrent, d'une part, les sentiments de respect et d'exquise délicatesse que les membres d'une même famille professaient entre eux, et, d'autre part, cet esprit de dévouement et d'abnégation qu'ils pratiquaient pour le triomphe de leur foi.

Mais si le livre de raison, en , est empreint des saveurs de la langue d'Oc ou du roman-provençal, il voit,. Et, en effet, quoi de surprenant? Hâtons-nous de dire qu'il ne s'agit pas d'une querelle confessionnelle l'Eglise et le Roi n'y sont pour rien, dit M. Il s'agissait de dissensions électorales il n'y a donc rien de nouveau sous le soleil , et de l'installation des nouveaux consuls, le conseil de ville étant divisé en deux partis sous le nom de la grande et de la petite croix.

Dans cette émeute, où plusieurs coups de feu furent tirés et les sabres mis au clair, il y eut des blessés, dont l'un assez grièvement, le sr de la Calmette, qui reçut trois balles dans la gorge 1. Les perturbateurs en voulaient à François de Rochemore, juge-mage, président du présidial et conseiller d'Etat, et au premier consul Maltret, qu'on voulait pendre au mûrier existant dans la cour de la maison consulaire.

Nous assistons, le 15 mars , à la première délibération du conseil politique. Dans cette assemblée règne le plus grand ordre.

Tous les membres témoignent de leur fidélité au roi, et, au nom de la liberté, sans amertume et. Ne citons, parmi les revendications populaires, que les deux principales, et qui paraissent bien légitimes Suppression, pour le seigneur du lieu, du droit de possession des terrains d'alluvion provenant des crues et divagations de la rivière du Gardon, avec la liberté du droit de navigation, sur cette rivière, sans redevance aucune.

Pendant quelque temps encore on parle affaire au sein de la communauté mais les événements se précipitent les idées les plus avancées se font jour. On ne rêve que fêtes civiques. On ne parle que de citoyens à dénoncer à l'accusateur public, et l'arbre de la liberté, planté à côté de l'église, devenue le temple de la raison, est appelé le phare de la vraie lumière 1.

De nos jours, les historiens multiplient leurs études sur cette époque de complète transformation sociale, on est avide de la connaissance des faits vécus qui s'y rattachent; le nom d'un homme public, jeté au cours d'un récit, éveille un souvenir, un épisode de cette troublante époque, et c'est ainsi que la publication qu'a faite M.

Voici, en effet, ce qui advint à M. Paul-Ange de Labaulme, maréchal des camps, membre de l'Académie de Nimes. Dénoncé comme suspect, il fut incarcéré. Un séquestre de ses biens fut nommé le citoyen Jean Bourdoux , l'inventaire fut fait, les scellés apposés 1.

Le revenu du ci-devant noble fut fixé et arrêté à la somme do 6. Il resta huit mois, vingt-trois jours, sous les verrous, et comme l'arrêté des représentants du peuple Goupilleau et Perrin fixait le prix d'une journée de prison, frais généraux de nourriture, garde, etc. Comme on peut en juger, la carte à payer était bien conditionnée, elle l'était à tel point que si la détention avait duré un peu plus longtemps, même moins d'un an, le fisc, ne pouvant trouver un aliment suffisant dans le revenu de 6.

Quoiqu'il en soit, il y a tout lieu de penser que le ci-devant de Labaulme ne réclama pas qu'il dut même se trouver satisfait et heureux de ne pas aller plus avant dans la connaissance des procédés mis alors en pratique à l'égard des réfractaires aux soi-disant bienfaits de l'émancipation humaine, par le triomphe de la raison immortelle.

L'évocation de ces souvenirs, déjà lointains, semble cependant les rapprocher de nous au moment où le cycle s'ouvre à nouveau, et que certains points, qui en forment et marquent le cercle, reflètent le passé.

L'obsession est constante chez les esprits qui fouillent sans cesse dans l'histoire, et M. Jouve donne lecture des. Georges Maurin donne connaissance de quelques fragments d'un manuscrit qu'il publie sous le titre Journal d'un bourgeois de Nimes, sous le premier Empire. Nous avons aussi à citer M. Georges Maurin qui ont entrepris la publication des souvenirs du marquis de Valfons, comte de Sebourg, s'étendant de à A ce sujet, M.

Clauzel, secrétaire perpétuel, donne lecture de quelques fragments de la notice de M. Dans ce même ordre d'idées, des souvenirs du passé, disons enfin que nous avons communiqué à l'Académie une nouvelle, dont nous possédons le manuscrit, qui fut rédigée, en , par Paul-Ange de Labaulme, membre de l'Académie de Nimes, à l'occasion de la mort de Mme Favart.

Gustave Fabre, qui a suivi, à Paris, les travaux du Congrès des Sociétés savantes, nous rend compte de ses impressions et des utiles enseignements qu'il a recueillis.

Son rapport, écouté avec le plus vif intérêt, a mis l'Académie à même d'appréciertout ce qui peut se dégager de ces assises tenues par le monde savant, où les conceptions de l'esprit, appliquées à toutes les connaissances, peuvent apporter de bien dans la marche de l'humanité vers l'ordre moral et matériel, et aussi à la consécration de nos meilleures traditions nationales. L'examen des découvertes scientifiques, les études de droit et la connaissance des faits historiques, quelqu'intéressants qu'ils soient, ne doivent pas nous faire perdre de vue la Poésie, si chère à nos devanciers.

Emile Reinaud, en quittant le fauteuil de la présidence, remercia dans les termes d'une exquise poésie qu'il appela Chant du cygne du Président, qui a été suivi de chants de plus en plus harmonieux.

Ses sonnets neigeux et sa poésie aux arènes de Nimes, ont été très appréciés et vivement applaudis, ainsi que le toast en vers, plein d'à-propos, qu'il porta au banquet offert à M. Paul Révoil, ambassadeur, à l'occasion de l'inauguration du monument élevé à la mémoire de son père. Gavarnie au cirque gigantesque, avec ses neiges éternelles Roland et sa Durandal àla brèche immortelle les cascades se transformant en poussière irradiée aux rayons du soleil les lacs les Gaves, aux eaux tumultueuses et bondissantes aux travers des roches disloquées, qui, finalement assagies, glissent calmes et silencieuses dans leur lit, en donnant au paysage un aspect de mystérieuse beauté.

Gai donne lecture de quelques poésies de M. Michel Jouffret, ancien professeur de philosophie au Lycée de Nimes, puisées dans un volume de poésies posthumes, couronné par l'Académie Française. Raymond Février, sans cesse inspiré par sa muse, donne en lecture de nombreuses et élégantes poésies, aux souvenirs moyennageux, et les sonnets formant celle intitulée Foulque Nerra fut lue en séance publique.

Bondurand est toujours inlassable dans ses études et recherches, et, bien que couvert par le privilège de l'honorariat, il ne cesse de s'occuper de l'Académie, qu'il a servie avec tant d'ardeur, par des travaux d'un réel mérite, communique la liste des diplômes Carlovingiens et Capétiens, de Charles le Chauve à PhilippeAuguste, conservés aux archives du Gard. Elie Mazel cherche à faire revivre. La Haye vous a soumis trois plans en héliotypie de l'oeuvre architecturale un château d'eau , avec laquelle M.

Fernand Janin, notre pupille, a obtenu le premier second grand prix de Rome. La compagnie a été heureuse de constater que M. Janin avait su profiter des faveurs dont il est l'objet, et l'en félicite. Clavel, que préoccupe toujours l'avenir de notre empire colonial, qui a éveillé en lui des appréhensions patriotiques, ne perd pas de vue les questions qui touchent de plus près à l'avenir de la famille dans la con-.

Et, pénétré de l'importance de cette question, il a communiqué à l'Académie, dans sa séance du 29 décembre dernier, le commencement d'une étude sur L'art de placer et gérer sa fortune, d'après M. Cette étude est pleine d'utiles appréciations et de sages conseils donnés aux divers degrés de l'échelle sociale. Car il faut bien admettre, en effet, que le gros financier, le modeste capitaliste, l'industriel d'ordre inférieur ou l'artisan, tout en apportant, dans la manière de vivre qui leur est propre, les mêmes principes d'économie, qu'impose l'existence d'une vie sagement contenue, quelle que soit son opulence, n'useront pas des mêmes moyens dans la gestion de leur fortune.

Dans la première partie de sa communication, M. Clavel ne traite, comme M. Leroy-Beaulieu, que la question des placements, qui ont subi, depuis un demi-siècle, sous l'influence du développement de l'industrie et de ses découvertes, de profondes modifications dans leur assiette, et il signale notamment les placements en terres, comme n'étant plus, ainsi que le dit le savant économiste, M. Leroy-Beaulieu, la tente dressée pour le sommeil l'exploitation et le rendement des biens ruraux expirant sous le poids des charges énormes auxquelles ils doivent faire face, alors que les pouvoirs publics semblent se désintéresser de cette capitale et vitale question.

Bruneton, familier avec les questions économiques, financières, industrielles ou agricoles, qu'il traite avec une haute compétence, nous a entretenus de l'Argentine et a lu la monographie de la ville d'Aimargues, par M. Ce travail a vivement intéreBsé notre compagnie, qui s'est empressée de décerner à son auteur le titre de correspondant.

On s'étonnera, sans doute, que nous arrivions à la fin de notre compte rendu sans avoir parlé de l'archéologie, de cette science de l'antique, si captivante, qui permet de vivre dans le passé en reconstituant, au moyen des vénérables débris qu'on exhume du sol, savamment interrogés,. On s'en étonnera d'autant plus, que l'archéologie trône en souveraine au milieu de nous les sentiments d'admiration et de pieux respect que nous lui prodiguons ne sont-ils pas constamment soutenus par la présence des restes antiques qui frappent et émerveillent nos regards?

Chaque fouille, qu'on pratique dans le sol, n'apporte-telle pas les effluves du passé, en nous faisant espérer la découverte d'un nouveau témoin de notre antique histoire? Mais si l'art de bâtir sommeille, laissant les archéologues à leur méditation, il a été beaucoup parlé, à notre grande joie, de l'architectonique qu'ont affirmée, si élégamment, dans le cours du xixe siècle, nos compatriotes Espérandieu et Henri Révoil, et c'est en rendant les honneurs publics à ce dernier qu'a été marqué le triomphe de l'architecture.

Elle mérite bien tout ce qui a été dit, si éloquemment, sur son compte, par les savants et t distingués maîtres ès-arts, qui furent envoyés par le gouvernement pour le représenter, et fêter la mémoire de notre vénéré confrère. N'est-elle pas, en effet, la science par excellence l'art le plus noble, puisqu'il résume le vrai, le beau, le bien?

Ne synthétise-t-elle pas toutes les civilisations? Ne concrétise-t-elle pas tous les arts? N'est-elle pas la manifestation d'un idéal? Telle, par le Temple, a été l'origine de l'art, dont l'heureuse fécondité ne fera que s'accroître, en atteignant les hauteurs du sublime, quand il s'agira du Temple chrétien. Cela posé, suivons par la pensée, si vous le voulez bien, l'architecte dans l'enfantement et le développement de ses multiples et variées créations.

Mises à exécution les fondations émergent du sol les murs s'élèvent, les colonnes se dressent. L'ossature du Temple est complète, saisissante, pleine d'harmonie, mais fruste, froide et rigide il faut l'affiner, l'embellir 1 C'est ici que le 'sentiment de l'esthétique du génie créateur va se développer et devenir puissamment tributaire de l'ceuvre qui s'érige, et il apparaîtra plein de goût t et de finesse dans les délicates moulures qui orneront les grandes lignes du Temple, provoquant ainsi les premiers sourires de l'art naissant.

A ces moulures, gracieusementgalbées, succèderont des arabesques et des rinceaux plantureux. Le lierre le volubilis, le houx et la vigne, courront avec légéreté sur la surface des frises et des tympans. Décoration simple, pleine de caractère, émaillée de chapiteaux à la végétation de Lotus ou d'Acanthe, couronnant fièrement les majes-. Point satisfait, et poussant plus loin son idéal, l'architecte peuplera la solitude de son temple de l'image des dieux ou bien de celle des citoyens ayant rendu des services à la patrie, et la statuaire aura pris naissance 1 Bien qu'amenée à ce degré de perfection, son oeuvre ne parle pas suffisamment à son âme d'artiste; elle est triste; rien ne l'idéalise, ne réchauffe l'imagination, mais son génie créateur, dans sa fécondité, lui suggérera l'emploi des couleurs, des ors, des pierres précieuses, des gemmes Ce sera d'abord une série de simples filets, tracés suivant une gamme harmonieuse, faisant valoir discrètement les moulures et les plans sur lesquels la haute et expressive peinture étalera ses poétiques conceptions.

Là se termine le stade des créations païennes. Elles ont atteint l'apogée de leur gloire; leur décadence suit de près, et les ruines avec L'ère chrétienne fait son apparition l'architecte, sous les inspirations de la foi nouvelle, harmonisées avec le beau, spiritualise ses conceptions.

Les fresques et les décorations les plus remarquables, ne suffisent plus aux élans de son génie. Voilà, à grands traits, ce qu'est l'architecture, résumant, absorbant toutes les branches de l'art, dont elle a provoqué l'éclosion sublime sous toutes ses formes. Vous me pardonnerez, Mesdames et Messieurs, cette longue digression sur l'art, mais, fier de notre profession, nous la lui avons consacrée, pour bien établir que celui,.

Quelle serait notre satisfaction si nous pouvions rester sous le charme de ces impressions sereines et terminer là notre tâche, mais pouvons-nous laisser dans l'oubli ceux de nos confrères que la mort nous a ravis?

Ne leur devons-nous pas un souvenir ému? La liste funèbre sera longue, car les brèches faites à notre compagnie ont été nombreuses et douloureuses, pendant l'année qui vient de s'écouler. Dès le mois de janvier, la série des deuils s'ouvre par le décès de M. Joseph Simon, membre résidant; c'était un érudit, féru en la science hébraïque un infatigable chercheur, fouillant sans cesse dans les archives municipales, dont il avait la garde, au plus grand profit de l'Académie à laquelle il communiquait ses heureuses découvertes.

En février, c'est un vétéran qui s'éteint. Verdier pendant de longues années avait rempli, avec un zèle des plus louables, les fonctions de trésorier, auxquelles s'ajoutait le mérite de travaux intéressants, dont il entretenait ses confrères.

Dans les premiers jours de juillet, M. François GermerDurand, architecte du département de la Lozère, membre non résidant, est subitement enlevé à l'affection de sa famille. François Germer-Durand avait marqué son passage comme correspondant d'abord, puis comme membre résidant, [par d'utiles travaux relatifs à notre histoire locale. Le mois d'octobre est marqué par un deuil qui émeut la société nimoise. Hérisson, ingénieur, professeur à l'Institut national agronomique, membre résidant, était victime de la science à laquelle il ne cessait d'apporter d'utiles et savants perfectionnements, et mourait des suites d'un terrible accident d'automobile.

Les travaux de M. Cette tombe était à peine fermée qu'un décès frappe et atteint non seulement l'Académie, la ville entière, mais aussi le monde des lettres, en la personne, si nimoise, du poète Alexandre Ducros, qui, malgré les soins les plus assidus et les plus touchants, a été enlevé à l'affection des siens et de ses admirateurs. Pendant longtemps, à nos séances publiques, l'absence d'Alexandre Ducros rappellera les fines et délicates poésies qu'on était heureux d'y applaudir.

Le souvenir de ces pénibles épreuves, si souvent renouvelées, a été tempéré par des heures d'agréables et douces satisfactions, à l'occasion des distinctions honorifiques qu'ont obtenues plusieurs membres de l'Académie.

C'est d'abord Mme Garidel-Alègre, correspondant, qui prend rang parmi les officiers de l'instruction publique. Parmi les membres honoraires, M. Cheysson, inspecteur général des ponts et chaussées, est élevé à la dignité dc commandeur de la Légion d'honneur, et M.

Gabriel Ferrier est élu membre de l'Institut. Dessaux, professeur au Lycée de Nimes, membre résidant, est nommé proviseur du Lycée de Tournon, Cette distinction, dont il a été l'objet, n'a pas rompu le lien qui l'unissait à l'Académie, puisqu'il passe dans le cadre des membres non résidants, en remplacement de M.

Enfin, tout récemment encore, ont été l'objet d'une distinction bien méritée. Pour combler les vides qui s'étaient produits, l'Académie, respectueuse de la tradition, objet de son constant souci dans le choix de ses membres, que doivent entourer l'estime publique et le mérite de leurs travaux, a élu membres réaidants. Albert Donnedieu de Vabres, homme de lettres Albert Hérisson, ingénieur, qui, hélas, n'a fait que passer.

Tel est l'héritage que l'année offre à ses aînées, espérant qu'elles daigneront le recevoir et le juger favorablement. A la tête du mouvement, l'Académie de Nimes s'est toujours distinguée par l'hospitalité généreuse qu'elle n'a cessé d'accorder aux communications intéressant nos Monuments et Collections.

Elle a fait plus encore. Non contente de stimuler le zèle des chercheurs, elle a voulu donner, chaque année, à tous nos concitoyens soucieux d'agrandir le commun patrimoine, un témoignage public de sa satisfaction. Au nom des Musées archéologiques, au nom de tous ceux qui bénéficient dc ses libéralités, j'ai donc, en premier lieu, l'agréable devoir de remercier l'Académie pour sa constante sollicitude. J'ajoute que tant d'efforts n'ont point été vains, et que notre domaine artistique et scientifique s'accroit tous les jours de dons aussi importants que variés.

Je signalerai, entre toutes, le fameux autel à la Lune et à Isis, longtemps encastré dans les vieux murs du château de Manduel les deux grandes inscriptions funéraires du pont de Couloures, à Margueriltes —l'autel à Jupiter et à la Terre Mère, de Clarensac les deux autels à Minerve, trouvés dans les fouilles récentes de Combas le curieux autel à la Fièvre quarte, et plusieurs épitaphes dont une de gladiateur.

D'autre part, les vitrines de nos Musées se sont embellies d'une quantité considérable d'objets provenant de fouilles effectuées sur divers points de notre vieux sol nimois.

Avant son entrée dans Nimes par la Porte d'Auguste, la grande Voie Domitienne formait comme une sorte de Via Sacra, bordée de chaque côté d'une ligne ininterrompue de monuments funéraires. Nos plus beaux spécimens de verrerie viennent de là. Tout dernièrement encore, cette série s'enrichissait de la presque totalité des céramiques et objets divers recueillis par le regretté capitaine Vigne dans ses fouilles du chemin de Beaucaire.

A l'extrémité de la Plateforrrae, le déblaiement d'une ancienne carrière romaine mit à jour de nombreux et beaux fragments qui, réunis à la Maison Carrée, nous montrent à quel remarquable degré de perfection était parvenue l'industrie dès le début de l'empire romain. A côté de ces derniers, on peut admirer la magnifique aiguière en verre bleu et une foule d'autres objets curieux que nous devons également à la générosité d'un de nos concitoyens.

Enfin, les fragments d'architecture et de sculpture s'accumulent dans les galeries de nos Musées, bientôt trop étroites pour les contenir tous. Un certain nombre viennent de ce fameux quartier de Saint-Baudile, mine inépuisable, qui nous réserve encore bien des surprises.

Messieurs, cette abondante moisson justifie le grand nombre de récompenses décernées, cette année, par l'Académie. Si cette liste s'allonge considérablement, nous sommes loin de nous en plaindre, car elle est une. Il est un peu de mode, aujourd'hui, de railler les archéologues.

Loin de prendre la chose au tragique, nous sommes les premiers à nous divertir des traits qu'on nous décoche de temps à autre.

Mais, pécheurs endurcis, nous n'en persistons pas moins dans nos anciens errements, car nous savons bien que ceux qui rient aujourd'hui de notre a innocente manie seraient, le cas échéant et avec bien plus de raison cette fois, les premiers à blâmer notre négligence coupable. Ils nous montrent nos ancêtres à la recherche d'un idéal de perfection toujours plus élevé.

Par eux, nous assistons, en quelque sorte, à l'effort lent et obscur qui a fini par créer la société moderne. Les détruire ou simplement les négliger, serait un crime que la postérité ne nous pardonnerait pas. Notre Concours de , clos le 31 décembre dernier et dont nous avons à rendre compte, avait pour objet l'histoire de la Révolution dans notre département.

Le programme en est libellé en ces termes. Des commissions officielles fonctionnent dans chaque département pour rechercher les documents relatifs à cette période de notre existence nationale. Le sujet que nous avons donné était donc d'une utilité véritable et actuelle. Notre espoir de provoquer et d'obtenir quelques travaux intéressants n'a pas été trompé.

Nous avons reçu deux manuscrits. Si le nombre des concurrents n'est pas considérable, la contribution à notre histoire locale ne manque pas d'importance. C'est un manuscrit de 39 pages sur papier écolier. Chabran Catherine Pignard, petite-nièce de Louis. De ce détail généalogique naît en mon souvenir un rapprochement qu'il me paraît convenable de noter.

Il en ressort l'importance de la famille dont je me suis occupé et de celle que notre concurrent a voulu mettre en lumière. L'histoire se fait de la suite des événements et s'élucide de leur combinaison. Quand j'ai étudié notre grand peintre Charles-Joseph Natoire et sa famille, j'ai dû les suivre à Arles. Auprès d'eux, j'ai rencontré la famille Véran et notamment celui des fils dont je viens de transcrire cette biographie réduite à quelques mots. J'ai connu et raconté leurs relations en la partie qui se rapportait à mon étude et qui lui était utile.

Je me borne à renvoyer à cette courte notice ceux qui en auraient la curiosité. II était né le 17 juin Il fut ordonné prêtre en , et tout de suite se trouva mêlé au mouvement révolutionnaire. Le 30 janvier , après bien des hésitations, il prêta. Après avoir échoué, le 30 octobre , aux élections pour la cure de ce pays, il vint à Nimes, où nous le trouvons, vers la fin de cette année , vicaire à Saint-Bau.

Cette paroisse n'était plus alors qu'une succursale de Saint-Denis, établie dans l'église des Pères Capucins. Le 13 mai , il est élu, par ses concitoyens, curé d'Albaron, en Camargue, par 26 voix sur 36 mais il n'a jamais occupé ce poste qui fut offert bientôt après, le 23 juin, par l'Evêque constitutionnel à l'ancien Trinitaire Charles Amy.

Peut-être est-ce à cette coincidence, comme nous le verrons, que nous devons le choix de ce sujet par l'auteur. Vers la fin du mois de mars , l'abbé Louis Véran est obligé de quitter Nimes pour retourner à Arles dans sa famille. Les quatorze lettres conservées et retrouvées ont fourni au concurrent la plus grande partie de la matière de son travail.

Nous y voyons la fermeture des Eglises, l'établissement du culte de la Raison, les prêtres cessant leur culte peu à peu partout, les inventaires, et le reste l'abbé, obligé de quitter sa maison louée à un tiers, retourne à Arles. Nous croyons lire la relation de faits contemporains. Le 31 mai , a lieu la déprêtrisation des citoyens Léger, Clastre, Véran et autres. Sans vouloir, faute de temps, résumer tout l'ouvrage, je me borne à de rapides indications.

Elles noua montrent ou nous rappellent que l'histoire est un perpétuel recommencement et que la roue tourne sans cesse dans le même cercle, toujours plus ou moins vicieux, au dire des partis successivement vaincus. La guerre religieuse touche à sa fin, continue l'auteur.

Nous sommes au lendemain de la victoire de Marengo. Enfin, le Concordat entre Napoléon Bonaparte, premier consul de la République, et le Saint-Siège est conclu il est proclamé solennellement, le 23 germinal an X 18 avril , dans l'église Notre-Dame de Paris. Le souvenir de ces faits est bien susceptible de les réconforter et d'adoucir le chagrin de ceux que désespèrent et qu'affligent de récents évènements. Le e préfet des Bouches-du-Rhône n'agréa pas ses services. II lui reprochait ses nombreuses variations.

Cependant, en , l'autorité diocésaine de Marseille confia à l'abbé Véran la petite paroisse des Accates, dans la banlieue de la ville. Entre son séjour à Nimes et sa rentrée en paroisse, une existence toute nouvelle avait pris l'abbé Louis Véran. Non agréé, comme nous l'avons dit, pour la paroisse de Fontvieille , l'abbé Louis Véran continue à se livrer. C'était bien l'occupation qui lui convenait le mieux.

Il avait, dans cette ville, rue Vinsargues, près des Cordeliers, un de ses frères, Pierre-IIilaire, qui y vivait du produit de son commerce et dont la présence l'y avait attiré.

L'auteur véridique ne dissimule rien de son sujet. Lettre du 12 novembre D'autre part, pour donner une idée d'ensemble de cette physionomie et pour compléter cette figure, je dirai que l'auteur du mémoire a raison de noter, à l'actif de son personnage, un trait de caractère qui ne laisse pas de l'honorer. Je vous prierai même de me pardonner si je me suis un peu oublié en prolongeant mon incursion sur ce mémoire.

Mon excuse est dans l'intérêt que nous devions trouver ensemble au souvenir de cette histoire essentiellement locale. Pour me faire absoudre, je vais compenser ces longueurs, point inutiles ni fastidieuses, d'ailleurs, par une exacte brièveté, sans préjudice toutefois pour ceux dont il va me rester à vous parler après avoir rapidement conclu sur ce sujet.

S'il donna, un moment, des gages à la x Révolution, c'est par entraînement, par imprévoyance, c'est surtout par manque de fermeté. Les événements n le surprirent, il n'y était pas préparé. Enfin, la longue o période de paix que nous révèlent les années d'enseio gnement est une preuve nouvelle que i'abhé Véran a n'était pas fait pour la lutte et le combat.

Et nous, pour résumer notre opinion et notre jugement sur le concurrent et sur son travail, nous ne le chicanerons pas pour un détail en passant. Nous ne le rangerons point parmi les adeptes de la simplification de l'orthographe pour ce qui est sans doute un lapsus calami, qui a été cependant remarqué et noté. Abdica, au lieu de abdiqua, dans la note au bas de la page 10 du manuscrit. Leur nom leur venait de ce qu'au début ils se réunissaient dans la maison du chanoine Giffon sur une partie de l'emplacement du théâtre antique.

D'où Giffon, Siphon, Chiffon. Ils avaient pris comme emblême un petit SïphoM. Par contre, nous remercierons l'auteur d'avoir rappelé ou mis au jour des faits spécialement nimois.

Elle montre quelque érudition de sa part. Nous le louerons également de la simplicité et de la sobriété du langage, de la franchise et de la loyauté du récit, de l'impartialité du jugement, de la rectitude enfin et de la justesse de ses appréciations.

Connaissez-vous l'histoire du dessinateur John Davidson? Mais la notice sans lacunes qu'il a consacrée au mince abbé Véran s'élargit avec les circonstances auxquelles fut mêlée la vie de son personnage. Encore une fois, nous l'en remercions.

Jean Pierre Chazal est né à Pont-Saint-Esprit Gard , le 1er mars 17f6, et décédé, après bien des vicissitudes, le 23 avril , en Belgique.

Sa vie, qui futmê ée aux grands actes de la Révolution française, nous intéresse donc doublement, et par le rôle du personnage et par sa qualité d'enfant de notre département.

Le plus grave défaut de ce mémoire est la difficulté de sa lecture, dont il faut incontestablement accuser d'abord l'écriture de son auteur, très fine et cursive à l'ordinaire, cela se voit, ici plus fine et plus rapide encore, ensuite et beaucoup à la hâte imposée par le délai du Concours auquel l'auteur paraît s'être décidé tardivement, Pressé par le temps, sans doute, il n'a pas eu le calme et le loisir nécessaires pour mettre au point un travail de cette ampleur, pour bien en ordonner la composition, pour l'établir définitivement et le présenter sous une forme achevée.

C'est, actuellement, une suite de documents, fort intéressants, à coup sûr, et de poids, parmi lesquels nous en avons remaqué c'est leur cachet d'authenticité et d'utilité de la main même qui nous est bien connue de l'un de nos confrères les plus érudits et les plus obligeants 1. Ne dirait-on pas, à première vue, que ces pièces se suivent sans autre liaison que l'ordre chronologique, sans autre transition que leur succession même, sans autre soudure c'est une spirituelle observation qui a été faite, sans malice assurément, et que, sous cette affirmation, je me permets de répéter que la ficelle qui retient les feui lets et qu'une main officielle a dû, prudemment, dans l'intérêt de l'oeuvre et de l'auteur, piquer et nouer, au reçu du paquet, pour en éviter l'éparpiHement?

Je n'entreprendrai pas même de résumer ce mémoire Cela serait fort instructif mais cela nous mènerait trop loin. J'espère, du reste, que les friands de notre histoire locale pourront le trouver, achevé comme le précédent, dans nos publications, où l'Académie a la pensée de les accueillir.

Je ne saurais faire mieux que d'y renvoyer et trop engager à les y chercher. Si le temps me pressait moins et si la lecture en était plus facile, je vous montrerais volontiers les motifs de l'adhésion au 18 Brumaire la nomination au Tribunat la transformation du conventionnel en baron Chazal la mort de Chazal.

Je signale ces passages aux futurs lecteurs qui ne manqueront pas d'en être frappés et de s'y arrêter. Pour ceux qui n'auront ni la possibilité ni le loisir de recourir au texte complet de cette étude, maintenant que la.

On sait comment Bonaparte, pris d'une frayeur irréfléchie, se réfugia à demi. Rencontrant Siéyès dans sa voiture, Bonaparte, qui ne savait quel ordre donner, lui demande ce qu'il faut faire.

Lorsque, à neuf heures du soir, Lucien, réunissant quelques fidèles, rouvre la séance à l'Orangerie, il trouve à ses côtés Chazal. Je proposai, nous dit ce dernier, la loi dont la conception m'appartient, qui créa le Consulat provisoire et les Commissions législatives constituantes.

Son administration dans les HautesPyrénées fut digne d'éloges. Un arrêté des Consuls de l'an XI avait mis à sa disposition, sans obligation d'en rendre compte, l'argent des jeux du département. Chazal le fit appliquer aux hospices des eaux du dépaitement.

J'aimai beaucoup mieux ce que toute ma D conduite avec lui le força de dire de moi, comme ont dit tous x ceux qui me connurent, que j'étais un très honnête homme. Mais la délivrance est proche la Révolution de juillet va rouvrir à ChazaI les portes de la patrie.

Dès le 13 août, il rentre en France et il vient s'installer à Paris, 30, rue Grange-Batelière son rôle est fini. Ses fils sont fixés en Belgique l'un d'eux y deviendra Lieutenant général du Roi, ministre de la guerre.

Les affections qu'il a en Belgique appellent fréquemment Chazal en ce pays et c'est dans un de ces voyages qu'il meurt à Bruxelles, le 23 avril 18M. Quand l'auteur remaniera son travail, qu'il se souvienne de ce conseil et qu'il le mette en pratique l'Académie se permet de le lui donner à la suite des observations inspirées par l'examen de son manuscrit.

Il manque surtout quelques pages d'introduction pour donner la physionomie du personnage et le situer quelques recherches sur son milieu, sa famille, sa jeunesse, qui ont dù préparer à Pont-Saint-Esprit sa carrière politique. A défaut de cette sorte d'introduction, les documents nous intéressent moins, semblant s'appliquer à un être abstrait qui ne tombe pas sous nos sens. II faudra aussi et certainement l'auteur s'en préoccupera, s'il n'a pu le faire encore , des points de repère, des divisions, des chapitres.

Ici, le concurrent ne pourrait être suppléé. Cette diversité de qualités, de lacunes et d'imperfections, qui se balancent et se compensent, a sans difficulté dicté notre jugement. II peut être accordé des mentions honorables.

Nous avons donc accordé deux mentions honorables avec partage égal de la somme de francs affectée au concours. C'est évidemment une pensée de décentralisation, l'utilité et l'honneur de notre petite patrie qui ont inspiré le testateur. Telles sont les indications précises qui ont été formulées par lui, les conditions impératives qu'il a imposées à sa fondation. Nous inspirant de son désir et nous soumettant à l'expression formelle de sa volonté, noua avons précédemment récompensé la sculpture, la peinture, l'archéologie, la spéléologie.

Cette année, nous avons été sollicités par la littérature, le théâtre, la peinture, le dessin, l'histoire, l'économie politique, l'agriculture.

Son succès éclatant et durable la mettait hors de pair. On y lit notamment: Ainsi la pièce ne pouvait se réclamer auprès de nous, pour obtenir le Prix Jules Salles, ni de son origine, ni du lieu de sa conception, de sa gestation, de son élaboration, ni du lieu de sa naissance et de son apparition au monde, ni du milieu et du décor dans lequel elle se manifeste, elle évolue et brille.

Elle voit le jour, s'établit et triomphe sur une scène parisienne, se produit et se meut dans un décor russe. Elle va, parait-il, se montrer en Amérique. Elle ne nous a pas même donné l'occasion, comme tant d'autres succès de théâtre, en un plus ou moins rapide passage, de la voir, de l'apprécier, de l'applaudir sur notre scène nimuise.

Nous le réclamons hautement pour la joie et l'orgueil de notre ville qui lui a donné le jour. Elle est heureuse, elle est fière de ce jeune et déjà très habile et réputé homme de théâtre. Mais l'Académie de Nimes dont je suis le porte-parole officiel et dont je voudrais être l'interprète plus persuasif et éloquent tient à saluer publiquement, en cette séance. L'hésitation n'a pas été longue sur les concurrents qui restaient en présence.

Toutes les candidatures se sont évanouies ou ont été retirées devant celle qui finalement a triomphe. Tous se rapportent aux suspects du seul canton de Roquemaure en Une autre candidature avait seule résisté jusqu'au dernier moment.

II s'agissait d'un Cours méthodique de composition décorattue, par F. Telles sont les conditions dans lesquelles la solution est intervenue. A peine prise, notre décision a été incontinent divulguée comment? De la discussion et de l'attaque au blâme, il y a peine un petit pas il a été lestement franchi. Dieu me garde d'entrer en polémique.

Je ne peux pourtant pas, en séance liublique, négliger d'exposer les circonstances de la cause et de déduire les motifs de notre jugement. Les discussions ne naissent-elles pas toujours faute de s'entendre sur les définitions, sur les.

Qu'on excuse ces détails exceptionnels ils sont rendus nécessaires par les circonstances toutes spéciales qui me pressent de les fournir pour édifier notre souverain juge, le public.

Au cours de leur hospitalisation, 2 patients ont présenté une embolie pulmonaire. Les taux de D-dimères ont été très élevés alors que les valeurs des inhibiteurs physiologiques de la coagulation ont été diminuées. Les taux de la protéine S à J1 et de la protéine C à J2 et J3 étaient inversement corrélés à la mortalité.

Cette étude montre bien le rôle pronostique des taux de D-dimères et des inhibiteurs physiologiques de la coagulation antithrombine, protéine S, protéine C chez les traumatisés. Une étude multicentrique a donc été organisée regroupant 6 centres travaillant dans des conditions analytiques identiques. À ce jour, échantillons ont été obtenus de patients pédiatriques garçons et filles , âgés entre 2 semaines et 17 ans. Le facteur von Willebrand est plus élevé à la naissance et durant les premiers mois de vie, avant de se normaliser au cours du deuxième semestre de vie.

Le purpura thrombotique thrombocytopénique PTT est une microangiopathie thrombotique rare et grave secondaire à un déficit en une métalloprotéase ADAMTS13, récemment identifiée et incriminée dans la physiopathologie. Sur le plan thérapeutique, les traitements les plus prescrits étaient les échanges plasmatiques et la corticothérapie à forte dose.

Trois patients ont eu une rémission complète sans récidive et une évolution sur un mode chronique était notée dans deux cas. Le PTT est rare en Tunisie sans mise en évidence de particularités épidémiologiques, cliniques ou évolutives.

Les étiologies des AvWS sont multiples et répondent à des mécanismes physiopathologiques hétérogènes. Elles comprennent principalement les pathologies cardiovasculaires valvulopathies aortiques et mitrales , les pathologies auto-immunes et les syndromes lymphoprolifératifs.

Le phénotype hémorragique des patients était évalué par le score hémorragique de Tossetto [2]. Ag , du cofacteur de la ristocétine VWF: C , était réalisé pour tous les patients inclus. Parmi les patients, 6 patients ont présenté les critères de AvWS. Les deux autres étaient indemnes de manifestations hémorragiques. Le score hémorragique médian des 6 patients était de 4,5 [].

Des profils biologiques de maladies de Willebrand de type 2 ont été mis en évidence chez 4 patients avec un ratio VWF: Les hématimètres Advia, Siemens par leur fonctionnement optique avec analyse bidimensionnelle des plaquettes lumière recueillie à 2 angles , ont la capacité de donner des informations sur la taille convertie en volume et la structure des plaquettes et de prendre en compte les plaquettes de très grande taille.

Utilisée de façon systématique lors de la validation de toute thrombopénie inexpliquée, elle constitue une approche utile pour accroître le dépistage des TC. De plus, la classification déduite offrira une meilleure standardisation dans la caractérisation de la taille plaquettaire afin de mieux cibler la recherche moléculaire.

Platelet diameters in inherited thrombocytopenias: Elle comporte néanmoins des inconvénients incompatibles avec les urgences diagnostiques et thérapeutiques parfois associées aux SWA. Les souris déficientes en CD40L présentent une instabilité du thrombus et un allongement du temps de saignement. En comparaison du clopidogrel, le prasugrel, montre un effet inhibiteur significativement plus important uniquement sur la libération du rCD40L par les plaquettes activées. En effet, la localisation de MRP4 majoritairement à la membrane des granules denses contrairement aux autres cellules où elle est localisée à la membrane cytoplasmique , lui permettrait de jouer un rôle important dans le stockage des nucléotides dans ces granules.

MRP4 serait ainsi une cible potentielle pour un agent antiplaquettaire. Le vieillissement artériel associe une anomalie de la vasoréactivité endothéliale, un remodelage de la matrice extracellulaire et des calcifications de la paroi artérielle, avec pour conséquence une rigidification des artères.

Parallèlement, un vieillissement métabolique apparaît avec une intolérance au glucose insulinorésistante. Le stress oxydatif joue un rôle central dans ces phénomènes de vieillissement. Notre hypothèse de travail est que la délétion endothéliale de TXNIP permettrait une protection contre le vieillissement artériel induit par le stress métabolique. Les souris WT et KO ont été soumises pendant trois mois soit à un régime standard, soit à un régime HP-LC high protein-low carbohydrate pour induire un vieillissement artériel accéléré.

La formation de thrombus est aussi retardée pour les artérioles et les veinules dans le modèle de thrombose in vivo induite par le chlorure de fer ou dans le modèle in vitro en condition de faible et de fort shear stress. Le mécanisme régulant cette sécrétion reste à déterminer. La voie Wnt est impliquée dans de nombreux aspects du développement embryonnaire et dans de nombreux processus homéostatiques.

Cette voie est nécessaire à la formation et à la fonction de nombreuses cellules sanguines. Dans de nombreuses cellules, il existe un antagonisme entre ces deux voies.

Des études récentes suggèrent un rôle de la voie Wnt au sein des plaquettes humaines et au cours de la mégacaryopoïèse []. La recherche de composants de la voie Wnt a été effectuée par quantitative polymerase chain reaction qPCR. Les mégacaryocytes murins et humains ont été mis en culture en présence ou absence de ligands de la voie Wnt Wnt3a, Wnt5a , puis nous avons étudié la formation de proplaquettes dans les différentes conditions.

Devant la présence de ces composants Wnt, nous avons étudié la fonctionnalité de cette voie au cours de la mégacaryopoïèse. De manière intéressante, nous retrouvons également un rôle de Wnt3a et Wnt5a dans la formation de proplaquettes de MK adultes murins dérivés de cellules Lin-.

Au total, nous confirmons la présence de la voie Wnt dans des mégacaryocytes adultes humains et murins. Ces résultats suggèrent que la voie Wnt serait impliquée dans la régulation de la mégacaryopoïèse adulte. Canonical Wnt signaling negatively regulates platelet function. Canonical Wnt signaling in megakaryocytes regulates proplatelet formation. Celles-ci prennent en compte 2 facteurs environnementaux connus pour être associés au risque de thrombose artérielle: Il existait une relation linéaire entre ces 2 facteurs et le risque de MTEV.

Les plaquettes sont des cellules anucléées. La CSTA agit aussi comme une molécule antiapoptotique et antiangiogénique. Les perspectives de ce travail seront de comprendre le rôle de la CSTA dans les fonctions plaquettaires et son implication dans la pathogenèse des complications du DT2.

Notre hypothèse est que, chez des patients présentant des thrombopénies chroniques, BCL-X pourrait être la cible de mutations. Ainsi une mutation constitutionnelle de BCL-XL expliquerait certaines thrombopénies congénitales et une mutation acquise certaines thrombopénies chroniques.

Une possible mutation dépistée en HRM a systématiquement été vérifiée par séquençage selon la méthode de Sanger. Tous les patients ont signé un consentement éclairé en accord avec la déclaration de Helsinki.

Au total, patients avec un taux de plaquettes stable de façon prolongée, et non préalablement traités, ont été inclus et répartis en 2 groupes selon les critères suivants: Programmed anuclear cell death delimits platelet life span. Nous avons précédemment montré que la kindline-2 est exprimée dans les plaquettes et les mégacaryocytes humains.

Les regroupements de la kindline-2 à la membrane ne sont pas observés sur une matrice de collagène. Ces résultats indiquent que la kindline-2 interviendrait à la fois dans la signalisation inside-out et outside-in des intégrines.

A ce jour, 5 mutations faux-sens ont été décrites dans la littérature comme étant responsables de syndromes hémorragiques. Dans ce travail, nous avons identifié une nouvelle mutation du récepteur P2Y12 p. Des expériences de saturation utilisant un ligand radiomarqué antagoniste sélectif du récepteur P2Y12 PSB ont permis de quantifier les récepteurs présents à la surface des plaquettes. N1 dépourvue de récepteurs P2Y12 endogènes.

Nous avons confirmé que la mutation p. Le gène codant pour CXCR4 est quant à lui uniquement exprimé dans des leucocytes et témoigne de la contamination leucocytaire. Actuellement, le Chr-VWF73 est le kit commercial le plus performant malgré un défaut de sensibilité dans le diagnostic du PTT en phase aiguë et un manque de justesse dans la mesure des valeurs détectables.

Les objectifs de ce travail sont: La population contrôle comprend grossesses normales. Les paramètres du test de génération de thrombine sont perturbés en présence de traitement anticoagulant.

Les monomères de fibrine présentent de larges variations interindividuelles. Le déficit constitutionnel en facteur F VII de la coagulation se caractérise par une extrême hétérogénéité génétique et clinique associée à un manque de corrélation entre le taux de FVII: C résiduel et la sévérité hémorragique.

De à , les données génétiques et phénotypiques de patients déficitaires en FVII ont été saisies. Seules les données des patients publiés sont accessibles en ligne. Pour chaque dossier clinique détaillé, les patients ont été classés en 4 groupes: Chaque donnée génotypique a été vérifiée, validée et convertie selon la nomenclature HGVS par le curateur de la base.

Onze mutations faux-sens regroupent plus de la moitié des homozygotes. Certains génotypes montrent peu de variation phénotypique: Par contre, la mutation p. La grande hétérogénéité génotypique et phénotypique des déficits rares en facteurs de la coagulation et plus particulièrement en FVII, masque les associations entre certaines mutations et la sévérité du risque hémorragique.

Suite à la mise en place du STIc Expert Hit Stago au laboratoire, et afin de répondre aux exigences de la norme concernant la traçabilité des résultats des tests, nous avons mis en place: Une analyse exhaustive des dossiers cliniques a été réalisée phase inaugurale et suivi.

Le traitement curatif de la poussée inaugurale de PTT a fait appel à la plasmathérapie, aux corticoïdes, parfois aux immunosuppresseurs, et à partir de , au rituximab 14 patients. Le rituximab a été utilisé avec succès en traitement curatif des rechutes chez 7 patients et en prophylaxie chez 3 patients. Le rituximab est un anticorps monoclonal anti-CD20, un nouvel agent émergent pour le traitement de plusieurs désordres auto-immuns et en particulier dans le purpura thrombopénique idiopathique PTI.

Tous les malades atteints de PTI selon les critères diagnostiques consensuels [1] suivis dans notre centre entre et ayant reçu un traitement par RTX ont été inclus dans cette analyse rétrospective. Étude rétrospective concernant 23 patients atteints de PTI chronique dont 20 sont de sexe féminin. Le PTI était chronique et traité par au moins une lignée thérapeutique corticoïdes dose standard ou en bolus, veinoglobuline ou splénectomie… avant la prescription du rituximab.

Le délai médian de réponse est de 3 mois 3 semaines-9 mois. Cependant, son prix reste très élevé ce qui limite son utilisation. Le traitement du PTI reste à ce jour mal codifié. Les données de patients ont été incluses dans notre série. En effet les taux de rechute ou de non-réponse restent importants et imposent le recours à plusieurs lignes thérapeutiques. La place de nouveaux traitements comme les agonistes du récepteur de la thrombopoïétine TPO ou les nouvelles thérapeutiques antilymphocytaires B reste à définir.

En littérature, on retrouve une prédominance féminine chez les patients de moins de 60 ans, avec un sex-ratio de 2, tandis que celui-ci est de 1,2 pour les plus de 60 ans, chiffres comparables à une étude danoise portant sur plus de patients, retrouvant des sex-ratios respectifs de 2,1 et 1,3. Les manifestations hémorragiques étaient plus fréquentes et plus graves chez le sujet âgé et ceci peut être expliqué par association fréquente des antiagrégants plaquettaires et des anticoagulants.

La réponse aux corticoïdes est moins bonne que celle du sujet jeune et le passage vers la chronicité est plus fréquent. La réponse aux corticoïdes dans notre série était aussi bonne chez les patients âgés que les sujets jeunes mais les complications hémorragiques graves étaient plus fréquentes sachant que ces patients âgés, les antiagrégants plaquettaires et les anticoagulants étaient plus fréquemment administrés.

Frederiksen H, Schmidt K. The incidence of idiopathic thrombocytopenic purpura in adults increases with age. Rieu V, Ruivard M. Purpura thrombopénique immunologique chez les patients âgés. A la phase inaugurale de la maladie, il existe un lien important entre la présentation clinique des patients atteints de PTT sévèrement déficitaires en ADAMTS13 et la physiopathologie de ce déficit.

La connaissance de ces phénotypes clinicobiologiques devrait permettre de mieux orienter la prise en charge thérapeutique initiale. Les patients cirrhotiques sont exposés à la fois à des événements thrombotiques mais aussi hémorragiques. Ce phénomène est croissant avec la sévérité de la cirrhose.

Les patients avec une complication inflammatoire ou infectieuse étaient exclus. La thrombinographie a été réalisée en triplicate dans différentes configurations: Les résultats ont été exprimés sous forme de ratios pour les paramètres de la thrombinographie: Ces formes particulières sont sélectionnées par des critères biologiques phénotypiques: Chez ces patients, une investigation phénotypique et génotypique exhaustive du FW est indispensable au diagnostic définitif de type de MW et leur apporte ainsi un bénéfice direct conseil génétique et prise en charge thérapeutique.

La distribution des types de MW était la suivante: Dans le type 3 transmission récessive , des mutations bialléliques du gène du FW ont été identifiées chez tous les patients sauf deux une seule mutation monoallélique trouvée. Kaolin clotting time and dilute Russell's viper venom time distinguish between prothrombin-dependent and bêta 2-glycoprotein I-dependent antiphospholipid antibodies. Soixante et onze parturientes ont été incluses dans cette étude.

Leur âge moyen est de 30 ans. Les étiologies de la thrombopénie sont variées mais 3 sont prédominantes. La thrombopénie était asymptomatique dans tous les cas. Vingt et une patientes ont reçu une corticothérapie et dix ont reçu une Ig thérapie. Ces conductrices longtemps considérées sans risque de saignement pourraient présenter les mêmes problèmes que les hémophiles mineurs. Pour évaluer le risque hémorragique des conductrices, nous avons utilisé un questionnaire constitué de différents symptômes hémorragiques permettant de déterminer le score hémorragique de chaque conductrice et de faire la corrélation entre ce score et la fréquence des hémorragies.

Ag peuvent servir de moyens diagnostiques. Les patients étaient connus et régulièrement suivis dans notre service. Les anomalies génétiques chez ces patients avec inhibiteurs étaient différentes. Les plasmas de 30 sujets sains et de 30 patients non traités par le rivaroxaban ont été étudiés. Les pan-HDAC inhibiteurs utilisés lors des traitements anticancéreux entraînent tous une thrombopénie parfois sévère liée à un défaut de la différenciation mégacaryocytaire et de la formation des proplaquettes.

Le type 2B de la maladie de Willebrand MW est caractérisé par des mutations du facteur Willebrand FW associées à un phénotype gain de fonction. Les patients atteints de MW de type 2B présentent une thrombocytopénie variable, des agrégats plaquettaires dans la circulation et un phénotype hémorragique allant de modéré à sévère. Nous avons généré un modèle murin knock-in en introduisant la mutation p.

VM dans le gène murin du FW souris 2B p. La souris 2B p. VM présente une macrothrombopénie comme observée chez certains patients. Nos données montrent que le nombre de mégacaryocytes MK ainsi que les différentes étapes de la différenciation des cellules progéniteurs érythromégacaryocytaires et prémégacaryocytes sont identiques dans la moelle osseuse des souris sauvages et des souris 2B.

En effet, la quantité circulante de TPO est augmentée dans le plasma des souris 2B. Il y a une hétérogénéité de répartition cytoplasmique des granules. Les granules alpha sont exclus des zones riches en actine, pouvant expliquer cette hétérogénéité de distribution des granules. La capacité des MK à former des proplaquettes a été mesurée dans 3 modèles: Dans les 3 modèles la capacité des MK 2B à former des proplaquettes est altérée. En conclusion, le modèle murin p. VM reproduit le phénotype de la MW de type 2B.

Les macrophages, cellules inflammatoires infiltrées dans ces lésions, jouent un rôle clé sur la croissance et la fragilité de ces plaques via la libération de nombreux médiateurs.

Ces résultats pourraient expliquer la néovascularisation accrue observée dans les plaques carotidiennes des patients diabétiques augmentation du contenu en néovaisseaux et en VEGF.

Diverses situations cliniques ont été décrites comme associées à la présence de ces anticorps. Ce travail illustre la grande hétérogénéité du déficit acquis en FV par autoanticorps en termes de présentation clinique et biologique.

La limitation majeure de ce système est souvent le manque de tissu spécificité. Dans les modèles constitutifs, une expression de la Cre dans le compartiment hématopoïétique est rapportée, mais elle semble variable selon les modèles. Comme attendu, dans les modèles constitutifs la Cre est certes exprimée dans les CE mais aussi dans la majorité des progéniteurs hématopoïétiques, avec cependant une expression hématopoïétique variable: Nous avons ensuite développé des souris exprimant la mutation JAK2 VF sous le contrôle de ces différents promoteurs.

Ainsi des hémogrammes ont été réalisés à différents âges et la taille de la rate a été mesurée. Comme attendu, les modèles constitutifs développent un syndrome myéloprolifératif SMP. Les plaquettes proviennent de la fragmentation intravasculaire des mégacaryocytes MK. De plus, contrairement aux plaquettes obtenues en statique, les plaquettes générées dans le flux contribuent à la formation du thrombus in vitro et in vivo. Une corticorésistance initiale chez patients, une corticodépendance chez 56 patients, dont 19 ont présenté des complications de la corticothérapie HTA, diabète.

Le taux de plaquettes moyen avant la splénectomie était de Cinquante-trois patients ont subi une SPC laparoscopie introduite depuis 2 conversions peropératoires. Les complications en postopératoire immédiat sont rares: Des accidents thromboemboliques sont décrits chez 4 patients, traités par anticoagulants.

Après 5 ans 98 patients sont régulièrement suivis, dont 17 en échec. Le rituximab a été tenté chez 1 patient, sans résultats notables. Malgré toutes les tentatives thérapeutiques, la splénectomie garde sa place de choix dans la prise en charge du PTI. Le syndrome des plaquettes grises SPG est un syndrome hémorragique congénital plaquettaire.

Rare et de transmission le plus souvent autosomique récessive, il est lié à une anomalie des granules alpha, impliquant le gène NBEAL2 sur le chromosome 3p Le traitement repose sur des mesures de prévention du risque hémorragique. Le myélogramme est pauvre, et en grande partie dilué. Un contrôle sur tube citraté confirme la présence de plaquettes grises.

Le bilan montre aussi une augmentation du taux sérique de vitamine B Ce syndrome est souvent sous-diagnostiqué entraînant des prises en charge inappropriées des patients. Un garçon de cinq ans nous est adressé pour thrombopénie résistante au traitement depuis 3 ans.

Ses plaquettes ont été étudiées en microsopie électronique et en agrégométrie optique RIPA. La RIPA était nulle alors que les réponses aux autres agonistes étaient subnormales. Il associe un phénotype hémorragique, préférentiellement cutanéomuqueux, à un déficit, souvent qualitatif, en facteur Willebrand VWF. Il est presque systématiquement associé à une maladie causale, notamment aux syndromes lymphoprolifératifs chroniques, aux syndromes myéloprolifératifs et au rétrécissement aortique.

Son diagnostic et notamment sa distinction avec la maladie de Willebrand sont parfois délicats et les outils proposés dans les arbres diagnostiques ne sont pas toujours accessibles en routine. Nous avons évalué la prévalence des principaux troubles psychiatriques par le questionnaire diagnostic structuré court M.

Un total de 1. Les aCL-G sont associés aux troubles psychotiques. Un suivi spécifique précoce est nécessaire. Pendant longtemps, le phénotype hémorragique a été attribué à une thrombopénie variable à sévère et à une absence des multimères de haut poids moléculaires. VM dans le gène murin du FVW. Le but de cette étude a été dans un premier temps de valider ce modèle par une caractérisation du phénotype hémostatique.

Afin de mieux caractériser les fonctions plaquettaires, la formation du thrombus a été évaluée in vitro en chambre de flux sur matrice thrombogène collagène dans des conditions hémodynamiques qui reproduisent le flux sanguin. Ce modèle semble donc reproduire la maladie humaine, et devrait servir pour approfondir les mécanismes de la thrombopénie associée à la MW de type 2B. Une analyse de la prédiction de ces deux critères cliniques composites par courbe ROC et régression logistique multivariée pas à pas descendante a été réalisée.

Les variations induites de PGF et de sFlt1 sont fortement corrélées. La mobilisation thérapeutique, dans le SAPL obstétrical traité, des facteurs angiogéniques à impact argumenté sur les fonctions trophoblastiques pourrait jouer un rôle dans la survenue des complications tardives de la grossesse, encore trop fréquentes. Son efficacité a été étudiée chez patients présentant une hémophilie A sévère.

Nous avons bien sûr pratiqué des examens biologiques à intervalles réguliers afin de vérifier les taux plasmatiques et calculer le taux de récupération du tuructocog alpha. Nous avons comparé le dosage courant chronométrique en un temps et la méthode chromogénique.

La patiente est incluse dans le protocole APL ATRA, cytarabine, idarubicine permettant la résolution de la coagulopathie et la rémission. La présentation clinique est ici inhabituelle.

Quelques cas de thromboses associées à des LAM3 ont été rapportés dans la littérature. Le facteur tissulaire est mis en cause par son expression sur les cellules blastiques en particulier sur les blastes des leucémies aiguës promyélocytaires , et les cellules endothéliales, rendant ainsi la surface des cellules procoagulante. Open issues on bleeding and thrombosis in acute promyelocytic leukemia. Bleeding and thrombosis in acute promyelocytic leukemia. Rivaroxaban and apixaban are non-vitamin K antagonist oral anticoagulants.

They are both selective and direct factor Xa FXa inhibitors approved in the prevention and treatment of thromboembolism. Surprisingly, contrary to rivaroxaban, prothrombin time PT is little sensitive to clinically relevant concentration of apixaban. We investigated the existing pharmacodynamic discrepancy between apixaban and rivaroxaban. We compared kinetics of FXa inhibition in strictly identical conditions pH 7. We evaluated the impact of these kinetic constants through numerical integration techniques simulating PT and thrombin generation assay TGA.

Predicted results were compared to corresponding PT or TGA triggered in plasma spiked with apixaban or rivaroxaban. KI values of 0. These figures were consistent with those obtained through TGA performed in plasma. Simulated PT ratios were also in accord with PT in plasma: Les antivitamines K sont des médicaments encore largement utilisés pour le traitement ou la prévention des événements thromboemboliques, avec une efficacité non contestable en termes de réduction de la morbimortalité cardio-vasculaire.

Nous avons sélectionné les patients admis aux urgences avec un INR supérieur à 4, asymptomatiques ou présentant une hémorragie non grave. Une réévaluation pourra être menée à distance selon la même méthode. Prise en charge des surdosages en antivitamines K, des situations à risque hémorragique et des accidents hémorragiques chez les patients traités par antivitamines K en ville et en milieu hospitalier.